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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

2La forêt française : une opportunité sous-exploitée

le 22/10/2017 à 17:42 par Etienne - Économie

Un récent rapport soulignait la "sous-exploitation" de la forêt française. Or, les opportunité de dynamiser son utilisation sont d'actualité : loi sur l'abandon des hydrocarbures, prochaine Programmation Pluriannuelle de l'Energie, voire même Impôts sur la Fortune (l'immobilier)...

La forêt recouvre 1/3 du territoire national, en augmentation depuis la seconde guerre mondiale (5 M ha d’accru sur le foncier agricole principalement du à la déprise agricole) ; cette augmentation de surface se couple d’un accroissement en volume du fait d’un prélèvement inférieur à l’accroissement naturel.

Or, la Forêt est un domaine éminemment prévisible (on peut prévoir à long terme les volumes et les essences). Il est donc possible de tracer des perspectives d’utilisation de cette offre de bois (innovation dans les usages) pour revenir à l’équilibre prélèvement/croissance, c’est-à-dire à une gestion durable (cycle d’exploitation forestière équilibré).

En outre, une bonne utilisation de l’accru forestier permet de maximiser la capacité d’absorption de carbone de nos forêts tout en fournissant une filière potentiellement créatrice d’emplois et dont la balance commerciale est encore aujourd’hui déficitaire.

L’adaptation de l’offre à la demande ne peut se faire que sur le long terme pour respecter les cycles forestiers. C’est donc plutôt par la dynamisation de la demande – l’aval de la filière – que cette mobilisation sera rendue possible. Aujourd’hui de nombreuses innovations permettent d’envisager une plus grande utilisation de la fibre de bois, ressource renouvelable : les produits de la filière (hydrates de carbone) sont substituables à l’essentiel des produits de la pétrochimie avec l’avantage d’être renouvelable et neutre en termes de bilan carbone.

Outre les bâtiments de grande hauteur véritablement innovants mais peu adaptés à la ressource française (dont seul un tiers est composé de résineux), c’est par le développement des usages du bois dans nos usages quotidiens (vélo, lunettes…), l’apparition de nouveaux matériaux biossourcés (bois translucide), de nouveaux outils (imprimante 3D) que la ressource sera mobilisée. Le soutien à l’innovation, par exemple dans le plan Pisani-Ferry est l’opportunité de cette mandature (ce quinquennat) pour répondre aux objectifs cités, comme l’a été – et continue – le Programme des Investissements d’Avenir.

A l’heure où le parlement vote la fin de l’exploitation des hydrocarbures, il est nécessaire de réfléchir aux matériaux de substitution ainsi qu’aux énergies de demain et le bois est une des réponses possibles, rare matériau renouvelable et source d’énergie soutenable, dans le cadre d’une bonne gestion de la ressource. Outre le soutien à l’innovation déjà cité, les objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et l’accroissement du fonds chaleur seront les outils de ce développement.

Une autre voie de mobilisation de la ressource est la fiscalité. Le bois peut s’apparenter à une rente lorsqu’il est thésaurisé et non pas mobilisé dans des plans de gestion effectivement mis en œuvre. La soumission à un investissement productif/mise en œuvre du plan de gestion, de la defiscalisation de la forêt de l’impôt sur le patrimoine immobilier peut être une piste en ce sens.

Le bois est une opportunité pour la France et une chance pour la planète. Saisissons-là !

 


Tags innovation , forêt, fiscalité, bois, énergie

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0La 1re éolienne en mer de France mise à l'eau

le 14/10/2017 à 12:24 par Etienne - Économie

C'est à Saint-Nazaire qu'a été inaugurée Floatgen, la première éolienne en mer de France, flottante. Conçu par Ideol, le flotteur béton réalisé par Bouygues Construction a permis le montage d'une éolienne et sera testé sur le site de test en mer Semrev de l'Ecole Centrale de Nantes. Elle a été baptisée ce vendredi 13 octobre par Catherine Chabaud, en présence du Secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu et de nombreuses personnalités et représentants de la filière.

