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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Innovation et investissement pour l'amont forestier

le 03/08/2017 à 16:02 par Etienne - Économie

Lancé en décembre 2016, cet appel à projets national, financé par le Fonds stratégique de la forêt et du bois (FSFB), a recueilli 111 candidatures : 89 projets à l'échelon régional et 22 projets à l'échelon national. Au terme d'un processus de sélection régional puis national, 35 projets ont été retenus, dont 13 devront faire l'objet d'une révision de leur périmètre. Tous les porteurs de projets seront avertis individuellement.

Les 29 projets régionaux retenus se répartissent dans 11 régions métropolitaines et deux départements d'outre-mer (Guadeloupe et Guyane). En outre, 6 projets d'envergure nationale ont été retenus.

La sélection a mis l'accent sur les projets d'investissement les plus innovants et les plus opérationnels à court terme. Ceux-ci couvrent l'ensemble des thématiques du Programme national de la forêt et du bois (PNFB) : connaissance, exploitation et valorisation de la ressource forestière, adaptation de la ressource et de la sylviculture au changement climatique, gestion durable de la forêt.

Comme l'imposait le cahier des charges, les projets sont collectifs et marqués par la diversité des acteurs, soit comme porteurs de projets soit comme partenaires, puisque des organismes de recherche, des entreprises privées, des coopératives forestières, des établissements publics forestiers… sont représentés.

La liste des 35 lauréats

Région Nom et description du projet Nom du porteur de projet
Auvergne-Rhône-Alpes Mobiliser à l'échelle territoriale par l'innovation et la synergie (METIS)

URACOFOR ARA

Bourgogne-Franche-Comté Adapter les process de transformation du Douglas CNPF / CRPF Bourgogne-Franche-Comté
Centre Val-de-Loire Du peuplier pour l'avenir CNPF / CRPF Ile-de-France Centre
Corse Exploitation par câble-mât en Corse SAS ABC
Grand Est

Extractibles forestiers de l'Est

INRA Grand-Est Nancy
Grand Est Le TVS 20 SAS Vigneau Matériel Forestier
Grand Est Optimisation des travaux sylvicoles post-tempête AgroParisTech centre de Nancy
Grand Est Forêt Irrégulière Ecole : un « Forest Lab » pour innover et partager Pro Silva France
Grand Est Mise en place d'outils de cartographie de la ressource pour le suivi de la gestion forestière par télédétection CNPF / CRPF Grand-Est
Hauts-de-France Qualification de la ressource en amont et commercialisation des bois vers l'aval Nord Picardie Bois
Normandie

FERTICENDRES

Biomasse Normandie
Nouvelle-Aquitaine Douglas : du plant à l'arbre Groupe Coopération forestière (GCF)
Nouvelle-Aquitaine Ressources génétiques et innovation variétale chez le pin maritime INRA Bordeaux-Aquitaine
Nouvelle-Aquitaine Taeda de France SARL Pépinières Naudet
Nouvelle-Aquitaine MOBIBOIS PYRLIM ONF Pyrénées Atlantiques
Nouvelle-Aquitaine Chaîne numérique d'informations au service de la compétitivité des entreprises Comité de développement Forêt Bois Aquitaine (CODEFA)
Nouvelle-Aquitaine Observatoire « territoires-gibiers » Groupement d'Intérêt Public Aménagement de Territoire et Gestion des Risques (GIP ATGeRi)
Nouvelle-Aquitaine NEOSYLVAQ Cabinet COUDERT
Nouvelle-Aquitaine

Qualification spatialisée de la ressource en pin

Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest (SSSO)

Occitanie Développer et valoriser le dispositif « Forêt Irrégulière Ecole » un concept unique et précurseur en France CNPF / CRPF Languedoc-Roussillon
Occitanie INNOV'ILEX : la gestion durable du chêne vert au service de son innovation ! CNPF CRPF Occitanie
Occitanie MécaFOx – Mécanisation de l'exploitation des feuillus en Occitanie Alliance Forêts Bois (AFB)

Provence Alpes Côte d'Azur

MEDForFUTUR

CNPF / CRPF Provence Alpes Côte d'Azur

Pays de la Loire

CONQueTh Capacité d'Occupation du Nord par les Qurercus Thermophiles

CNPF CRPF Bretagne Pays de la Loire

Guadeloupe

Développement de la mobilisation de la ressource en Mahogany et autres essences en Guadeloupe

ONF DR Guadeloupe

Guyane

PLATEXFOR

ONF DR Guyane

Guyane

Banque de semences forestières de Guyane Française

SCEA L'AgroForestière

Guyane

CartoDiv

Institut de recherches pour le Développement (IRD)

Guyane

DendroLidar

Institut de recherches pour le Développement (IRD)

Projet national

RESeau national multiPartenaire d'Evaluation de Ressource gENétiques foreStièrEs pour le futur - ESPERENSE

RMT AFORCE

Projet national

Forêts-21

INRA Bordeaux

Projet national

Adaptation des pépinières forestières françaises à l'environnement de demain

Syndicat National des Pépiniéristes Forestiers (SNPF)

Projet national

Exosquelettes pour le travail en forêt (EXTRAFOR)

EXHAUSS

Projet national

Sécurisation de l'approvisionnement en Matériel Forestier de Reproduction (graines et plants) en quantité et en qualité dans un contexte de changements globaux (SECUR-MFR)

INRA Orléans

Projet national XYLODENSMAP INRA Grand-Est Nancy

 


Tags innovation, forêt, bois

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0Les énergies de la mer : une opportunité pour la France

le 28/07/2017 à 11:25 par Etienne - Économie

Le Premier rapport de l'observatoire des énergies de la mer (www.merenergies.fr) voulu par le Cluster Maritime Français et dévoilé lors des Assises des énergies marines renouvelables du Syndicat des Energies Renouvelables, au Havre à l'occasion de la convention d'affaires Seanergy, a permis de montrer l'état réél de la filière en France.

Sans extrapolation ni estimation, notre rapport a reçu près de 200 réponses d'entreprises impliquées dans la filière, soit plus de 60% de taux de réponse, montrant à la fois que, si les parcs français n'ont pas encore vu le jour au large de nos côtes, les entreprises et acteurs de la recherche et de l'innovation ont comencé à investir (plus d'1,3 milliards d'euros) aux côtés de l'Etat et des collectivités. Déjà plus de 2000 emplois ont été recensés au 31/12/2016, répartis sur tout le territoire littoral et ses régions. Si la Région Pays de la Loire tire son épingle du jeu c'est suite aux décisions d'implantations industrielles comme GE (ex-Alstom) à Saint-Nazaire (usine de frabrication de nacelles) et Nantes (centre d'ingénierie) ou encore des choix d'investissements comme STX avec son usine dédiée aux sous-stations et fondations : Anemos. Les autres Régions ne sont pas en reste comme PACA avec des PMI prometteuses, la Normandie qui vient de voir confirmer l'implantation d'une usine Naval énergies en cours de construction pour l'assemblage d'hydroliennes et de LM Wind Power pour les pales, à Cherbourg. La Bretagne a engagé de nombreux investissements comme au port de Brest, l'Aquitaine développe son site de tests Seeneoh pour l'hydrolien estuarien et Hauts de France est dans la phase de dialogue compétitif pour un futur parc au large de Dunkerque. Occitanie, qui accueille 2 des 4 fermes pilotes d'éolien flottant et qui dispose du plus fort potentiel national sur cette technologie se donne pour ambition d'être Région à énergie positive.

