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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0La forêt française : une opportunité sous-exploitée

le 22/10/2017 à 17:42 par Etienne - Économie

Un récent rapport soulignait la "sous-exploitation" de la forêt française. Or, les opportunité de dynamiser son utilisation sont d'actualité : loi sur l'abandon des hydrocarbures, prochaine Programmation Pluriannuelle de l'Energie, voire même Impôts sur la Fortune (l'immobilier)...

La forêt recouvre 1/3 du territoire national, en augmentation depuis la seconde guerre mondiale (5 M ha d’accru sur le foncier agricole principalement du à la déprise agricole) ; cette augmentation de surface se couple d’un accroissement en volume du fait d’un prélèvement inférieur à l’accroissement naturel.

Or, la Forêt est un domaine éminemment prévisible (on peut prévoir à long terme les volumes et les essences). Il est donc possible de tracer des perspectives d’utilisation de cette offre de bois (innovation dans les usages) pour revenir à l’équilibre prélèvement/croissance, c’est-à-dire à une gestion durable (cycle d’exploitation forestière équilibré).

En outre, une bonne utilisation de l’accru forestier permet de maximiser la capacité d’absorption de carbone de nos forêts tout en fournissant une filière potentiellement créatrice d’emplois et dont la balance commerciale est encore aujourd’hui déficitaire.

L’adaptation de l’offre à la demande ne peut se faire que sur le long terme pour respecter les cycles forestiers. C’est donc plutôt par la dynamisation de la demande – l’aval de la filière – que cette mobilisation sera rendue possible. Aujourd’hui de nombreuses innovations permettent d’envisager une plus grande utilisation de la fibre de bois, ressource renouvelable : les produits de la filière (hydrates de carbone) sont substituables à l’essentiel des produits de la pétrochimie avec l’avantage d’être renouvelable et neutre en termes de bilan carbone.

Outre les bâtiments de grande hauteur véritablement innovants mais peu adaptés à la ressource française (dont seul un tiers est composé de résineux), c’est par le développement des usages du bois dans nos usages quotidiens (vélo, lunettes…), l’apparition de nouveaux matériaux biossourcés (bois translucide), de nouveaux outils (imprimante 3D) que la ressource sera mobilisée. Le soutien à l’innovation, par exemple dans le plan Pisani-Ferry est l’opportunité de cette mandature (ce quinquennat) pour répondre aux objectifs cités, comme l’a été – et continue – le Programme des Investissements d’Avenir.

A l’heure où le parlement vote la fin de l’exploitation des hydrocarbures, il est nécessaire de réfléchir aux matériaux de substitution ainsi qu’aux énergies de demain et le bois est une des réponses possibles, rare matériau renouvelable et source d’énergie soutenable, dans le cadre d’une bonne gestion de la ressource. Outre le soutien à l’innovation déjà cité, les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et l’accroissement du fonds chaleur seront les outils de ce développement.

Une autre voie de mobilisation de la ressource est la fiscalité. Le bois peut s’apparenter à une rente lorsqu’il est thésaurisé et non pas mobilisé dans des plans de gestion effectivement mis en œuvre. La soumission à un investissement productif/mise en œuvre du plan de gestion, de la defiscalisation de la forêt de l’impôt sur le patrimoine immobilier peut être une piste en ce sens.

Le bois est une opportunité pour la France et une chance pour la planète. Saisissons-là !La forêt recouvre 1/3 du territoire national, en augmentation depuis la seconde guerre mondiale (5 M ha d’accru sur le foncier agricole principalement du à la déprise agricole) ; cette augmentation de surface se couple d’un accroissement en volume du fait d’un prélèvement inférieur à l’accroissement naturel.

 

Or, la Forêt est un domaine éminemment prévisible (on peut prévoir à long terme les volumes et les essences). Il est donc possible de tracer des perspectives d’utilisation de cette offre de bois (innovation dans les usages) pour revenir à l’équilibre prélèvement/croissance, c’est-à-dire à une gestion durable (cycle d’exploitation forestière équilibré).

En outre, une bonne utilisation de l’accru forestier permet de maximiser la capacité d’absorption de carbone de nos forêts tout en fournissant une filière potentiellement créatrice d’emplois et dont la balance commerciale est encore aujourd’hui déficitaire.

L’adaptation de l’offre à la demande ne peut se faire que sur le long terme pour respecter les cycles forestiers. C’est donc plutôt par la dynamisation de la demande – l’aval de la filière – que cette mobilisation sera rendue possible. Aujourd’hui de nombreuses innovations permettent d’envisager une plus grande utilisation de la fibre de bois, ressource renouvelable : les produits de la filière (hydrates de carbone) sont substituables à l’essentiel des produits de la pétrochimie avec l’avantage d’être renouvelable et neutre en termes de bilan carbone.

Outre les bâtiments de grande hauteur véritablement innovants mais peu adaptés à la ressource française (dont seul un tiers est composé de résineux), c’est par le développement des usages du bois dans nos usages quotidiens (vélo, lunettes…), l’apparition de nouveaux matériaux biossourcés (bois translucide), de nouveaux outils (imprimante 3D) que la ressource sera mobilisée. Le soutien à l’innovation, par exemple dans le plan Pisani-Ferry est l’opportunité de cette mandature (ce quinquennat) pour répondre aux objectifs cités, comme l’a été – et continue – le Programme des Investissements d’Avenir.