C'est une première en France où aucune éolienne en mer n'est encore installée contrairement aux autres pays européens qui ont installé, depuis le début des années 1990, plus de 13 GW soit 3 000 éoliennes en mer. En France, 6 parcs sont en cours de développement pour l'équivalent de 3 GW et devraient voir le jour à partir du début des années 2020. 

La France en retard?

Si la France est partie plus tardivement que les autres pays européens, elle a également mis en place des procédures administratives longues et complexes qui allongent les durées de réalisation des parcs (et donc le coût final) ainsi que des recours systématiques de certains opposants. Des améliorations sont intervenues ces dernières années, S. Royal instaurant une cour administrative d'appel unique pour accélérer les recours, une nouvelle procédure dite de "dialogue concurrentiel" pour accélérer la phase administrative. Est actuellement à l'étude l'octroi d'un "permis enveloppe" comme cela se pratique au Danemark ou au Royaume Uni permettant d'anticiper les études nécessaires lors de l'attribution des autorisations.

Pour autant, ces projets européens ne concernent que des parcs d'éoliennes sur des supports posés (on installe l'éolienne sur un pieu posé sur le fond marin), ce qui n'est envisageable que jusqu'à certaines profondeurs (environ 50 m). Pour aller plus au large, ou s'adapter à des configurations comme en Méditerranée où ces profondeurs sont atteintes très près des côtes), de nouveaux types de supports flottants sont actuellement testés. Seules quelques éoliennes dans le monde ont jusqu'ici fait l'objet d'essais : au Portugal, en Norvège ou encore au Japon. Avec Floatgen à Saint-Nazaire la France se place ainsi dans le peloton de tête de cette technologie. Après les prototypes, les petites séries : 4 sites ont été attribués en 2016 pour cela : en Bretagne et en Méditerranée, pour une mise en service au début des années 2020.

Un pilier de la transition énergétique?

Alors qu'une étude américaine récente a montré que l'éolien en mer, où les vents sont plus puissants et plus réguliers, pourrait fournir en énergie le monde entier, il est clair que l'éolien en mer sera un des piliers du mix énergétique français. La prochaine Programmation Pluriannuelle de l'Energie dont N. Hulot vient de lancer la concertation devra permettre de se fixer des objectifs à l'horizon 2028 permettant aux énergies renouvelables de monter en puissance et permettant à la France d'atteindre ses engagements européens ou internationaux (COP 21).

Si les salariés des centrales nucléaires en voie de fermeture ou des centrales au charbon promises au même destin peuvent légitimement s'inquiéter, le secrétaire d'Etat Lecornu a rappelé que N. Hulot s'est engagé à ce que des contrats de transition énergétiques permettent aux salariés de se reconvertir et de retrouver des perspectives optimistes.

Une opportunité pour la France

Car les emplois dans les nouvelles sources d'énergies peuvent être nombreux si notre pays sait en saisir l'opportunité. Le récent rapport de l'Observatoire des Energies de la Mer (www.merenergies.fr) a montré que, même si aucune éolienne n'était encore installéé en mer en France, en 2016, plus de 2 000 emplois avaient été créés pour développer ces technologies, ces futurs parcs et exporter (75% du chiffre d'affaires français en 2016 dans cette filière a été réalisé à l'export).

Avec un projet clair : des volumes à installer dans un calendrier bien défini - et tenu grâce à des procédure simplifiées et accélérées -, la filière des énergies de la mer créée des emplois d'avenir.

Un coût pour le consommateur?

Le coût des premiers parcs français correspond au lancement de la filière, pas encore de séries industrielles permettant les économies d'échelle et volonté de créer une filière française avec des usines (turbines et nacelles ainsi que sous-stations électriques et fondations à Nantes Saint-Nazaire aujourd'hui; demain hydroliennes, pales d'éoliennes à Cherbourg ainsi que pales et nacelles au Havre, sans compter les nombreuses PMI dans toutes les Régions (cf www.merenergies.fr). 