Ce volontarisme et ces investissements permettent à nos entreprises d'exporter (en majorité des TPE et PME dans cette phase d'émergence de la filière mais dont les emplois sont répartis en trois tiers entre TPE/PME, ETI et Grandes entrerises). 75% du Chiffre d'affaires réalisé en 2016 l'a été dans les autres pays européens montrant le potentiel de la chaine de valeur française.

A l'aube du déploiement des premiers parcs français, il y a donc une réelle opportunité de croissance bleue pour la France. Au gouvernement de la saisir et de la booster en donnant des perspectives claires en termes de volumes à installer et de calendrier des appels d'offres nationaux, en simplifiant et acélérant les procédures administratives, bref en se rapprochant des standards européens... où les énergies de la mer sont en plein développement avec déjà plus de 12 GW installés soit l'équivalent en puissance de plusieurs centrales nucléaires. 


Tags mer, industrie, EMR, emploi, énergie

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0Les énergies de la mer dans le débat des primaires de la gauche!

le 17/01/2017 à 12:37 par Etienne - Économie

 Les questions environnementales et en particulier les énergies renouvelables ont été abordées plus longuement que lors des débats des primaires de la droite et du Centre, par les candidats de la primaire de la gauche lors de leur deuxième débat.

 

Quel choix de mix énergétique pour la France dans les années à venir ?

 

Le débat a tourné sur la place respective accordée aux énergies renouvelables et au nucléaire dans le mix énergétique. Il y a clairement deux courants : les défenseurs d’un choix volontariste des énergies renouvelables et donc la fin du nucléaire (De Rugy, Benhamias, Hamon), et de l’autre côté, ceux qui, tout en voulant développer les énergies renouvelables, conservent une production nucléaire plus ou moins forte (Montebourg, Valls, Peillon, Pinel).

 

François de Rugy affiche l'objectif, repris dans une étude de l’Ademe, de 100% d'électricité renouvelable en 2050. Sa méthode privilégie les économies d'énergie notamment via des aides au diagnostic et aux travaux dans le bâtiment.

 

Benoît Hamon ministre estime que le prix du mégawattheure nucléaire va considérablement augmenter du fait des coûts de maintenance et de mise en sécurité des centrales nucléaires. Le choix des énergies renouvelables est donc aussi celui des économies pour els Français. Il ajoute, se basant sur les rapports de l'OCDE, qu'à niveau de production énergétique équivalent, les EnR créent six fois plus d'emplois que le nucléaire. D’ailleurs Jean-Luc Benhamias estime d’une part  que plusieurs générations travailleront encore sur le démantèlement des centrales et la gestion de déchets radioactifs et d’autre part que les salariés du nucléaire se reconvertiront facilement dans les énergies renouvelables.

 

Dans l’autre camp, c’est le maintien du nucléaire qui reste une priorité : "On a besoin du nucléaire pour réduire notre addiction au carbone", estime Arnaud Montebourg. C’est un peu la position de Manuel Valls. Les Energies renouvelables, "Il faut y aller doucement", estime Vincent Peillon qui voit le risque de devoir recourir aux énergies fossiles si le nucléaire est trop vite supprimé. Sylvia Pinel juge quant à elle que "les énergies renouvelables et le nucléaire sont complémentaires" (pour elle, " l'objectif de 50% de nucléaire en 2025 est très ambitieux ».

 

Une passe d’armes a d’ailleurs eu lieu quant à la supposée "indépendance énergétique de la France". François de Rugy a rappelé que le nucléaire dépendait à 100% d'uranium importé de pays "peu fréquentables" comme le Niger ou le Kazakhstan…

 

François de Rugy et Benoit Hamon ont cité, à juste titre, les énergies de la mer comme potentiel fort de production, gage d’indépendance énergétique, de montée en puissance des renouvelables et de création d’emplois (le bassin de Saint-Nazaire a été évoqué).


Tags renouvelable, nucléaire, mer, emploi, énergie

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0Acheter un (vrai) sapin de Noël, un geste bon pour la nature et l'économie

le 03/01/2017 à 10:05 par Etienne - Économie

article paru sur le Huffington Post le 24/12/16 et que j'ai eu le plaisir de cosigner :

Lorsque vous allez vous réunir autour du sapin de noël avec vos enfants le 25 décembre, vous allez d'abord voir la joie de vos enfants. Vous oublierez ce sapin, chargé des guirlandes et lampions de la fête, ce sapin dont vous allez vous débarrasser bientôt.

Et pourtant, cet arbre est bien autre chose que cet instrument de félicité. Il est aussi l'ambassadeur à votre domicile d'une économie prometteuse, une économie qui loin d'être nostalgique est tournée vers l'avenir, vertueuse, bas carbone : celle de la filière forêt/bois.

Ce regard pousse à voir ce sapin différemment. Devant nous, est érigé un processus de captation et de stockage du carbone. Pour arriver dans votre salon, il aura participé d'un écosystème productif pendant 8 ans s'il s'agit d'un sapin de Nordmann, 5 ans s'il s'agit d'un épicéa. Ainsi votre sapin lutte contre le réchauffement climatique en ayant capté le carbone. 50% environ de son poids sec est du carbone. Si nous élargissons cette analyse à l'ensemble de la filière, c'est ce qui fait dire au GIEC qu'une sylviculture durable est essentielle à la lutte contre le réchauffement climatique. En France, nous comptons 16,1 M d'hectares de bois et forêts. A raison de 400 à 700 tonnes de CO2 absorbés à l'hectare, c'est 12% de la production de CO2 annuel de la France qui est ainsi écartée de l'atmosphère.

Et le cycle vertueux de ce sapin n'est pas terminé. Vous pouvez le recycler dans les points de collecte organisés à cet effet dans vos communes. Le sapin va pouvoir vivre d'autres vies.

Comme bois énergie d'abord, dûment transformé en copeaux ou en granulés, le sapin a une haute valeur énergétique; il pourra aussi être transformé dans une filière de biofioul autre utilisation au bilan carbone neutre. Mais ce n'est pas tout. Le bois nous permet désormais de rentrer dans la bioéconomie du futur poussant l'innovation dans cette filière industrielle et fixant les emplois dans les territoires ruraux.