A l’heure où le parlement vote la fin de l’exploitation des hydrocarbures, il est nécessaire de réfléchir aux matériaux de substitution ainsi qu’aux énergies de demain et le bois est une des réponses possibles, rare matériau renouvelable et source d’énergie soutenable, dans le cadre d’une bonne gestion de la ressource. Outre le soutien à l’innovation déjà cité, les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et l’accroissement du fonds chaleur seront les outils de ce développement.

Une autre voie de mobilisation de la ressource est la fiscalité. Le bois peut s’apparenter à une rente lorsqu’il est thésaurisé et non pas mobilisé dans des plans de gestion effectivement mis en œuvre. La soumission à un investissement productif/mise en œuvre du plan de gestion, de la defiscalisation de la forêt de l’impôt sur le patrimoine immobilier peut être une piste en ce sens.

Le bois est une opportunité pour la France et une chance pour la planète. Saisissons-là !


Tags innovation , forêt, fiscalité, bois, énergie

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0La 1re éolienne en mer de France mise à l'eau

le 14/10/2017 à 12:24 par Etienne - Économie

C'est à Saint-Nazaire qu'a été inaugurée Floatgen, la première éolienne en mer de France, flottante. Conçu par Ideol, le flotteur béton réalisé par Bouygues Construction a permis le montage d'une éolienne et sera testé sur le site de test en mer Semrev de l'Ecole Centrale de Nantes. Elle a été baptisée ce vendredi 13 octobre par Catherine Chabaud, en présence du Secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu et de nombreuses personnalités et représentants de la filière.

C'est une première en France où aucune éolienne en mer n'est encore installée contrairement aux autres pays européens qui ont installé, depuis le début des années 1990, plus de 13 GW soit 3 000 éoliennes en mer. En France, 6 parcs sont en cours de développement pour l'équivalent de 3 GW et devraient voir le jour à partir du début des années 2020. 

La France en retard?

Si la France est partie plus tardivement que les autres pays européens, elle a également mis en place des procédures administratives longues et complexes qui allongent les durées de réalisation des parcs (et donc le coût final) ainsi que des recours systématiques de certains opposants. Des améliorations sont intervenues ces dernières années, S. Royal instaurant une cour administrative d'appel unique pour accélérer les recours, une nouvelle procédure dite de "dialogue concurrentiel" pour accélérer la phase administrative. Est actuellement à l'étude l'octroi d'un "permis enveloppe" comme cela se pratique au Danemark ou au Royaume Uni permettant d'anticiper les études nécessaires lors de l'attribution des autorisations.

Pour autant, ces projets européens ne concernent que des parcs d'éoliennes sur des supports posés (on installe l'éolienne sur un pieu posé sur le fond marin), ce qui n'est envisageable que jusqu'à certaines profondeurs (environ 50 m). Pour aller plus au large, ou s'adapter à des configurations comme en Méditerranée où ces profondeurs sont atteintes très près des côtes), de nouveaux types de supports flottants sont actuellement testés. Seules quelques éoliennes dans le monde ont jusqu'ici fait l'objet d'essais : au Portugal, en Norvège ou encore au Japon. Avec Floatgen à Saint-Nazaire la France se place ainsi dans le peloton de tête de cette technologie. Après les prototypes, les petites séries : 4 sites ont été attribués en 2016 pour cela : en Bretagne et en Méditerranée, pour une mise en service au début des années 2020.

Un pilier de la transition énergétique?

Alors qu'une étude américaine récente a montré que l'éolien en mer, où les vents sont plus puissants et plus réguliers, pourrait fournir en énergie le monde entier, il est clair que l'éolien en mer sera un des piliers du mix énergétique français. La prochaine Programmation Pluriannuelle de l'Energie dont N. Hulot vient de lancer la concertation devra permettre de se fixer des objectifs à l'horizon 2028 permettant aux énergies renouvelables de monter en puissance et permettant à la France d'atteindre ses engagements européens ou internationaux (COP 21).

Si les salariés des centrales nucléaires en voie de fermeture ou des centrales au charbon promises au même destin peuvent légitimement s'inquiéter, le secrétaire d'Etat Lecornu a rappelé que N. Hulot s'est engagé à ce que des contrats de transition énergétiques permettent aux salariés de se reconvertir et de retrouver des perspectives optimistes.

Une opportunité pour la France

Car les emplois dans les nouvelles sources d'énergies peuvent être nombreux si notre pays sait en saisir l'opportunité. Le récent rapport de l'Observatoire des Energies de la Mer (www.merenergies.fr) a montré que, même si aucune éolienne n'était encore installéé en mer en France, en 2016, plus de 2 000 emplois avaient été créés pour développer ces technologies, ces futurs parcs et exporter (75% du chiffre d'affaires français en 2016 dans cette filière a été réalisé à l'export).