L'évolution des prix de l'éolien en mer est tout à fait enthousiasmante puisque les derniers parcs attribués aux Pays-Bas ou au Royaume Uni sont aux prix de marché, en Allemagne des parcs sont attribués sans aucune subvention publique. La France bénéficiera sans doute des retours d'expérience européens.

 

Alors l'inauguration de la première éolienne flottante en France ce vendredi lève un voile sur ce que pourrait être notre futur énergétique et nos emplois de demain!


Tags mer, industrie, emploi, éolien, énergie

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0Les énergies de la mer : une opportunité pour la France

le 28/07/2017 à 11:25 par Etienne - Économie

Le Premier rapport de l'observatoire des énergies de la mer (www.merenergies.fr) voulu par le Cluster Maritime Français et dévoilé lors des Assises des énergies marines renouvelables du Syndicat des Energies Renouvelables, au Havre à l'occasion de la convention d'affaires Seanergy, a permis de montrer l'état réél de la filière en France.

Sans extrapolation ni estimation, notre rapport a reçu près de 200 réponses d'entreprises impliquées dans la filière, soit plus de 60% de taux de réponse, montrant à la fois que, si les parcs français n'ont pas encore vu le jour au large de nos côtes, les entreprises et acteurs de la recherche et de l'innovation ont comencé à investir (plus d'1,3 milliards d'euros) aux côtés de l'Etat et des collectivités. Déjà plus de 2000 emplois ont été recensés au 31/12/2016, répartis sur tout le territoire littoral et ses régions. Si la Région Pays de la Loire tire son épingle du jeu c'est suite aux décisions d'implantations industrielles comme GE (ex-Alstom) à Saint-Nazaire (usine de frabrication de nacelles) et Nantes (centre d'ingénierie) ou encore des choix d'investissements comme STX avec son usine dédiée aux sous-stations et fondations : Anemos. Les autres Régions ne sont pas en reste comme PACA avec des PMI prometteuses, la Normandie qui vient de voir confirmer l'implantation d'une usine Naval énergies en cours de construction pour l'assemblage d'hydroliennes et de LM Wind Power pour les pales, à Cherbourg. La Bretagne a engagé de nombreux investissements comme au port de Brest, l'Aquitaine développe son site de tests Seeneoh pour l'hydrolien estuarien et Hauts de France est dans la phase de dialogue compétitif pour un futur parc au large de Dunkerque. Occitanie, qui accueille 2 des 4 fermes pilotes d'éolien flottant et qui dispose du plus fort potentiel national sur cette technologie se donne pour ambition d'être Région à énergie positive.

Ce volontarisme et ces investissements permettent à nos entreprises d'exporter (en majorité des TPE et PME dans cette phase d'émergence de la filière mais dont les emplois sont répartis en trois tiers entre TPE/PME, ETI et Grandes entrerises). 75% du Chiffre d'affaires réalisé en 2016 l'a été dans les autres pays européens montrant le potentiel de la chaine de valeur française.

A l'aube du déploiement des premiers parcs français, il y a donc une réelle opportunité de croissance bleue pour la France. Au gouvernement de la saisir et de la booster en donnant des perspectives claires en termes de volumes à installer et de calendrier des appels d'offres nationaux, en simplifiant et acélérant les procédures administratives, bref en se rapprochant des standards européens... où les énergies de la mer sont en plein développement avec déjà plus de 12 GW installés soit l'équivalent en puissance de plusieurs centrales nucléaires. 


Tags mer, industrie, EMR, emploi, énergie

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0Les énergies de la mer dans le débat des primaires de la gauche!

le 17/01/2017 à 12:37 par Etienne - Économie

 Les questions environnementales et en particulier les énergies renouvelables ont été abordées plus longuement que lors des débats des primaires de la droite et du Centre, par les candidats de la primaire de la gauche lors de leur deuxième débat.

 

Quel choix de mix énergétique pour la France dans les années à venir ?

 

Le débat a tourné sur la place respective accordée aux énergies renouvelables et au nucléaire dans le mix énergétique. Il y a clairement deux courants : les défenseurs d’un choix volontariste des énergies renouvelables et donc la fin du nucléaire (De Rugy, Benhamias, Hamon), et de l’autre côté, ceux qui, tout en voulant développer les énergies renouvelables, conservent une production nucléaire plus ou moins forte (Montebourg, Valls, Peillon, Pinel).