La matière ligneuse qui le compose pourra ainsi servir à de multiples usages de haute technologie. Elle peut entrer dans la fabrication de filaments destinés aux imprimantes 3D, être retravaillée au point de permettre la composition de panneaux en bois translucides, grâce à la formidable innovation du jeune Français Timothée Boitouzet, servir au papier ou aux tissus de vos sacs de caisse qui remplacent ceux qui forment le continent de plastique en mer, de matériau isolant, ou encore servir plus prosaïquement de compost... autant d'usages vertueux capteurs de CO2, dépolluants, mais aussi facteurs de valeur ajoutée pour l'économie.

Devenu adulte, c'est à dire vers 50 ans, un sapin pourra produire le bois nécessaire à vos charpentes et à l'édification des bâtiments de grande hauteur en bois qui a fait l'objet d'une forte initiative du Gouvernement et de certaines villes comme Bordeaux ou Lyon. Il pourra même entrer dans la composition des éoliennes en bois, qui produiront l'énergie décarbonée de demain tout en stockant elles-mêmes du carbone.

Votre sapin est le symbole de cette forêt française qui recèle les richesses propices à l'économie de la transition écologique et énergétique de demain, de cette filière forêt bois encore en construction qui mérite l'attention de tous. Il y a ici 60 Mds € de chiffre d'affaire, 440 000 emplois et des perspectives de développement très importantes, dans l'énergie, la construction, la chimie verte, la pharmacie, l'aménagement et la gestion des forêts...

Ne soyez pas inquiets pour nos forêts. Au nom de l'environnement, vous avez pu hésiter à acheter un sapin de Noël naturel, on vous a peut-être même poussé à acheter des sapins en plastique fabriqués en Chine, hérésie environnementale absolue ! La réalité, c'est que la France a gagné plus de 6 millions d'hectares de forêt depuis un siècle ; que pour 100 m3 de croissance du bois, nous n'en exploitons actuellement que 50, laissant la forêt croître encore. La réalité est aussi que votre sapin a été cultivé spécialement comme arbre de Noël et que sa coupe ne porte aucun préjudice à la nature.

C'est une bonne nouvelle car cela signifie que la marge existe pour une l'économie circulaire de l'innovation environnementale à construire. Elle permettra de prendre soin des territoires de production et de transformation, d'inciter à l'innovation écologique mais aussi politique qui nous émancipera de l'économie mortifère du carbone.

Votre sapin est porteur de valeurs symboliques, écologiques et économiques que vous ne soupçonnez pas. C'est pourquoi il est le meilleur symbole de ce monde durable dont nous devons faire cadeau à nos enfants.


Tags sapin, forêt, filière bois

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0Le bain de forêt, le nouveau remède anti-stress des Américaines

le 09/12/2016 à 9:24 par Etienne - Économie


Tags forêt wellbeingtrail

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0Le plan « France Terre de pollinisateurs » renforcé

le 23/11/2016 à 9:37 par Etienne - Autre

Lancé le 20 mai 2015, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, le premier plan national d’actions « France terre de pollinisateurs » mobilise les citoyens, les élus, associations, agriculteurs, industriels, scientifiques, établissements publics de l’État... pour l’objectif « Zéro perte d’espèce de pollinisateurs ». Ségolène Royal et Barbara Pompili ont annoncé une série de 7 mesures destinées à renforcer ce plan d’action :

« Pollinisateurs, pollinisation et production alimentaire »

La pollinisation par les insectes, dont les 1 000 espèces d’abeilles en France métropolitaine, représente une valeur économique de 2,5 milliards d’euros par an pour la France et de 14 milliards d’euros pour l’Europe. La grande diversité de pollinisateurs, sauvages et domestiques, contribue en grande partie à la production alimentaire et pharmaceutique mondiale. Les experts de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont réalisé un rapport qui tend à déterminer la valeur des pollinisateurs et formule un certain nombre de préconisations pour le préserver. Ce document, composé d’une partie technique et d’une partie à l’attention des décideurs publics adresse 23 messages clés pour comprendre et agir.

Chiffres-clé


 80% des cultures dans le monde dépendent des pollinisateurs

 la pollinisation représente 3 Mds d’euros par an

 4 000 communes sont engagées dans une démarche zéro pesticides

 250 initiatives nationales en faveur des pollinisateurs


Tags pollinisateur, agriculture, abeille

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0élections et énergie panorama en France et aux USA

le 20/11/2016 à 13:06 par Etienne - Réflexions

La période récente a été sans doute la plus chaude de l’histoire de notre planète. Les guerres et luttes d’influences au Moyen Orient ont pour cadre des enjeux d’accès à l’énergie et d’indépendance énergétique pour les pays occidentaux. C’est dans ce contexte que des élections majeures se déroulent aux Etats-Unis et en Europe, notamment en France.

 

Jusqu’ici tout va bien.

 

Les USA ont ratifié l’accord de paris sur le climat et se sont engagés à réduire de 26 à 28% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025. Le président Obama s’est par ailleurs engagé à verser 3 milliards de dollars au fonds vert pour le climat (sur 10 milliards de budget initial). Par ailleurs, les Etats-Unis participent au financement de l’instance de négociation, la Convention-Cadres des Nations Unies sur les Changements Climatiques CCNUCC (4 millions de dollars sur un budget de 13 millions pour 2010-2015). Enfin, le groupe d’experts sur le Climat (GIEC) est financé à 30% par les Etats-Unis. Un plan pour une énergie propre, le « clean power act » a été voté pour réduire de 32% d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre liés à la production d’électricité, notamment en subventionnant les énergies renouvelables. Ce dernier est actuellement suspendu à un arbitrage de la Cour Suprême.

 

L’élection de  D. Trump aux USA pose la question de son action future dans le domaine des énergies. Climatosceptique, le futur Président des USA a déclaré pendant la campagne que le réchauffement est une invention de la Chine pour affaiblir la compétitivité américaine. Sa crainte exprimée est que « des bureaucrates étrangers aient le contrôle de la quantité d’énergie que nous pouvons consommer ». Dans sa campagne, le candidat Trump a promis d’annuler l’accord de Paris sur le Climat et de supprimer l’Agence de protection de l’environnement et de lever les restrictions à la production d’énergies fossiles.

 

Pour autant, depuis son élection, outre des déclarations nuançant ses propos da campagne dans de nombreux domaines, des éléments d’optimisme sont apparus : l’accord de Paris a été ratifié par 110 pays représentant 75% des émissions mondiales – D. Trump devra tenir compte de ce contexte international. Par ailleurs, les Etats-Unis comptent de nombreuses entreprises leaders dans les énergies renouvelables, des technologies de la croissance verte au moment où les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables sont passés devant les investissements consacrés au charbon. D. Trump devra tenir compte du marché. D’ailleurs, plus de 360 sociétés mondiales ne se sont pas privées de lui rappeler, appelant les Etats-Unis à poursuivre les politiques de réduction des gaz à effet de serre et dénonçant le danger que ferait courir à la prospérité américaine le fait de renoncer à mettre en place une économie bas carbone. Enfin, les Etats ne sont pas tout et une coalition rassemblant 165 collectivités locales soit 1 milliards d’habitants, « Under 2 », s’est engagée à réduire ses émissions de 80 à 95% d’ici à 2050.