Avec un projet clair : des volumes à installer dans un calendrier bien défini - et tenu grâce à des procédure simplifiées et accélérées -, la filière des énergies de la mer créée des emplois d'avenir.

Un coût pour le consommateur?

Le coût des premiers parcs français correspond au lancement de la filière, pas encore de séries industrielles permettant les économies d'échelle et volonté de créer une filière française avec des usines (turbines et nacelles ainsi que sous-stations électriques et fondations à Nantes Saint-Nazaire aujourd'hui; demain hydroliennes, pales d'éoliennes à Cherbourg ainsi que pales et nacelles au Havre, sans compter les nombreuses PMI dans toutes les Régions (cf www.merenergies.fr). 

L'évolution des prix de l'éolien en mer est tout à fait enthousiasmante puisque les derniers parcs attribués aux Pays-Bas ou au Royaume Uni sont aux prix de marché, en Allemagne des parcs sont attribués sans aucune subvention publique. La France bénéficiera sans doute des retours d'expérience européens.

 

Alors l'inauguration de la première éolienne flottante en France ce vendredi lève un voile sur ce que pourrait être notre futur énergétique et nos emplois de demain!


Tags mer, industrie, emploi, éolien, énergie

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0Innovation et investissement pour l'amont forestier

le 03/08/2017 à 16:02 par Etienne - Économie

Lancé en décembre 2016, cet appel à projets national, financé par le Fonds stratégique de la forêt et du bois (FSFB), a recueilli 111 candidatures : 89 projets à l'échelon régional et 22 projets à l'échelon national. Au terme d'un processus de sélection régional puis national, 35 projets ont été retenus, dont 13 devront faire l'objet d'une révision de leur périmètre. Tous les porteurs de projets seront avertis individuellement.

Les 29 projets régionaux retenus se répartissent dans 11 régions métropolitaines et deux départements d'outre-mer (Guadeloupe et Guyane). En outre, 6 projets d'envergure nationale ont été retenus.

La sélection a mis l'accent sur les projets d'investissement les plus innovants et les plus opérationnels à court terme. Ceux-ci couvrent l'ensemble des thématiques du Programme national de la forêt et du bois (PNFB) : connaissance, exploitation et valorisation de la ressource forestière, adaptation de la ressource et de la sylviculture au changement climatique, gestion durable de la forêt.

Comme l'imposait le cahier des charges, les projets sont collectifs et marqués par la diversité des acteurs, soit comme porteurs de projets soit comme partenaires, puisque des organismes de recherche, des entreprises privées, des coopératives forestières, des établissements publics forestiers… sont représentés.

La liste des 35 lauréats

Région Nom et description du projet Nom du porteur de projet
Auvergne-Rhône-Alpes Mobiliser à l'échelle territoriale par l'innovation et la synergie (METIS)

URACOFOR ARA

Bourgogne-Franche-Comté Adapter les process de transformation du Douglas CNPF / CRPF Bourgogne-Franche-Comté
Centre Val-de-Loire Du peuplier pour l'avenir CNPF / CRPF Ile-de-France Centre
Corse Exploitation par câble-mât en Corse SAS ABC
Grand Est

Extractibles forestiers de l'Est

INRA Grand-Est Nancy
Grand Est Le TVS 20 SAS Vigneau Matériel Forestier
Grand Est Optimisation des travaux sylvicoles post-tempête AgroParisTech centre de Nancy
Grand Est Forêt Irrégulière Ecole : un « Forest Lab » pour innover et partager Pro Silva France
Grand Est Mise en place d'outils de cartographie de la ressource pour le suivi de la gestion forestière par télédétection CNPF / CRPF Grand-Est
Hauts-de-France Qualification de la ressource en amont et commercialisation des bois vers l'aval Nord Picardie Bois
Normandie

FERTICENDRES

Biomasse Normandie
Nouvelle-Aquitaine Douglas : du plant à l'arbre Groupe Coopération forestière (GCF)
Nouvelle-Aquitaine Ressources génétiques et innovation variétale chez le pin maritime INRA Bordeaux-Aquitaine
Nouvelle-Aquitaine Taeda de France SARL Pépinières Naudet
Nouvelle-Aquitaine MOBIBOIS PYRLIM ONF Pyrénées Atlantiques
Nouvelle-Aquitaine Chaîne numérique d'informations au service de la compétitivité des entreprises Comité de développement Forêt Bois Aquitaine (CODEFA)
Nouvelle-Aquitaine Observatoire « territoires-gibiers » Groupement d'Intérêt Public Aménagement de Territoire et Gestion des Risques (GIP ATGeRi)
Nouvelle-Aquitaine NEOSYLVAQ Cabinet COUDERT
Nouvelle-Aquitaine

Qualification spatialisée de la ressource en pin

Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest (SSSO)

Occitanie Développer et valoriser le dispositif « Forêt Irrégulière Ecole » un concept unique et précurseur en France CNPF / CRPF Languedoc-Roussillon
Occitanie INNOV'ILEX : la gestion durable du chêne vert au service de son innovation ! CNPF CRPF Occitanie
Occitanie MécaFOx – Mécanisation de l'exploitation des feuillus en Occitanie Alliance Forêts Bois (AFB)