 

François de Rugy affiche l'objectif, repris dans une étude de l’Ademe, de 100% d'électricité renouvelable en 2050. Sa méthode privilégie les économies d'énergie notamment via des aides au diagnostic et aux travaux dans le bâtiment.

 

Benoît Hamon ministre estime que le prix du mégawattheure nucléaire va considérablement augmenter du fait des coûts de maintenance et de mise en sécurité des centrales nucléaires. Le choix des énergies renouvelables est donc aussi celui des économies pour els Français. Il ajoute, se basant sur les rapports de l'OCDE, qu'à niveau de production énergétique équivalent, les EnR créent six fois plus d'emplois que le nucléaire. D’ailleurs Jean-Luc Benhamias estime d’une part  que plusieurs générations travailleront encore sur le démantèlement des centrales et la gestion de déchets radioactifs et d’autre part que les salariés du nucléaire se reconvertiront facilement dans les énergies renouvelables.

 

Dans l’autre camp, c’est le maintien du nucléaire qui reste une priorité : "On a besoin du nucléaire pour réduire notre addiction au carbone", estime Arnaud Montebourg. C’est un peu la position de Manuel Valls. Les Energies renouvelables, "Il faut y aller doucement", estime Vincent Peillon qui voit le risque de devoir recourir aux énergies fossiles si le nucléaire est trop vite supprimé. Sylvia Pinel juge quant à elle que "les énergies renouvelables et le nucléaire sont complémentaires" (pour elle, " l'objectif de 50% de nucléaire en 2025 est très ambitieux ».

 

Une passe d’armes a d’ailleurs eu lieu quant à la supposée "indépendance énergétique de la France". François de Rugy a rappelé que le nucléaire dépendait à 100% d'uranium importé de pays "peu fréquentables" comme le Niger ou le Kazakhstan…

 

François de Rugy et Benoit Hamon ont cité, à juste titre, les énergies de la mer comme potentiel fort de production, gage d’indépendance énergétique, de montée en puissance des renouvelables et de création d’emplois (le bassin de Saint-Nazaire a été évoqué).


Tags renouvelable, nucléaire, mer, emploi, énergie

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0Création de l'Observatoire des Energies de la Mer

le 16/11/2016 à 21:20 par Etienne - Économie

Au cours des cinq der nières années, les énergies de la mer ont donné naissance à une nouvelle filière des industries maritimes. Ce n’est pas si courant et c’est une bonne nouvelle pour notre pays. Le Cluster Maritime Français a toutefois mesuré combien cette nouvelle filière reste mal connue et parfois controversée aussi lui a-t-il semblé utile d’éclairer ces réalités et surtout de montrer la dynamique en cours des énergies de la mer, et a décidé avec le soutien de ses adhérents, de porter sur les fonts baptismaux « L’observatoire des énergies de la mer » qu'il a confié à Christophe Clergeau, Marc Lafosse et Etienne Pourcher. Comme toujours le CMF travaille en lien étroit avec le SER et le GICAN.

 Il s'agit de construire un consensus national autour du développement de cette filière.

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER a pour objectif de fédérer les soutiens à la filière des énergies marines renouvelables au-delà des clivages politiques 

L’OBSERVATOIRE DES ÉNERGIES DE LA MER EST :

- une démarche de rassemblement ouverte et pluraliste autour de la filière des énergies marines renouvelables

- un centre de ressources, une plateforme d’échange, d’information, de rencontre et de débat, qui permet de rassembler les contributions et de répondre aux légitimes interrogations

- prochainement une base de données et un document de synthèse montrant la réalité de la filière dans toutes ses dimensions

Cette démarche va se tourner au cours des prochaines semaines vers les candidats aux élections présidentielles, vers le monde parlementaire, et, plus original, vers les personnalités de la société civile dont la voix compte quand on parle de la mer, d’industrie, d’énergie.