 

En France, les Régions Alsace, Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Midi Pyrénées et Pays de la Loire sont parties prenantes de cette coalition.

 

Qu’en est-il des élections prochaines dans notre pays sur la question des énergies ? Cette question a été peu évoquée dans les débats de la Primaire de la droite et du centre.

 

Les candidats ont pourtant pris en compte cet enjeu dans leurs programmes :

Pour Alain Juppé, il s’agit de réaffirmer l'importance cruciale de l'énergie nucléaire pour la France. L'objectif absurde consistant à ramener à 50% le nucléaire dans la production d'électricité sera supprimé. Les centrales atteignant 40 ans pourront être prolongées à condition qu'elles présentent toutes les garanties de sécurité et que leur prolongation présente un intérêt économique. La fermeture de Fessenheim sera annulée. Pour autant, outre l’amélioration de l’efficacité énergétique, il est promis d’accélérer le développement des énergies renouvelables, qui ont fait d'énormes progrès et d’engager un programme d'équipement solaire en veillant à privilégier les solutions les plus compétitives et privilégiant la création de valeur nationale et locale.

Pour N. Sarkozy, « en cas d'alternance, nous abrogerons l'objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité en France. Il n'y a simplement aucune alternative crédible à l'énergie nucléaire. Il faut donc maintenir le parc actuel, et investir pour développer une nouvelle génération de centrales»

Pour F. Fillon, Il faut prolonger la durée d’exploitation des réacteurs existants, de 40 à 60 ans comme cela se fait dans d’autres pays comme les Etats-Unis. La diminution de la part du nucléaire se fera progressivement, sous l'effet d'une hausse régulière de la part des énergies renouvelablesLe développement des énergies basées sur l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire, les marées, etc. doit être perçu non pas comme une panacée mais comme un secteur industriel porteur. Notre " Recherche et Développement " est en mesure de nous apporter les avantages technologiques (hausse de rendements) qui doivent devenir des atouts industriels. Il faut donc probablement sortir des objectifs chiffrés, pour donner la main au marché. Si ces énergies sont rentables, elles attireront les investissements et leur part se développera. L’Etat doit favoriser les conditions de cette émergence. Il propose de se donner pour objectif 0% d’énergie fossiles le plus vite possible, supprimer les obligations d’achat avec tarifs garantis et privilégier les Appels à Projets pour de grosses unités comme cela a été fait pour l’éolien en mer avec une aide provenant de la contribution climat énergie.

Pour NKM, il s’agit de favoriser l’autoproduction et l’autoconsommation d’énergie. Elle propose notamment de mettre en place un grand plan de développement des énergies renouvelables (en soutenant l’investissement à l’innovation concernant le stockage de l’électricité), d’accélérer les économies d’énergies.

Pour Bruno Le maire, la prolongation de l’ensemble du parc nucléaire a été chiffrée à 100 Md€ par la Cour des Comptes. Sa proposition vise à réorienter une partie de ces ressources vers les technologies de demain en lieu et place de la seule prolongation de tous nos réacteurs. Il propose de simplifier les procédures et de favoriser l’autoconsommation, notamment grâce au solaire.

 

Sur le reste de l’échiquier politique, les positions divergent :

Pour M. Le Pen, En dehors de l’énergie hydraulique, les énergies dites « vertes » ne sont aujourd’hui pas réalistes en l’état ; elle propose de soutenir le programme ITER à Cadarache. Maintenir l’indépendance énergétique de la France et ses bonnes performances en matière d’émission de CO2 impose selon elle de conserver l’énergie nucléaire à moyen terme. Pour réduire la part du nucléaire, la recherche sera valorisée dans les énergies renouvelables et dans les nouvelles sources d’énergie que la science permettra de créer.

 

A gauche :

 

F. Hollande s’était engagé en 2012 à réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025. Depuis, la Loi de Transition Energétique a été votée et la Programmation Pluri-annuelle de l’Energie promulguée mais n’évoque que l’augmentation de la part des énergies renouvelables pour respecter les engagements de la France – 32% d’énergies renouvelables  en 2030 dont 40% d’énergies renouvelables pour la production d’électricité (16% en 2015). La fermeture de la première centrale française n’est pas engagée et liée à la mise en service de l’EPR et à une indemnisation en négociation pour EDF.

 

Pour A. Montebourg, le nucléaire et la recherche de moyens « propres » d’extraction du gaz de schiste ont été valorisés pendant son passage au ministère du redressement productif, mais aussi la filière industrielle française des énergies renouvelables. Il a investi personnellement dans un projet éolien terrestre.

 

E. Macron, alors Ministre assurait que son objectif n’est pas un abandon du nucléaire mais une réduction de sa part pour favoriser le développement de nouvelles énergies." Il met en avant la complémentarité qui existent entre les énergies renouvelables "décentralisées et intermittentes" avec le nucléaire "centralisé et stable".

 

Pour JL. Melanchon, il s’agit de créer un pôle public de l’énergie en lien avec des initiatives locales comme des coopératives locales de production et consommation d’énergies renouvelables et favorisant l’autoproduction et le partage des excédents. Le candidat oppose un refus de l’énergie nucléaire et des risques qu’elle représente et propose une plus grande sobriété énergétique, notamment dans l’éclairage public et privé.

 

Chez les verts, Y. Jadot  déclare que si la France se lance ouvertement dans le développement massif des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, non seulement la France parviendra à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en conformité avec ses engagements de la COP 21, non seulement elle créera des centaines de milliers d'emplois, mais elle dégagera aussi des marges de manœuvre géopolitiques par rapport à la Russie en diminuant son exposition aux importations de combustibles fossiles.


Tags Trump , nucléaire, climat, énergies renouvelables

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0Création de l'Observatoire des Energies de la Mer

le 16/11/2016 à 21:20 par Etienne - Économie

Au cours des cinq der nières années, les énergies de la mer ont donné naissance à une nouvelle filière des industries maritimes. Ce n’est pas si courant et c’est une bonne nouvelle pour notre pays. Le Cluster Maritime Français a toutefois mesuré combien cette nouvelle filière reste mal connue et parfois controversée aussi lui a-t-il semblé utile d’éclairer ces réalités et surtout de montrer la dynamique en cours des énergies de la mer, et a décidé avec le soutien de ses adhérents, de porter sur les fonts baptismaux « L’observatoire des énergies de la mer » qu'il a confié à Christophe Clergeau, Marc Lafosse et Etienne Pourcher. Comme toujours le CMF travaille en lien étroit avec le SER et le GICAN.

 Il s'agit de construire un consensus national autour du développement de cette filière.