Provence Alpes Côte d'Azur

MEDForFUTUR

CNPF / CRPF Provence Alpes Côte d'Azur

Pays de la Loire

CONQueTh Capacité d'Occupation du Nord par les Qurercus Thermophiles

CNPF CRPF Bretagne Pays de la Loire

Guadeloupe

Développement de la mobilisation de la ressource en Mahogany et autres essences en Guadeloupe

ONF DR Guadeloupe

Guyane

PLATEXFOR

ONF DR Guyane

Guyane

Banque de semences forestières de Guyane Française

SCEA L'AgroForestière

Guyane

CartoDiv

Institut de recherches pour le Développement (IRD)

Guyane

DendroLidar

Institut de recherches pour le Développement (IRD)

Projet national

RESeau national multiPartenaire d'Evaluation de Ressource gENétiques foreStièrEs pour le futur - ESPERENSE

RMT AFORCE

Projet national

Forêts-21

INRA Bordeaux

Projet national

Adaptation des pépinières forestières françaises à l'environnement de demain

Syndicat National des Pépiniéristes Forestiers (SNPF)

Projet national

Exosquelettes pour le travail en forêt (EXTRAFOR)

EXHAUSS

Projet national

Sécurisation de l'approvisionnement en Matériel Forestier de Reproduction (graines et plants) en quantité et en qualité dans un contexte de changements globaux (SECUR-MFR)

INRA Orléans

Projet national XYLODENSMAP INRA Grand-Est Nancy

 


Tags innovation, forêt, bois

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0Les énergies de la mer : une opportunité pour la France

le 28/07/2017 à 11:25 par Etienne - Économie

Le Premier rapport de l'observatoire des énergies de la mer (www.merenergies.fr) voulu par le Cluster Maritime Français et dévoilé lors des Assises des énergies marines renouvelables du Syndicat des Energies Renouvelables, au Havre à l'occasion de la convention d'affaires Seanergy, a permis de montrer l'état réél de la filière en France.

Sans extrapolation ni estimation, notre rapport a reçu près de 200 réponses d'entreprises impliquées dans la filière, soit plus de 60% de taux de réponse, montrant à la fois que, si les parcs français n'ont pas encore vu le jour au large de nos côtes, les entreprises et acteurs de la recherche et de l'innovation ont comencé à investir (plus d'1,3 milliards d'euros) aux côtés de l'Etat et des collectivités. Déjà plus de 2000 emplois ont été recensés au 31/12/2016, répartis sur tout le territoire littoral et ses régions. Si la Région Pays de la Loire tire son épingle du jeu c'est suite aux décisions d'implantations industrielles comme GE (ex-Alstom) à Saint-Nazaire (usine de frabrication de nacelles) et Nantes (centre d'ingénierie) ou encore des choix d'investissements comme STX avec son usine dédiée aux sous-stations et fondations : Anemos. Les autres Régions ne sont pas en reste comme PACA avec des PMI prometteuses, la Normandie qui vient de voir confirmer l'implantation d'une usine Naval énergies en cours de construction pour l'assemblage d'hydroliennes et de LM Wind Power pour les pales, à Cherbourg. La Bretagne a engagé de nombreux investissements comme au port de Brest, l'Aquitaine développe son site de tests Seeneoh pour l'hydrolien estuarien et Hauts de France est dans la phase de dialogue compétitif pour un futur parc au large de Dunkerque. Occitanie, qui accueille 2 des 4 fermes pilotes d'éolien flottant et qui dispose du plus fort potentiel national sur cette technologie se donne pour ambition d'être Région à énergie positive.

Ce volontarisme et ces investissements permettent à nos entreprises d'exporter (en majorité des TPE et PME dans cette phase d'émergence de la filière mais dont les emplois sont répartis en trois tiers entre TPE/PME, ETI et Grandes entrerises). 75% du Chiffre d'affaires réalisé en 2016 l'a été dans les autres pays européens montrant le potentiel de la chaine de valeur française.

A l'aube du déploiement des premiers parcs français, il y a donc une réelle opportunité de croissance bleue pour la France. Au gouvernement de la saisir et de la booster en donnant des perspectives claires en termes de volumes à installer et de calendrier des appels d'offres nationaux, en simplifiant et acélérant les procédures administratives, bref en se rapprochant des standards européens... où les énergies de la mer sont en plein développement avec déjà plus de 12 GW installés soit l'équivalent en puissance de plusieurs centrales nucléaires. 


Tags mer, industrie, EMR, emploi, énergie

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0Les énergies de la mer dans le débat des primaires de la gauche!

le 17/01/2017 à 12:37 par Etienne - Économie

 Les questions environnementales et en particulier les énergies renouvelables ont été abordées plus longuement que lors des débats des primaires de la droite et du Centre, par les candidats de la primaire de la gauche lors de leur deuxième débat.

 

Quel choix de mix énergétique pour la France dans les années à venir ?