Chaque grand évènement du maritime sera valorisé pour appuyer le parcours de « l’observatoire des énergies de la mer », notamment Euromaritime et Seanergy où sera présentée en mars au Havre la première publication de l’observatoire qui donnera une vision complète des réalités de la filière, réalités énergétiques et industrielles, mais aussi d’emploi, de formation, de recherche, de mobilisation des professions maritimes,…

« L’observatoire des énergies de la mer » sera une réussite si nous savons faire partager une vision et un enthousiasme ; la vision d’une ambition maritime française, d’une nouvelle filière industrielle qui contribue à la croissance et à la création d’emploi au croisement de la croissance bleue et de la transition énergétique ; l’enthousiasme d’une équipe, d’un collectif très large, qui multiplie les initiatives, est en train de réussir son décollage économique, et part à la conquête de l’Europe et du monde. 


Tags mer , maritime, croissance, énergie

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0Les énergies renouvelables, pour un monde meilleur

le 24/12/2015 à 15:26 par Etienne - Économie

 Succès de la COP 21 à Paris

La lutte contre le changement climatique va de soi : démontré scientifiquement, le réchauffement de la planète induit des conséquences dramatiques sur le climat, voire sur la survie même de l’humanité.

C’est un enjeu environnemental auquel, outre l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, les énergies renouvelables peuvent répondre. Les objectifs de production d’énergies décarbonées, fixés par l’Union Européenne ainsi que la France à travers la récente Loi de Transition Energétique, sont un premier pas dans cette direction. En particulier les énergies de la mer sont sources de promesses gigantesques : placées à proximité des zones côtières les plus peuplées, elles peuvent concerner les territoires les plus riches et donc consommateurs comme les plus pauvres, y compris insulaires : utiliser l’énergie du vent en milieu marin, plus fort et plus régulier, l’énergie des courants et des marées, demain des températures aquatiques ou encore des vagues, voici de quoi espérer.

C’est également un enjeu social : la lutte contre le changement climatique rejoint celle contre les inégalités. Les premiers affectés par les effets du changement climatique sont les plus démunis, car ce sont eux les plus mal logés, les plus mal nourris et ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face. Les pays dit « pauvres » ne sont pas les seuls concernés, je me souviens avoir travaillé à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique des bâtiments avec l’Ademe pour lequel, même avec une subvention à hauteur de 80% des travaux certaines familles ne pouvaient avancer les 20% restant.

Cet enjeu social se couple avec un enjeu d’équilibre mondial : le changement climatique renforcera les inégalités dans le monde avec le retour à l’extrême-pauvreté de plus de 700 millions de personnes selon une étude anglaise. Autant dire que les réfugiés climatiques qui devront partir parce que leurs îles ou zones côtières seront submergées et les réfugiés économiques qui ne pourront plus se nourrir seront nombreux. Cela déstabilisera des régions entières, entrainant des guerres et d’autres réfugiés…

L’enjeu sécuritaire n’est pas le moindre quand on sait, par exemple, que DAESCH (acronyme de l’Etat islamique) tire une grande partie de ses revenus de la vente de pétrole. Là aussi, développer les énergies renouvelables c’est frapper le terrorisme au porte-monnaie !

Les accords de Paris doivent donc désormais se mettre en œuvre de la manière la plus rapide, la plus contraignante et la plus efficace.

L’objectif est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels». Les pays développés doivent continuer à réduire le volume de leurs émissions de GES, les pays en développement peuvent encore les augmenter, mais devront eux aussi inverser la tendance pour qu’à partir de 2050, les émissions de GES ne dépassent pas le niveau de ce que peuvent absorber la nature et les instruments de stockage de CO2 conçus par l’homme.