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER a pour objectif de fédérer les soutiens à la filière des énergies marines renouvelables au-delà des clivages politiques 

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER EST :

- une démarche de rassemblement ouverte et pluraliste autour de la filière des énergies marines renouvelables

- un centre de ressources, une plateforme d’échange, d’information, de rencontre et de débat, qui permet de rassembler les contributions et de répondre aux légitimes interrogations

- prochainement une base de données et un document de synthèse montrant la réalité de la filière dans toutes ses dimensions

Cette démarche va se tourner au cours des prochaines semaines vers les candidats aux élections présidentielles, vers le monde parlementaire, et, plus original, vers les personnalités de la société civile dont la voix compte quand on parle de la mer, d’industrie, d’énergie.

Chaque grand évènement du maritime sera valorisé pour appuyer le parcours de « l’observatoire des énergies de la mer », notamment Euromaritime et Seanergy où sera présentée en mars au Havre la première publication de l’observatoire qui donnera une vision complète des réalités de la filière, réalités énergétiques et industrielles, mais aussi d’emploi, de formation, de recherche, de mobilisation des professions maritimes,…

« L’observatoire des énergies de la mer » sera une réussite si nous savons faire partager une vision et un enthousiasme ; la vision d’une ambition maritime française, d’une nouvelle filière industrielle qui contribue à la croissance et à la création d’emploi au croisement de la croissance bleue et de la transition énergétique ; l’enthousiasme d’une équipe, d’un collectif très large, qui multiplie les initiatives, est en train de réussir son décollage économique, et part à la conquête de l’Europe et du monde. 


Tags mer , maritime, croissance, énergie

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0Des financements pour l'amont de la filière bois et l'innovation

le 08/11/2016 à 18:58 par Etienne - Économie

Faisant suite à l'annonce qu'il avait faite à l’occasion du colloque « Pour un essor de la filière forêt-bois », organisé par l’Association française des eaux et des forêts (AFEF) le 26 septembre dernier, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt présidait ce jour une « Conférence des financeurs pour l'amont forestier » afin, notamment, de préciser les modalités d’intervention du Fonds stratégique Forêt-bois dont la capacité d'intervention de 28 M€ a été quasiment triplé dans le budget 2017 par rapport à 2016. .

Le Ministre a notamment annoncé le lancement - en décembre - d'un appel à projet (AAP) dédié aux investissements innovants pour l'amont forestier. Cet AAP, doté de 15M€ au sein de l'enveloppe de 28 M€, permettra d'accompagner les projets innovants et collectifs, qui concourent à l'atteinte des objectifs du Programme national forêt-bois (PNFB) et à la mise en œuvre du « Plan Recherche-Innovation 2025 pour la filière forêt-bois » (remis en avril dernier). Il pourra s'agir, par exemple, de projets permettant d'améliorer la gestion forestière (regroupement, recherche génétique, etc), de développer l'accessibilité des massifs et de faciliter l’acheminement du bois vers les sites de transformation, d’améliorer l’exploitation forestière dans un souci d'ergonomie et de réduction de l'impact sur les milieux, etc.

La « Conférence des financeurs » a également permis de concrétiser une recommandation du volet financier du Plan Recherche-Innovation 2025 pour la filière forêt-bois, en présentant un outil de financement innovant permettant l’activation financière des GIEEF. Le dispositif vise à offrir aux investisseurs la possibilité d’affecter leurs capitaux à des instruments reposant sur un actif réel – les forêts - regroupés en gestion au travers de l'outil GIEEF – dotés d’un rendement attractif issue de l’exploitation durable des forêts, garanti par un organisme public. Une expérimentation sera lancée d'ici janvier 2017 afin de tester cette initiative dans un premier temps, et la développer dans un second temps.

« Ces nouveaux moyens dédiés à la filière forêt-bois doivent permettre de renforcer l’ambition que, je porte en tant que Ministre de la Forêt depuis 2012, avec mes collègues du gouvernement, au service de cette filière d’excellence, secteur d'avenir générateur de valeur ajoutée et d’emplois, pour les territoires ruraux en particulier, et atout décisif pour la transition écologique de l'économie française », a souligné Stéphane LE FOLL.


Tags innovation, forêt, financements, bois

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0L'innovation : essentiel dans la filière bois!

le 27/10/2016 à 9:54 par Etienne - Économie

Une conférence de presse de FBF et FBIE vient de souligner à juste titre l'intérêt de l'innovation dans la filière bois et le salon ForestInnov sera l'occasion de le démontrer.

 

I. L’innovation dans la filière forêt-bois française

1. L’innovation de la filière est d’intérêt général Polyvalente, la filière forêt-bois est au coeur d’enjeux urbanistiques, constructifs ou encore environnementaux. Le processus d’innovation qui la traverse est au centre de préoccupations d’intérêt général. Cette innovation prend une dimension écologique à travers les équilibres assurés par la forêt dans le stockage du carbone, la biodiversité, les équilibres atmosphériques. La compensation de 20 % des émissions françaises de CO2, passe par le stockage du carbone dans la forêt, dans les produits bois et dans une substitution des matériaux énergivores par le bois. Ainsi une construction en structure bois demande 9 fois moins d’énergie que le béton, 17 fois moins que l’acier et 48 fois moins que l’aluminium. L’innovation de la filière représente un continuum entre trois parties prenantes : les attentes de la société civile, l’intérêt des pouvoirs publics et les enjeux des acteurs de la filière. Sa dynamique apporte une cohérence supplémentaire à la pluralité des intérêts et des actions de la filière.

2. L’innovation est à l’agenda de la filière

2.1. La filière n’a pas attendu 2016 pour innover

L’innovation est aussi multiple que la filière est polyvalente. De nombreuses initiatives attestent du dynamisme constant des opérateurs de la filière pour innover : - le développement croissant de l’utilisation de panneaux de bois massif en bois lamellé croisé (CLT) dans le gros oeuvre comme en génie civil ; - les procédés de lamellé collé et de contre collé dans les charpentes sont une autre illustration de la richesse du savoir-faire de la filière. Appliquées en construction, ces innovations confèrent aux charpentes une résistance mécanique et une résistance au feu exceptionnelles ; - l’utilisation du bois associé à d’autres matériaux comme le verre ou le métal dans l’ameublement et l’agencement intérieur ; - le débardage moderne. Le Plan Recherche et Innovation (PRI) 2025, publié en avril 2016 à la demande de la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministre de l’Economie et des Finances, de la ministre du Logement et de l’Habitat durable et rédigé par quatre organismes le CNPF*, le FCBA*, l’INRA* et le CDC* est l’outil adéquat. Il définit une stratégie à 10 ans en matière de recherche et d’innovation dans la filière. Deux ensembles de propositions ressortent de ce rapport : - 13 projets de Recherche-Développement-Innovation (RDI) issus de trois grandes priorités : o l’accroissement des performances du secteur par des approches systèmes ; o le développement des usages du bois et des nouveaux usages du bois dans une perspective bio-économique ; o l’adaptation de la forêt et la préparation des ressources forestières du futur. *CNPF : Centre National de la Propriété Forestière, FCBA : l'institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement, INRA : Institut National de la Recherche Agronomique, CDC : Caisse des Dépôts et Consignations Relations Presse - Fargo RDN - www.agencefargordn.com 5