 

Le débat a tourné sur la place respective accordée aux énergies renouvelables et au nucléaire dans le mix énergétique. Il y a clairement deux courants : les défenseurs d’un choix volontariste des énergies renouvelables et donc la fin du nucléaire (De Rugy, Benhamias, Hamon), et de l’autre côté, ceux qui, tout en voulant développer les énergies renouvelables, conservent une production nucléaire plus ou moins forte (Montebourg, Valls, Peillon, Pinel).

 

François de Rugy affiche l'objectif, repris dans une étude de l’Ademe, de 100% d'électricité renouvelable en 2050. Sa méthode privilégie les économies d'énergie notamment via des aides au diagnostic et aux travaux dans le bâtiment.

 

Benoît Hamon ministre estime que le prix du mégawattheure nucléaire va considérablement augmenter du fait des coûts de maintenance et de mise en sécurité des centrales nucléaires. Le choix des énergies renouvelables est donc aussi celui des économies pour els Français. Il ajoute, se basant sur les rapports de l'OCDE, qu'à niveau de production énergétique équivalent, les EnR créent six fois plus d'emplois que le nucléaire. D’ailleurs Jean-Luc Benhamias estime d’une part  que plusieurs générations travailleront encore sur le démantèlement des centrales et la gestion de déchets radioactifs et d’autre part que les salariés du nucléaire se reconvertiront facilement dans les énergies renouvelables.

 

Dans l’autre camp, c’est le maintien du nucléaire qui reste une priorité : "On a besoin du nucléaire pour réduire notre addiction au carbone", estime Arnaud Montebourg. C’est un peu la position de Manuel Valls. Les Energies renouvelables, "Il faut y aller doucement", estime Vincent Peillon qui voit le risque de devoir recourir aux énergies fossiles si le nucléaire est trop vite supprimé. Sylvia Pinel juge quant à elle que "les énergies renouvelables et le nucléaire sont complémentaires" (pour elle, " l'objectif de 50% de nucléaire en 2025 est très ambitieux ».

 

Une passe d’armes a d’ailleurs eu lieu quant à la supposée "indépendance énergétique de la France". François de Rugy a rappelé que le nucléaire dépendait à 100% d'uranium importé de pays "peu fréquentables" comme le Niger ou le Kazakhstan…

 

François de Rugy et Benoit Hamon ont cité, à juste titre, les énergies de la mer comme potentiel fort de production, gage d’indépendance énergétique, de montée en puissance des renouvelables et de création d’emplois (le bassin de Saint-Nazaire a été évoqué).


Tags renouvelable, nucléaire, mer, emploi, énergie

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0Acheter un (vrai) sapin de Noël, un geste bon pour la nature et l'économie

le 03/01/2017 à 10:05 par Etienne - Économie

article paru sur le Huffington Post le 24/12/16 et que j'ai eu le plaisir de cosigner :

Lorsque vous allez vous réunir autour du sapin de noël avec vos enfants le 25 décembre, vous allez d'abord voir la joie de vos enfants. Vous oublierez ce sapin, chargé des guirlandes et lampions de la fête, ce sapin dont vous allez vous débarrasser bientôt.

Et pourtant, cet arbre est bien autre chose que cet instrument de félicité. Il est aussi l'ambassadeur à votre domicile d'une économie prometteuse, une économie qui loin d'être nostalgique est tournée vers l'avenir, vertueuse, bas carbone : celle de la filière forêt/bois.

Ce regard pousse à voir ce sapin différemment. Devant nous, est érigé un processus de captation et de stockage du carbone. Pour arriver dans votre salon, il aura participé d'un écosystème productif pendant 8 ans s'il s'agit d'un sapin de Nordmann, 5 ans s'il s'agit d'un épicéa. Ainsi votre sapin lutte contre le réchauffement climatique en ayant capté le carbone. 50% environ de son poids sec est du carbone. Si nous élargissons cette analyse à l'ensemble de la filière, c'est ce qui fait dire au GIEC qu'une sylviculture durable est essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique. En France, nous comptons 16,1 M d'hectares de bois et forêts. A raison de 400 à 700 tonnes de CO2 absorbés à l'hectare, c'est 12% de la production de CO2 annuel de la France qui est ainsi écartée de l'atmosphère.

Et le cycle vertueux de ce sapin n'est pas terminé. Vous pouvez le recycler dans les points de collecte organisés à cet effet dans vos communes. Le sapin va pouvoir vivre d'autres vies.

Comme bois énergie d'abord, dûment transformé en copeaux ou en granulés, le sapin a une haute valeur énergétique; il pourra aussi être transformé dans une filière de biofioul autre utilisation au bilan carbone neutre. Mais ce n'est pas tout. Le bois nous permet désormais de rentrer dans la bioéconomie du futur poussant l'innovation dans cette filière industrielle et fixant les emplois dans les territoires ruraux.

La matière ligneuse qui le compose pourra ainsi servir à de multiples usages de haute technologie. Elle peut entrer dans la fabrication de filaments destinés aux imprimantes 3D, être retravaillée au point de permettre la composition de panneaux en bois translucides, grâce à la formidable innovation du jeune Français Timothée Boitouzet, servir au papier ou aux tissus de vos sacs de caisse qui remplacent ceux qui forment le continent de plastique en mer, de matériau isolant, ou encore servir plus prosaïquement de compost... autant d'usages vertueux capteurs de CO2, dépolluants, mais aussi facteurs de valeur ajoutée pour l'économie.