Tags renouvelable, réfugiés, mer, emr, COP 21, énergie

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0Les énergies marines, des ressources pour demain!

le 02/06/2015 à 10:00 par Etienne - Économie

 Les énergies marines renouvelables regroupent l'éolien en mer, posé sur fondations ou flottant -profitant ainsi d'une meilleure exposition au vent que sur terre - les hydroliennes, utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mer jouant sur les différences de températures de l'eau, ou encore le houlomoteur, récupérant l'énergie des vagues. Autant de pistes prometteuses, certaines commercialisées comme l'éolien, ou en voie de l'être comme l'hydrolien, pour proccurer à notre planète une énergie sans carbone ni déchets.

L’édition nantaise de la convention d'affaires Thétis EMR, qui présentait les avancées industrielles de ces technologies, les 20 et 21 mai, a marqué une nette progression par rapport à l'édition précédente. Le nombre d’exposants est passé de 262 à 293 et la surface d’exposition de 4 200 à 6 000 m2. Le salon totalise par ailleurs près de 4 000 participants, dont 25 % de visiteurs étrangers, et près de 1 000 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Elle a débuté par les Assises nationales des énergies marines renouvelables organisées par le SER (Syndicat des Energies Renouvelables).

Une région valorisée

La Région des Pays de la Loire était représentée par un village régional de 50 exposants dont un stand collectif animé par l’Agence Régionale de l'Innovation, avec  28 co-exposants, académiques, recherche, territoires, entreprises…  avec 3 pôles de compétitivité, une représentativité régionale (Vendée, Sarthe – Greta du Maine, Maser Ingeniering, CTTM -, Mayenne – techni industrie -) ; le site internet dédié a relayé ces actualités pendant le salon sur www.emr-paysdelaloire.fr et un voyage de presse accueillait 25 journalistes de la presse nationale, spécialisée et généraliste avec notamment un point presse avec 5 présidents et vice-présidents de Régions qui s'engagent dans la coopération des territoires pour faire avancer ces technologies et le lancement de WeAMEC, le site de Recherche, Formation et innovation de es Pays de la Loire en matière d'énergies marines;  un espace Recherche Innovation un annuaire des compétences régional ainsi qu'une plaquette régionale emr ; un temps fort régional a eu lieu aveec les 3 collectivités partenaires et le Grand Port Maritime, au cours duquel, notamment, le cluster d'entreprises Neopolia et de grands Donneurs d'Ordre comme Alstom et les chantiers navals STX ont annoncé des commandes importantes pour la filière.

Au cours de ce même salon, la région a reçu deux délégations étrangères (Ecosse et Chine) pour renforcer les coopérations industrielles et commerciales ; une conférence "Invest’In" Pays de la Loire a d'ailleurs regroupé de nombreux participants ; Pour terminer cette semaine 4 parcours de visites avec 200 inscrits ont fait découvrir les centres de recherche et industriels de la région impliqués dans les emr ;

Thetis ce sont aussi des ateliers et conférences sur l'avenir des emr et des intervenants ligériens sont intervenus sur les conférences (Alstom, Geps techno, ECN, STX, GPM…) ;

Un comité stratégique emr régional s'est réuni à cette occasion, avec notamment les nouveaux patrons d’Adwen, les responsables d'Alstom Wind ou encore ceux d'EDF-EN et Engie, sous l'égide de la Région et de l'Etat pour piloter de manière collaborative la structuration de la filière en Pays de la Loire.


Tags Pays de la Loire, mer, énergie

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1La Déodatie remarquée à la rencontre régionale du défi « Familles à Energie Positive »

le 25/05/2014 à 22:08 par Etienne - Vosges

Les acteurs de la déodatie se sont vus remettre plusieurs prix régionaux en présence des présidents du Conseil Régional, Jean-Pierre Masseret, et du Syndicat Mixte du Pays de la Déodatie, Etienne Pourcher

 

 

C’est au parc animalier de Sainte Croix, que les prix de la saison 2013/2014 ont été remis pour cette opération, menée en partenariat avec l’ADEME, les espaces Info Energie (dont celui porté par le pays de la Déodatie), qui vise à réduire d’au moins 8% la consommation d’énergie des familles en modifiant leur comportement. Cette action s’inscrit à la fois dans la politique de transition énergétique de la Région Lorraine et celle du Pays de la Déodatie.

