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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Les énergies de la mer dans le débat des primaires de la gauche!

le 17/01/2017 à 12:37 par Etienne - Économie

 Les questions environnementales et en particulier les énergies renouvelables ont été abordées plus longuement que lors des débats des primaires de la droite et du Centre, par les candidats de la primaire de la gauche lors de leur deuxième débat.

 

Quel choix de mix énergétique pour la France dans les années à venir ?

 

Le débat a tourné sur la place respective accordée aux énergies renouvelables et au nucléaire dans le mix énergétique. Il y a clairement deux courants : les défenseurs d’un choix volontariste des énergies renouvelables et donc la fin du nucléaire (De Rugy, Benhamias, Hamon), et de l’autre côté, ceux qui, tout en voulant développer les énergies renouvelables, conservent une production nucléaire plus ou moins forte (Montebourg, Valls, Peillon, Pinel).

 

François de Rugy affiche l'objectif, repris dans une étude de l’Ademe, de 100% d'électricité renouvelable en 2050. Sa méthode privilégie les économies d'énergie notamment via des aides au diagnostic et aux travaux dans le bâtiment.

 

Benoît Hamon ministre estime que le prix du mégawattheure nucléaire va considérablement augmenter du fait des coûts de maintenance et de mise en sécurité des centrales nucléaires. Le choix des énergies renouvelables est donc aussi celui des économies pour els Français. Il ajoute, se basant sur les rapports de l'OCDE, qu'à niveau de production énergétique équivalent, les EnR créent six fois plus d'emplois que le nucléaire. D’ailleurs Jean-Luc Benhamias estime d’une part  que plusieurs générations travailleront encore sur le démantèlement des centrales et la gestion de déchets radioactifs et d’autre part que les salariés du nucléaire se reconvertiront facilement dans les énergies renouvelables.

 

Dans l’autre camp, c’est le maintien du nucléaire qui reste une priorité : "On a besoin du nucléaire pour réduire notre addiction au carbone", estime Arnaud Montebourg. C’est un peu la position de Manuel Valls. Les Energies renouvelables, "Il faut y aller doucement", estime Vincent Peillon qui voit le risque de devoir recourir aux énergies fossiles si le nucléaire est trop vite supprimé. Sylvia Pinel juge quant à elle que "les énergies renouvelables et le nucléaire sont complémentaires" (pour elle, " l'objectif de 50% de nucléaire en 2025 est très ambitieux ».

 

Une passe d’armes a d’ailleurs eu lieu quant à la supposée "indépendance énergétique de la France". François de Rugy a rappelé que le nucléaire dépendait à 100% d'uranium importé de pays "peu fréquentables" comme le Niger ou le Kazakhstan…

 

François de Rugy et Benoit Hamon ont cité, à juste titre, les énergies de la mer comme potentiel fort de production, gage d’indépendance énergétique, de montée en puissance des renouvelables et de création d’emplois (le bassin de Saint-Nazaire a été évoqué).


Tags renouvelable, nucléaire, mer, emploi, énergie

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0Les énergies renouvelables, pour un monde meilleur

le 24/12/2015 à 15:26 par Etienne - Économie

 Succès de la COP 21 à Paris

La lutte contre le changement climatique va de soi : démontré scientifiquement, le réchauffement de la planète induit des conséquences dramatiques sur le climat, voire sur la survie même de l’humanité.

C’est un enjeu environnemental auquel, outre l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, les énergies renouvelables peuvent répondre. Les objectifs de production d’énergies décarbonées, fixés par l’Union Européenne ainsi que la France à travers la récente Loi de Transition Energétique, sont un premier pas dans cette direction. En particulier les énergies de la mer sont sources de promesses gigantesques : placées à proximité des zones côtières les plus peuplées, elles peuvent concerner les territoires les plus riches et donc consommateurs comme les plus pauvres, y compris insulaires : utiliser l’énergie du vent en milieu marin, plus fort et plus régulier, l’énergie des courants et des marées, demain des températures aquatiques ou encore des vagues, voici de quoi espérer.

C’est également un enjeu social : la lutte contre le changement climatique rejoint celle contre les inégalités. Les premiers affectés par les effets du changement climatique sont les plus démunis, car ce sont eux les plus mal logés, les plus mal nourris et ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face. Les pays dit « pauvres » ne sont pas les seuls concernés, je me souviens avoir travaillé à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique des bâtiments avec l’Ademe pour lequel, même avec une subvention à hauteur de 80% des travaux certaines familles ne pouvaient avancer les 20% restant.

Cet enjeu social se couple avec un enjeu d’équilibre mondial : le changement climatique renforcera les inégalités dans le monde avec le retour à l’extrême-pauvreté de plus de 700 millions de personnes selon une étude anglaise. Autant dire que les réfugiés climatiques qui devront partir parce que leurs îles ou zones côtières seront submergées et les réfugiés économiques qui ne pourront plus se nourrir seront nombreux. Cela déstabilisera des régions entières, entrainant des guerres et d’autres réfugiés…

L’enjeu sécuritaire n’est pas le moindre quand on sait, par exemple, que DAESCH (acronyme de l’Etat islamique) tire une grande partie de ses revenus de la vente de pétrole. Là aussi, développer les énergies renouvelables c’est frapper le terrorisme au porte-monnaie !

Les accords de Paris doivent donc désormais se mettre en œuvre de la manière la plus rapide, la plus contraignante et la plus efficace.

L’objectif est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels». Les pays développés doivent continuer à réduire le volume de leurs émissions de GES, les pays en développement peuvent encore les augmenter, mais devront eux aussi inverser la tendance pour qu’à partir de 2050, les émissions de GES ne dépassent pas le niveau de ce que peuvent absorber la nature et les instruments de stockage de CO2 conçus par l’homme.


Tags renouvelable, réfugiés, mer, emr, COP 21, énergie

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