Devenu adulte, c'est à dire vers 50 ans, un sapin pourra produire le bois nécessaire à vos charpentes et à l'édification des bâtiments de grande hauteur en bois qui a fait l'objet d'une forte initiative du Gouvernement et de certaines villes comme Bordeaux ou Lyon. Il pourra même entrer dans la composition des éoliennes en bois, qui produiront l'énergie décarbonée de demain tout en stockant elles-mêmes du carbone.

Votre sapin est le symbole de cette forêt française qui recèle les richesses propices à l'économie de la transition écologique et énergétique de demain, de cette filière forêt bois encore en construction qui mérite l'attention de tous. Il y a ici 60 Mds € de chiffre d'affaire, 440 000 emplois et des perspectives de développement très importantes, dans l'énergie, la construction, la chimie verte, la pharmacie, l'aménagement et la gestion des forêts...

Ne soyez pas inquiets pour nos forêts. Au nom de l'environnement, vous avez pu hésiter à acheter un sapin de Noël naturel, on vous a peut-être même poussé à acheter des sapins en plastique fabriqués en Chine, hérésie environnementale absolue ! La réalité, c'est que la France a gagné plus de 6 millions d'hectares de forêt depuis un siècle ; que pour 100 m3 de croissance du bois, nous n'en exploitons actuellement que 50, laissant la forêt croître encore. La réalité est aussi que votre sapin a été cultivé spécialement comme arbre de Noël et que sa coupe ne porte aucun préjudice à la nature.

C'est une bonne nouvelle car cela signifie que la marge existe pour une l'économie circulaire de l'innovation environnementale à construire. Elle permettra de prendre soin des territoires de production et de transformation, d'inciter à l'innovation écologique mais aussi politique qui nous émancipera de l'économie mortifère du carbone.

Votre sapin est porteur de valeurs symboliques, écologiques et économiques que vous ne soupçonnez pas. C'est pourquoi il est le meilleur symbole de ce monde durable dont nous devons faire cadeau à nos enfants.


Tags sapin, forêt, filière bois

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0Le bain de forêt, le nouveau remède anti-stress des Américaines

le 09/12/2016 à 9:24 par Etienne - Économie


Tags forêt wellbeingtrail

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0Le plan « France Terre de pollinisateurs » renforcé

le 23/11/2016 à 9:37 par Etienne - Autre

Lancé le 20 mai 2015, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, le premier plan national d’actions « France terre de pollinisateurs » mobilise les citoyens, les élus, associations, agriculteurs, industriels, scientifiques, établissements publics de l’État... pour l’objectif « Zéro perte d’espèce de pollinisateurs ». Ségolène Royal et Barbara Pompili ont annoncé une série de 7 mesures destinées à renforcer ce plan d’action :

« Pollinisateurs, pollinisation et production alimentaire »

La pollinisation par les insectes, dont les 1 000 espèces d’abeilles en France métropolitaine, représente une valeur économique de 2,5 milliards d’euros par an pour la France et de 14 milliards d’euros pour l’Europe. La grande diversité de pollinisateurs, sauvages et domestiques, contribue en grande partie à la production alimentaire et pharmaceutique mondiale. Les experts de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont réalisé un rapport qui tend à déterminer la valeur des pollinisateurs et formule un certain nombre de préconisations pour le préserver. Ce document, composé d’une partie technique et d’une partie à l’attention des décideurs publics adresse 23 messages clés pour comprendre et agir.

Chiffres-clé


 80% des cultures dans le monde dépendent des pollinisateurs

 la pollinisation représente 3 Mds d’euros par an

 4 000 communes sont engagées dans une démarche zéro pesticides

 250 initiatives nationales en faveur des pollinisateurs


Tags pollinisateur, agriculture, abeille

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0élections et énergie panorama en France et aux USA

le 20/11/2016 à 13:06 par Etienne - Réflexions

La période récente a été sans doute la plus chaude de l’histoire de notre planète. Les guerres et luttes d’influences au Moyen Orient ont pour cadre des enjeux d’accès à l’énergie et d’indépendance énergétique pour les pays occidentaux. C’est dans ce contexte que des élections majeures se déroulent aux Etats-Unis et en Europe, notamment en France.

 

Jusqu’ici tout va bien.

 

Les USA ont ratifié l’accord de paris sur le climat et se sont engagés à réduire de 26 à 28% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025. Le président Obama s’est par ailleurs engagé à verser 3 milliards de dollars au fonds vert pour le climat (sur 10 milliards de budget initial). Par ailleurs, les Etats-Unis participent au financement de l’instance de négociation, la Convention-Cadres des Nations Unies sur les Changements Climatiques CCNUCC (4 millions de dollars sur un budget de 13 millions pour 2010-2015). Enfin, le groupe d’experts sur le Climat (GIEC) est financé à 30% par les Etats-Unis. Un plan pour une énergie propre, le « clean power act » a été voté pour réduire de 32% d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre liés à la production d’électricité, notamment en subventionnant les énergies renouvelables. Ce dernier est actuellement suspendu à un arbitrage de la Cour Suprême.