2.2. L’innovation de demain

Par sa multiplicité, l’innovation contribue à rendre la filière encore plus compétitive tout en restant citoyenne. Aussi, le défi de l’innovation est à l’agenda de la filière forêt-bois française. La filière soutient en effet le développement de projets qui concernent l’ensemble des composantes de la forêt et du bois. Construction et marché : immeubles de 30 étages Aujourd’hui, l’innovation doit être synergique, c’est-à-dire qu’elle doit être complémentaire de la production à la transformation. C’est cette complémentarité entre l’amont et l’aval qui permettra de mobiliser l’ensemble des forces vives : les industries, les entreprises, les bureaux d’études, les instituts techniques, les exploitants forestiers. Cette dynamique est indispensable à l’inscription de grands projets bois dans les 11 plans de la France industrielle, à l’instar de la construction d’immeubles de grande hauteur en bois jusqu’à trente étages d’ici 2030. De tels projets impactent toute la filière, de la production, à la transformation et à la construction. Dans le domaine de la construction, ces projets sont aussi le résultat d’une mutualisation des activités entre l’architecture, l’ingénierie, le génie civil et la science des matériaux. Ils concourent ainsi à rendre la filière plus compétitive grâce à une organisation optimisée entre les différents opérateurs.

Process et transition numérique : l’usine 4.0

L’innovation va également toucher l’automatisation et la robotisation des chaînes de production, afin de les adapter aux industries de demain. Conciliée à l’innovation digitale, le BIM (Building Information Model), elle pose les bases d’une industrie du futur, d’une usine 4.0. Cette transition numérique augmente la productivité de la filière et pourrait aussi lui donner un coup de fouet durable. Elle généralise les échanges entre les industriels, les investisseurs et les chercheurs. La filière souhaite aujourd’hui structurer son ambition en trois axes : - Un positionnement plus offensif des entreprises sur les marchés en croissance ou à forte valeur ajoutée avec des encouragements à l’utilisation du bois dans la construction sur l’exemple de l’Alliance Forêt Bois pour la construction et les projets de type ARBRE ; - Une connexion des entreprises à « l’écosystème » de l’innovation pour les aider à construire une démarche d’innovation durable, en lien avec les Plans d’Investissement pour l’Avenir ; - Un développement de l’innovation technologique et de process, comme le BIM, qui permet de créer virtuellement des modèles de bâtiments de façon très précise. L’innovation dans la filière passe ainsi par la mutualisation des échanges entre tous les acteurs, afin de mettre en relation les savoir-faire, les connaissances et l’ingénierie des différents acteurs publics et privés.

3. L’innovation de la filière forêt-bois passe par son financement

Afin de structurer davantage l’innovation, la filière a besoin de soutien et d’encouragement. Pour cette filière, l’analyse prévue dans le RDI 2025 sur les dispositifs et instruments de financement de la recherche et du développement est fondamentale. Rémunération des aménités positives et taxe carbone La filière forêt-bois, de l’amont à l’aval, est le principal puits de carbone en France. La filière souhaite aujourd’hui que l’Etat s’engage sur des actions exemplaires reconnaissant, compensant et simulant les efforts réalisés par la filière. La rémunération des aménités positives de la filière et la taxe carbone sont ici de francs encouragements pour continuer de relever le défi du changement climatique. Plus les industries de transformation seront performantes avec du bois issu de forêts françaises, plus la gestion forestière sera dynamisée, la sylviculture active, les services environnementaux confortés et les marchés stimulés. 

Partenariats

Les partenariats entre le public et des agences comme l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie), ou encore la réussite d’ADIVbois (Association pour le Développement des Immeubles à Vivre Bois) sur la construction d’immeubles de grande hauteur en France sont des illustrations réussies. Initiatives publiques En parallèle de ces subventions, des initiatives publiques ont été lancées pour aider financièrement les entreprises de la filière. La Banque Publique d’Investissement (BPI) en est un bon exemple puisqu’elle cherche à stimuler des investissements pour l’innovation de la filière. Elle a participé au Fonds Bois 1, doté de 20 millions d’euros. Il est destiné aux petites et moyennes industries françaises de la première et de la deuxième transformation du bois. Sa continuité est assurée par le Fonds Bois 2, créé en 2014. La BPI participe à hauteur de 25 millions d’euros à ce programme, avec un soutien du CODIFAB (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois) et de l’Union des Industries de l’Ameublement. Les Programmes d’Investissements pour l’Avenir 1 et 2 (PIA), lancés respectivement en 2010 et 2014, renforcent ces initiatives publiques. Ils ont été mis en place pour financer les investissements innovants en général. Le PIA 2 permet en théorie d’intégrer trois aspects transversaux de la démarche d’innovation : - l’innovation organisationnelle et fonctionnelle ; - l’innovation non limitée à chaque produit bois car elle s’intègre dans une recherche de performance globale, un service d’agencement et d’espace à vivre en bois ; - l’innovation en matière d’affichage environnemental des performances des produits destinés aux marchés à grand potentiel en 2020. Le PIA représente pour la filière un catalyseur et un facilitateur. Il permet de générer de la compétitivité, indispensable à l’avenir de la filière forêt-bois et de tous ses opérateurs. Autre exemple, en 2015, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, le ministère du Logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité et l’interprofession nationale France Bois Forêt se sont engagés en faveur de l’innovation dans le secteur des feuillus. Ils ont lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) visant à accompagner les projets industriels développant des produits et des solutions innovantes valorisant la ressource locale de feuillus dans la construction, notamment dans les produits à base de CLT. 

II. Le salon ForestINNOV, le premier salon de l’innovation dans la filière

1. Euroforest, salon forestier référent depuis 20 ans, à l’initiative de la création de ForestINNOV Créé en 1995 par Aprovalbois, l’interprofession de Bourgogne, et la Coopérative Forestière Bourgogne Limousin, Euroforest est le premier salon dédié à la forêt et à l’exploitation forestière en France. Euroforest a lieu tous les quatre ans, en pleine forêt sur un site de 100 hectares. Cette espace en plein air permet des démonstrations de matériels divers sur feuillus, résineux, sur terrain plat comme escarpé. Il rassemble tous les acteurs de la filière, de l’amont comme de l’aval, en s’appuyant sur son réseau de partenaires institutionnels, professionnels et privés. Chacune des éditions de ce salon, aujourd’hui unique en France, rassemble toujours plus de participants. L’édition 2014 a confirmé cette tendance avec une augmentation de 39 % de participants. Chiffres clés Euroforest 2014 - 409 exposants, dont les activités sont très diverses : exploitation forestière, sylviculture, matériel de transport, accessoires, petit matériel, matériau bois, services, secteur bois énergie… - Plus de 39 000 visiteurs, professionnels comme particuliers, ont participé au salon en 2014, contre 9 000 visiteurs pour la première édition. - Un rayonnement international, avec des exposants venant du monde entier : 13 pays étaient représentés en 2014. La prochaine édition de Euroforest aura lieu les 21, 22 et 23 juin 2018, à Saint-Bonnet-de-Joux (71), en Bourgogne.