 

407 familles Lorraines ont participé à l’édition 2014 (du 1er décembre 2013 au 30 avril 2014) dans un esprit convivial et ludique. En Déodatie, avec le soutien de l’Ademe et du Conseil Régional de Lorraine, le pays de la Déodatie, à travers son plan climat et son Espace Info Energie, a accompagné 27 familles au sein de 4 équipes, qui ont reçu une « écobox » (petits équipements économes), ont participé à des réunions « Tu Perds Watt », et ont été invitées à des événements collectifs (dont un « repas 80 » où 80% des produits sont issus de moins de 80 km).

 

Toutes ces familles étaient invitées au parc animalier de Sainte Croix pour l’événement final et c’est un bus de plus de 50 personnes originaires de Déodatie qui ont été reçues par Jean-Pierre Masseret et Etienne Pourcher. Au total ce sont plus de 300 personnes issues des 4 départements lorrains qui étaient présentes.

 

L’équipe « les énergiques » de Domfaing/Vervezelle a reçu des mains du président Etienne POURCHER, le prix de la plus économe avec 26,5% d’énergie économisée sur sa consommation ! autant de factures évitées, autant de pollution en moins !

 

L’équipe « les motivés » de divers secteurs de la vallée de la Meurthe et du Rabodeau a reçu le prix de l’enthousiasme grâce à la réalisation d’une vidéo très remarquée ! (taper « défi-familles-a-energie-positive-l-equipe-des-motives » sur www.dailymotion.com

 

Par ailleurs, les équipes « espérance » du centre social Lucie Aubrac et les « mini Watts » du centre social de Saint roch ont également reçu un diplôme pour leur participation active.

 

Plus d’infos sur : www.Deodatie.com


Tags pays lorraine, énergie

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le 17/10/2013 à 16:57 par Etienne - Vosges

 Le lundi 14 octobre 2013, les élus du Conseil Syndical du Pays de la Déodatie ont été conviés à une visite du chantier de la future unité de méthanisation de la SEML Méthaval (Société d’Economie Mixte Locale) sur la commune de Ban-de-Laveline, et ce dans le cadre des journées nationales de l’énergie. Accompagnés par Mr Jean-Jacques DAILLOT, Président de la Communauté de Communes du Val de Galilée et par les exploitants du GAEC Pierron (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun), les élus et journalistes présents ont pu constater l’avancée des travaux et assister à une présentation du fonctionnement de la future unité.

La SEML Méthaval a été créée en 2011, au terme d’une volonté commune entre la collectivité et les agriculteurs. Le projet participe activement à la réalisation du Plan Climat Energie Territorial (PCET) du Pays de la Déodatie de par ses objectifs à produire des énergies renouvelables et à réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre. Le but est de valoriser les effluents agricoles et équestres ainsi que les déchets verts provenant de 5 exploitations agricoles, d’un centre équestre et de 2 déchetteries. La méthanisation de ces matières organiques permet de produire d’une part une matière fermentée (digestat) et d’autre part un mélange gazeux (biogaz). Valorisé dans un moteur thermique de cogénération, ce dernier permettra de produire de l’électricité (150 kWh soit la consommation moyenne de 360 foyers) qui sera alors réinjectée dans le réseau ERDF. Quant à l’eau chaude produite pour le refroidissement du moteur, celle-ci sera valorisée par l’intermédiaire d’un réseau de chaleur qui alimentera 22 foyers riverains, permettra le séchage du fourrage de l’exploitation ainsi que la production de spiruline (algue d’eau douce ayant des vertus pharmaceutiques). Ce sont ainsi plusieurs emplois non délocalisables qui seront créés. Débutés cet été, les travaux devraient s’achever au cours de cet hiver. Actuellement, le chantier concerne notamment la construction des 5 « garages » qui seront dédiés au chargement pour la production du gaz et l’isolation de la structure pour garantir une totale imperméabilité à l’air et aux intempéries.

Le pays de la Déodatie, dont le plan climat vise à la fois les réductions de gaz à effet de serre et la hausse de la production d’énergie renouvelable, a soutenu ce projet à travers une aide de 50 000 euros (fonds européens de développement rural gérés par le GAL du pays de la Déodatie) et par une garantie bancaire.