 

L’élection de  D. Trump aux USA pose la question de son action future dans le domaine des énergies. Climatosceptique, le futur Président des USA a déclaré pendant la campagne que le réchauffement est une invention de la Chine pour affaiblir la compétitivité américaine. Sa crainte exprimée est que « des bureaucrates étrangers aient le contrôle de la quantité d’énergie que nous pouvons consommer ». Dans sa campagne, le candidat Trump a promis d’annuler l’accord de Paris sur le Climat et de supprimer l’Agence de protection de l’environnement et de lever les restrictions à la production d’énergies fossiles.

 

Pour autant, depuis son élection, outre des déclarations nuançant ses propos da campagne dans de nombreux domaines, des éléments d’optimisme sont apparus : l’accord de Paris a été ratifié par 110 pays représentant 75% des émissions mondiales – D. Trump devra tenir compte de ce contexte international. Par ailleurs, les Etats-Unis comptent de nombreuses entreprises leaders dans les énergies renouvelables, des technologies de la croissance verte au moment où les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables sont passés devant les investissements consacrés au charbon. D. Trump devra tenir compte du marché. D’ailleurs, plus de 360 sociétés mondiales ne se sont pas privées de lui rappeler, appelant les Etats-Unis à poursuivre les politiques de réduction des gaz à effet de serre et dénonçant le danger que ferait courir à la prospérité américaine le fait de renoncer à mettre en place une économie bas carbone. Enfin, les Etats ne sont pas tout et une coalition rassemblant 165 collectivités locales soit 1 milliards d’habitants, « Under 2 », s’est engagée à réduire ses émissions de 80 à 95% d’ici à 2050.

 

En France, les Régions Alsace, Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Midi Pyrénées et Pays de la Loire sont parties prenantes de cette coalition.

 

Qu’en est-il des élections prochaines dans notre pays sur la question des énergies ? Cette question a été peu évoquée dans les débats de la Primaire de la droite et du centre.

 

Les candidats ont pourtant pris en compte cet enjeu dans leurs programmes :

Pour Alain Juppé, il s’agit de réaffirmer l'importance cruciale de l'énergie nucléaire pour la France. L'objectif absurde consistant à ramener à 50% le nucléaire dans la production d'électricité sera supprimé. Les centrales atteignant 40 ans pourront être prolongées à condition qu'elles présentent toutes les garanties de sécurité et que leur prolongation présente un intérêt économique. La fermeture de Fessenheim sera annulée. Pour autant, outre l’amélioration de l’efficacité énergétique, il est promis d’accélérer le développement des énergies renouvelables, qui ont fait d'énormes progrès et d’engager un programme d'équipement solaire en veillant à privilégier les solutions les plus compétitives et privilégiant la création de valeur nationale et locale.

Pour N. Sarkozy, « en cas d'alternance, nous abrogerons l'objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité en France. Il n'y a simplement aucune alternative crédible à l'énergie nucléaire. Il faut donc maintenir le parc actuel, et investir pour développer une nouvelle génération de centrales»

Pour F. Fillon, Il faut prolonger la durée d’exploitation des réacteurs existants, de 40 à 60 ans comme cela se fait dans d’autres pays comme les Etats-Unis. La diminution de la part du nucléaire se fera progressivement, sous l'effet d'une hausse régulière de la part des énergies renouvelablesLe développement des énergies basées sur l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire, les marées, etc. doit être perçu non pas comme une panacée mais comme un secteur industriel porteur. Notre " Recherche et Développement " est en mesure de nous apporter les avantages technologiques (hausse de rendements) qui doivent devenir des atouts industriels. Il faut donc probablement sortir des objectifs chiffrés, pour donner la main au marché. Si ces énergies sont rentables, elles attireront les investissements et leur part se développera. L’Etat doit favoriser les conditions de cette émergence. Il propose de se donner pour objectif 0% d’énergie fossiles le plus vite possible, supprimer les obligations d’achat avec tarifs garantis et privilégier les Appels à Projets pour de grosses unités comme cela a été fait pour l’éolien en mer avec une aide provenant de la contribution climat énergie.

Pour NKM, il s’agit de favoriser l’autoproduction et l’autoconsommation d’énergie. Elle propose notamment de mettre en place un grand plan de développement des énergies renouvelables (en soutenant l’investissement à l’innovation concernant le stockage de l’électricité), d’accélérer les économies d’énergies.

Pour Bruno Le maire, la prolongation de l’ensemble du parc nucléaire a été chiffrée à 100 Md€ par la Cour des Comptes. Sa proposition vise à réorienter une partie de ces ressources vers les technologies de demain en lieu et place de la seule prolongation de tous nos réacteurs. Il propose de simplifier les procédures et de favoriser l’autoconsommation, notamment grâce au solaire.