2. Lancement de ForestINNOV : le premier salon exclusivement dédié à l’innovation et aux services dans la filière

2.1 La montée en puissance progressive des innovations dans la filière Au fil des années, Euroforest a enregistré une accélération des innovations dans la filière. De ce fait, le besoin s’est confirmé de mieux faire connaitre ces entreprises auprès des clients, du public forestier, des prescripteurs. Une volonté est alors née de mettre en avant ces sociétés de services innovants. En 2016, Euroforest décide donc de créer un nouveau salon dédié aux services et à l’innovation de la filière forestière : ForestINNOV. A travers ce nouveau thème, ForestINNOV présente les forces de la filière et ses capacités à innover pour répondre aux enjeux de demain. Les objectifs sont doubles : - communiquer sur les services, les innovations, la recherche dans le domaine forestier, ainsi que sur les sociétés proposant ces services ; - développer les relations entre fournisseurs et clients, les réseaux professionnels et l’utilisation des solutions novatrices. L’ambition des organisateurs pour cette première édition est de rassembler 40 exposants, dont des start-up, et plus de 2 000 visiteurs. Tous les secteurs d’activités liés à la forêt sont visés : édition de logiciels et de solutions de systèmes d’information géographique, entreprises des NTIC, drones, assurances, banques, organismes de certifications, coopératives et experts forestiers, établissements de formation, de R&D, logistique, transport, exploitation forestière… Aujourd’hui, les objectifs sont atteints puisque 40 exposants ont déjà confirmé leur inscription à ForestINNOV. 

2.2. Les moments forts de ForestINNOV

La première édition aura lieu les 24 et 25 novembre 2016 à Charnay-lès-Mâcon (71850) en Bourgogne autour de trois moments forts : - un salon d’affaires, pour présenter les innovations de la filière, les dernières avancées. Par exemple seront exposées : machines forestières, sociétés de service, interprétation d’images satellitaires… - des rendez-vous d’affaire pour échanger entre professionnels : propriétaires, entrepreneurs, gestionnaire forestiers et entreprises de services innovants - des conférences thématiques, animées par des professionnels de la filière : Jeudi 24 novembre : o Moteurs hybrides, le futur dans nos forêts - Logset (à 10 heures) o eMOBOIS, un outil pour faciliter et sécuriser l’échange d’information entre entreprises - eMOBOIS (à 11 heures) o Le marché foncier forestier - SAFER Bourgogne Franche-Comté (à 12 heures) o Acquisition LIDAR et gestion forestière - Delta Drone (à 14 heures) o Observation de la ressource forestière de la région à la parcelle : applications de nouvelles technologies au massif landais - IGN (à 15 heures) o Financement du matériel par crédit-bail - Crédit Agricole (à 16 heures) Vendredi 25 novembre : o Certifications forestières, réglementations et légalité du bois - Bureau Veritas (à 14 heures) o Assurance des forêts après le 1er janvier 2017 - Crédit Agricole (à 15 heures) o Le marché foncier forestier - SAFER Bourgogne Franche-Comté (à 16 heures)

2.3. Les partenaires du salon

Les partenaires de ForestINNOV se regroupent autour des institutions privées comme publiques, qui témoignent d’un fort ancrage au territoire. 3. Les lauréats du concours ForestINNOV 2016 En amont de l’évènement, ForestINNOV a lancé un appel à candidature auprès de start-up sur le thème de l’innovation. Le jury est le comité de pilotage de ForestINNOV, qui rassemble des professionnels de la filière, l’interprofession, des coopératives forestières, des gestionnaires de forêt et des entreprises d’exploitation forestière. Les trois start-up lauréates de ce concours, seront invitées à exposer gratuitement leur innovation sur un stand à l’occasion du salon et bénéficieront ainsi d’une visibilité accrue. 

Les start-up lauréates de ce premier concours ForestINNOV sont :

Corvus Monitoring : spécialisée en imageries et mesures aéroportées

Delta Drone : spécialisée en acquisition de données pour l’agriculture, en hydrologie, en visite de sites, en inspection industrielle

votremachine.com : le premier site de location de matériel agricole et forestier.

La remise de prix pour les start-up lauréates du concours aura lieu le vendredi 25 novembre à 10h30 sur le salon.

4. Les lauréats de la recherche

ForestINNOV implique également les acteurs de la recherche afin d’accompagner les avancées futures de la filière. En partenariat avec « plantons pour l’avenir », ForestINNOV décernera des prix de recherche forestière à trois doctorants travaillant sur les thèmes du reboisement. « Plantons pour l'Avenir » est un fonds de dotation ambitieux et innovant créé pour répondre concrètement aux enjeux actuels et futurs du reboisement en France. Il vise à soutenir directement des opérations de plantations, à favoriser une gestion dynamique des forêts, à créer la ressource pour approvisionner l'industrie locale, à mobiliser l'opinion sur le rôle primordial de la forêt, à soutenir le développement de techniques et de pratiques de gestion forestière innovantes. Les lauréats de ce concours de recherche forestière sont :

-Marjorie Vidal pour sa thèse « Optimisation des stratégies d’amélioration génétique du pin maritime grâce aux marqueurs moléculaires ». Thèse CIFRE FCBA-INRA.

-Florian Gautier pour ses travaux sur l’« aptitude du douglas (Pseudostuga menziesii) à l’embryogenèse: approches de physiologie cellulaire et moléculaire ». Université de Limoges

-Thiebault Chauvin pour ses travaux sur l’« adaptation des Douglas à la sécheresse » (co-dirigée par P. Rozenberg, INRA Val de Loire et H. Cochard, INRA Clermont-Ferrand) La remise de prix pour les lauréats de la recherche aura lieu le vendredi 25 novembre à 9h30 sur le salon. Plusieurs organismes de recherche seront également présents afin de présenter et faire connaître leurs derniers résultats.

III. Un exemple concret d’innovation dans la filière : la start-up Corvus Monitoring

1. Présentation de la start-up Corvus Monitoring est une jeune start-up créée en 2010, employant à ce jour une personne. Elle est spécialisée en images, mesures et vidéos aéroportées dans trois types de domaines : - les ortho photos - la topographie - l’inspection de structures. A partir de matériel divers (drones, nacelles à main, caméras), Corvus Monitoring propose d’aborder les projets par un nouvel angle : la vue du dessus, au moyen de photographies ou de vidéos. A partir de ces acquisitions de données puis de modélisations, Corvus Monitoring propose également des reconstitutions en 3 dimensions par photogrammétrie.