Tags methanisation, europe, climat, énergie

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0Transition énergétique : la Déodatie exemplaire

le 22/02/2013 à 19:37 par Etienne - Vosges

Cette semaine a eu lieu la présentation du Plan Climat Energie Territorial du Pays de la Déodatie : après avoir réalisé le bilan carbone de notre territoire (les émissions de CO2 de nos activités : transports, habitat, industrie, agriculture...) et l'étude du potentiel d'énergies renouvelables que nous pourrions développer sur notre propre territoire, il s'agit de mettre en oeuvre un plan d'actions concrêtes.

 

Le constat : la facture énergétique de notre territoire s'élève à 280 millions d'euros par an! Facture salée pour nos familles, nos collectivités, nos entreprises... Ce sont les carburants et le pétrole les premières sources d'énergie utilisées et, par secteur, ce sont 1° l'habitat 2° l'industrie et 3° les déplacements (dans cet ordre) les plus gros consommateurs. Le potentiel d'énergies renouvelables est 1° le bois énergie - déjà bien utilisé - 2° l'éolien - inexploité actuellement sur notre territoire - 3° le solaire.

 

Conséquence de ce constat, le Plan Climat Energie Territorial du pays de la Déodatie, réalisé en concertation avec les associations, entreprises, élus et citoyens, a défini 6 thématiques déclinées en 60 actions concrêtes. Afin de les illustrer, voici quelques exemples présentés lors de la réunion organisée par le pays :

- Habitat (première source de consommation) : opération "habiter mieux en Déodatie" en partenariat avec l'ANAH et 14 collectivités du pays, dont le pilotage a été confié à la maison de l'emploi pour bien articuler cette action avec l'écocentre de Fraize afin de préparer nos artisans à cette action de lutte contre la précarité énergétique : il s'agit de permettre aux ménages qui en ont besoin d'isoler leurs maisons, pour des montants moyens de travaux de 14 000 euros avec des subventions allant jusqu'à 80%. Il s'agit d'agir dès maintenant sur notre première source de dépenses énergétique : enjeu environnemental (moins d'énergie consommée) enjeu social (coût du chauffage réduit pour les familles) enjeu économique (2,5 millions d'euros de travaux par an pour les entreprises du bâtiment); le projet a pour ambition innovante d'avancer les subventions pour éviter aux ménages d'avoir à avancer le coût total des travaux

- Mobilité : exemple du site internet "simplicim" de la région Lorraine qui permet de trouver une solution à ses problèmes de déplacements en transports en commun en un clic

- Alimentation : soutien aux AMAP (paniers d'agriculteurs locaux) du Pays, circuits courts, cours de cuisine et de jardinage; éviter le gaspillage

- Energies renouvelables : exemple du projet de parc éolien de belfays, projet de méthanisation sur le val de galilée, projets de petit hydroélectricité... et bien sûr soutien à la filière bois énergie (en lien avec la Charte Forestière de territoire)

- Déchets : créer des recycleries, ressourceries

- Finances : inventer un fonds local d'investissement, utiliser tous les outils à disposition, lien avec les initiatives du Parc des ballons des Vosges, monnaie locale...

 

Le projet "habiter Mieux en Déodatie" devient une référence en la matière par son caractère innovant (avance des subventions, groupé sur 14 communes et communautés de communes, lien avec la formation des artisans et le Pôle de l'Ecoconstruction de Fraize..) : il a été présenté et mis en avant lors du lancement du débat régional sur la transition énergétique à Metz au Conseil Régional.

En Déodatie, des ateliers débat vont se mettre en place sur les 6 thématiques pour trouver des porteurs de projet à chacune des 60 actions envisagées. Un agent du Pays de la déodatie est là pour vous aider à mener le projet qui vous intéresse! avis aux bonnes volontés : la lutte contre le réchauffement climatique est l'affaire de tous!


Tags transition énergétique, déodatie, CO2, énergie

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