 

Sur le reste de l’échiquier politique, les positions divergent :

Pour M. Le Pen, En dehors de l’énergie hydraulique, les énergies dites « vertes » ne sont aujourd’hui pas réalistes en l’état ; elle propose de soutenir le programme ITER à Cadarache. Maintenir l’indépendance énergétique de la France et ses bonnes performances en matière d’émission de CO2 impose selon elle de conserver l’énergie nucléaire à moyen terme. Pour réduire la part du nucléaire, la recherche sera valorisée dans les énergies renouvelables et dans les nouvelles sources d’énergie que la science permettra de créer.

 

A gauche :

 

F. Hollande s’était engagé en 2012 à réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025. Depuis, la Loi de Transition Energétique a été votée et la Programmation Pluri-annuelle de l’Energie promulguée mais n’évoque que l’augmentation de la part des énergies renouvelables pour respecter les engagements de la France – 32% d’énergies renouvelables  en 2030 dont 40% d’énergies renouvelables pour la production d’électricité (16% en 2015). La fermeture de la première centrale française n’est pas engagée et liée à la mise en service de l’EPR et à une indemnisation en négociation pour EDF.

 

Pour A. Montebourg, le nucléaire et la recherche de moyens « propres » d’extraction du gaz de schiste ont été valorisés pendant son passage au ministère du redressement productif, mais aussi la filière industrielle française des énergies renouvelables. Il a investi personnellement dans un projet éolien terrestre.

 

E. Macron, alors Ministre assurait que son objectif n’est pas un abandon du nucléaire mais une réduction de sa part pour favoriser le développement de nouvelles énergies." Il met en avant la complémentarité qui existent entre les énergies renouvelables "décentralisées et intermittentes" avec le nucléaire "centralisé et stable".

 

Pour JL. Melanchon, il s’agit de créer un pôle public de l’énergie en lien avec des initiatives locales comme des coopératives locales de production et consommation d’énergies renouvelables et favorisant l’autoproduction et le partage des excédents. Le candidat oppose un refus de l’énergie nucléaire et des risques qu’elle représente et propose une plus grande sobriété énergétique, notamment dans l’éclairage public et privé.

 

Chez les verts, Y. Jadot  déclare que si la France se lance ouvertement dans le développement massif des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, non seulement la France parviendra à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en conformité avec ses engagements de la COP 21, non seulement elle créera des centaines de milliers d'emplois, mais elle dégagera aussi des marges de manœuvre géopolitiques par rapport à la Russie en diminuant son exposition aux importations de combustibles fossiles.


Tags Trump , nucléaire, climat, énergies renouvelables

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0Création de l'Observatoire des Energies de la Mer

le 16/11/2016 à 21:20 par Etienne - Économie

Au cours des cinq der nières années, les énergies de la mer ont donné naissance à une nouvelle filière des industries maritimes. Ce n’est pas si courant et c’est une bonne nouvelle pour notre pays. Le Cluster Maritime Français a toutefois mesuré combien cette nouvelle filière reste mal connue et parfois controversée aussi lui a-t-il semblé utile d’éclairer ces réalités et surtout de montrer la dynamique en cours des énergies de la mer, et a décidé avec le soutien de ses adhérents, de porter sur les fonts baptismaux « L’observatoire des énergies de la mer » qu'il a confié à Christophe Clergeau, Marc Lafosse et Etienne Pourcher. Comme toujours le CMF travaille en lien étroit avec le SER et le GICAN.

 Il s'agit de construire un consensus national autour du développement de cette filière.

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER a pour objectif de fédérer les soutiens à la filière des énergies marines renouvelables au-delà des clivages politiques 

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER EST :

- une démarche de rassemblement ouverte et pluraliste autour de la filière des énergies marines renouvelables

- un centre de ressources, une plateforme d’échange, d’information, de rencontre et de débat, qui permet de rassembler les contributions et de répondre aux légitimes interrogations

- prochainement une base de données et un document de synthèse montrant la réalité de la filière dans toutes ses dimensions

Cette démarche va se tourner au cours des prochaines semaines vers les candidats aux élections présidentielles, vers le monde parlementaire, et, plus original, vers les personnalités de la société civile dont la voix compte quand on parle de la mer, d’industrie, d’énergie.

Chaque grand évènement du maritime sera valorisé pour appuyer le parcours de « l’observatoire des énergies de la mer », notamment Euromaritime et Seanergy où sera présentée en mars au Havre la première publication de l’observatoire qui donnera une vision complète des réalités de la filière, réalités énergétiques et industrielles, mais aussi d’emploi, de formation, de recherche, de mobilisation des professions maritimes,…

« L’observatoire des énergies de la mer » sera une réussite si nous savons faire partager une vision et un enthousiasme ; la vision d’une ambition maritime française, d’une nouvelle filière industrielle qui contribue à la croissance et à la création d’emploi au croisement de la croissance bleue et de la transition énergétique ; l’enthousiasme d’une équipe, d’un collectif très large, qui multiplie les initiatives, est en train de réussir son décollage économique, et part à la conquête de l’Europe et du monde. 


Tags mer , maritime, croissance, énergie

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