2. Applications au domaine forestier Corvus Monitoring est en cours de développement d’un outil d’avenir pour la gestion forestière en France. C’est une plateforme web, actuellement utilisée en Suisse, comportant une cartographie interactive alimentée par tous les acteurs d’une exploitation forestière et par Corvus Monitoring. Ils peuvent y renseigner les besoins d’interventions, le pourcentage de peuplement, la proportion de résineux et de feuillus, etc. Corvus Monitoring utilise des technologies LIDAR et hyperspectrales pour acquérir ces données d’entrées. Cette plateforme permettra à terme d’obtenir une cartographie fine ainsi qu’une connaissance approfondie du peuplement, via la densité, le nombre de tiges par hectare, les besoins d’entretien, l’état sanitaire des arbres, etc. Corvus Monitoring embarque la technologie LIDAR (Light Detection and Ranging) sur ses drones. Cette technologie, basée sur la dispersion d’un faisceau lumineux par les molécules de l’atmosphère permettra de modéliser les forêts en place avec précision. La volumétrie sur pied pourra alors être approchée d’assez près et assez précisément pour se passer des relevés de terrain. Corvus Monitoring travaille actuellement en collaboration avec des chercheurs de l'école polytechnique de Lausanne pour développer cette technologie. De nombreux défis restent encore à relever avant d’atteindre une mise en application plus opérationnelle de cette technologie. Par exemple, la réduction des coûts matériels, les mises au point spécifiques de LIDAR ou encore l’amélioration des algorithmes permettant l'extraction des arbres individuels. Corvus Monitoring utilise également des capteurs hyperspectraux, qui permettent de démultiplier les bandes des spectres électromagnétiques (lumière visible, infrarouges et ultraviolets). La lumière et les couleurs sont ainsi décomposées en plusieurs nuances qui sont analysées par ces capteurs hyperspectraux. Couplés ou non avec un LIDAR, ces capteurs hyperspectraux permettent notamment de distinguer les essences et donc réaliser des inventaires forestiers précis. Ils peuvent aussi être utilisés pour évaluer la santé d'une exploitation forestière (stress, rendement, détection et diagnostics précoces des maladies...) ou encore pour affiner les plans de coupe sélective.

Intervenants

Cyril LE PICARD, président de France Bois Forêt (FBF) L’Interprofession nationale filière Forêt- Bois a été créée le 8 décembre 2004 sous l’égide du ministère de l’Agriculture en charge des Forêts. Depuis, France Bois Forêt aux côtés des professionnels de la filière cofinance grâce la Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) des actions collectives de promotion, de progrès techniques, d’éducation à l’Environnement, de mise à disposition de données statistiques, de recherche et développement, encourage l’innovation et l’export de produits transformés. Aujourd’hui, 21 organisations professionnelles représentatives composent l’interprofession nationale : les propriétaires et gestionnaires forestiers publics et privés, les experts forestiers de France, les entrepreneurs de travaux forestiers, les pépiniéristes, grainiers et reboiseurs, les professionnels de la première transformation du bois : récolte, scierie, rabotage, parquet massif et l’emballage en bois caisses palettes et emballages légers. Les six membres associés sont : France Bois Régions (FBR) qui regroupe les 22 interprofessions régionales, le Centre Nationale de la Propriété Forestière (CNPF), l’Association des Sociétés et Groupements Fonciers et Forestiers (ASFFOR), le Comité Interprofessionnel du Bois Energie (CIBE), l’Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (FCBA) qui a pour mission de promouvoir le progrès technique, participer à l’amélioration du rendement et à la garantie de la qualité dans l’industrie et le Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC) pour la certifications forestière.

Luc CHARMASSON, président de France Bois Industries Entreprises (FBIE) France Bois Industries Entreprises (FBIE), interprofessionnelle nationale de l’aval créée en février 2011, rassemble les entités représentatives au niveau national des secteurs utilisateurs du bois et de ses dérivés, de la scierie, de la pâte à papier, des industries et de la construction bois, de l’ameublement, des panneaux, qui s’engagent dans une démarche concertée de développement de l’utilisation du bois et de valorisation de la ressource. FBIE travaille sur les préoccupations communes de l’aval de la filière, industries et entreprises du bois, et agit sur les différentes politiques publiques qui ont un impact sur l’ensemble de la filière. L’objectif de FBIE aujourd’hui est de développer la compétitivité du secteur forêt-bois par les marchés. Les organisations professionnelles membres de FBIE sont l’UIB ‐ Union des Industries du Bois, la FIBC - Fédération des Industries Bois Construction, l’UIPP ‐ Union des Industries de Panneaux de Process, la Copacel - Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses , l’UNIFA ‐ Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement, la FFB‐CMP ‐ Fédération Française du Bâtiment Charpente Menuiserie Parquet, la CAPEB‐UNA‐CMA ‐ Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises ‐ Union Nationale Artisanale ‐ Charpente Menuiserie Agencement, la FNB ‐ Fédération Nationale du Bois, LCB ‐ Le Commerce du Bois, FBR ‐ France Bois Régions. Les membres associés à FBIE sont France Bois Région, FCBA Institut Technologique.

Jean-Philippe BAZOT, président d’Euroforest Dirigeant de l’entreprise Bongard-Bazot et Fils, propriétaire, exploitant forestier et scieur dans la Nièvre, Jean-Philippe Bazot est également très actif dans la filière forêt - bois. Président de l’interprofession bourguignonne de la forêt et du bois – Aprovalbois, de l’interprofession française du douglas – France Douglas et d’Euroforest, il a à coeur de développer la filière dans son ensemble, de façon harmonieuse. Dans un monde qui se développe constamment, il milite pour le développement de l’innovation, des échanges entre professionnels pour créer des liens interentreprises. Avec Euroforest et le nouveau salon ForestINNOV, son objectif est donc de montrer les nouvelles technologies utiles à la filière, et de créer un lieu de rencontres entre les acteurs de la filière forestière

Julien LIEB, créateur de Corvus Monitoring Après un baccalauréat électrotechnique, Julien Lieb s’est orienté vers une formation commerciale spécialisée dans les sports de montagne. Il a travaillé pendant plusieurs années pour des fabricants de skis, puis aux relations fournisseurs pour une boutique spécialisée dans l'alpinisme. Féru de science (notamment d'électronique) et de nature, il a souhaité se reconvertir en associant une autre de ses passions, la construction et le pilotage d'aéronef. Il a donc créé Corvus Monitoring en novembre 2014 dans l’objectif de mettre les technologies de pointe au service de l’environnement. Il a alors commencé à développer ses propres drones, adaptés aux demandes des géomètres. Il a également investi dans un calculateur puissant permettant d’accélérer les processus de calculs afin de livrer des résultats en haute définition plus rapidement.


Tags innovation , ForestInnov, forêt, drone, bois

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