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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Nicolas Sarkozy, spécialiste du vrai... chômage

le 02/05/2012 à 11:33 par Etienne - Vosges

L’ultime publication des chiffres du chômage sous l’ère Sarkozy confirme l’échec de la politique conduite durant cinq ans dans le domaine de l’emploi par le président sortant. Avec une hausse de 16.600 personnes du nombre de demandeurs d’emploi et de 30.700 des Français en situation de sous-emploi, notre pays atteint des sommets historiques, soit 2,8 millions de Français pour cette première catégorie et 4,3 millions pour la seconde. 109 050 demandeurs d'emploi en Lorraine (+7,3% sur un an) la hausse la plus forte d'un mois sur l'autre est pour les Vosges!

 

Alors que Nicolas Sarkozy a souhaité vouloir fêter le « vrai travail », ces chiffres consacrent davantage le candidat sortant comme le spécialiste incontesté du « vrai chômage ».   

 

Cet héritage préoccupant de l’ère Sarkozy, qui abîme encore davantage la situation sociale dans notre pays, n’est pas le seul fait de la crise. La dégradation sur le front de l’emploi résulte en premier lieu de décisions politiques inefficaces et inconséquentes : défiscalisation des heures supplémentaires, absence d’une véritable stratégie productive sanctionnée par un déficit commercial de 70 milliards d’euros en 2011 et la perte de 400.000 emplois industriels dans le quinquennat, mais également des décisions incompréhensibles et des changements de pied insupportables dans les moyens alloués à la politique de l’emploi. C’est ainsi que la majorité de Nicolas Sarkozy a décidé de réduire de 10,5% le budget de l’emploi en 2011 et même de 11,3% pour l’exercice 2012, alors que le chômage n’a cessé d'augmenter durant cette période. Et que dire de la décision d’introduire dans la précipitation 1.000 postes en CDD pour Pôle emploi en février dernier après avoir supprimé 1.600 postes l'année précédente ?

 

La réalité c’est que Nicolas Sarkozy, qui a brusquement découvert que les grandes entreprises payaient moins d’impôts que les PME génératrices d’emploi, était davantage concentré sur la distribution de privilèges fiscaux aux plus favorisés des Français que sur la lutte contre le chômage. Avec plus d’un million de chômeurs de plus durant le dernier quinquennat, l’emploi aura été le grand échec du mandat de Nicolas Sarkozy.


Tags emploi, chômage

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0Faire Front

le 25/04/2012 à 19:11 par Etienne - Réflexions

 Une forte participation, Sarkozy en baisse, Hollande et la gauche en hausse

 

Les Vosgiens se sont exprimés. Avec 82% de participation, au-dessus de la moyenne nationale, ils ont voulu se mobiliser pour faire passer des messages.  Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 25,32% des suffrages exprimés soit 57 964 voix en baisse de 3,7% (il avait obtenu 29,05% en 2007) puisqu’il a perdu 12 054 électeurs vosgiens en 5 ans ! François Hollande sort deuxième de ce scrutin dans les Vosges avec 24,68% soit environ 2% de plus que Ségolène Royal, la candidate socialiste de 2007, avec 56 495 électeurs vosgiens, soit un gain de 1 613 voix. Cette progression de François Hollande dans les Vosges, alors que le candidat sortant est en forte baisse, s’effectue alors que Jean Luc Mélenchon avec 22 162 voix et 9,68% gagne plus de 19 535 voix par rapport à Marie Georges Buffet en 2007 ! On peut donc dire que la gauche progresse dans notre département avec une expression de colère sociale forte, dans le vote Front de Gauche, notamment mais pas seulement.

 

Le score du Front National

 

Car l’autre enseignement du scrutin est le résultat obtenu par le Front National. Le vote Le Pen entre les deux scrutins de 2007 et 2012, dans les Vosges, passe de 15,66% à 24,18%, soit un gain de 17 590 voix. Dans la circonscription de Saint-Dié, le vote Le Pen est arrivé en tête. Dans le canton de Brouvelieures, il atteint des scores historiques, comme dans ma propre commune. Cela doit questionner tous les responsables politiques. Ces électeurs qui n'adhèrent pas forcément aux idées du FN, expriment, avant tout, selon moi, un amoncèlement de nombreuses colères.

 

D’abord une colère vis-à-vis de la classe politique en général, une prise de distance par rapport à la parole des politiques, issus des partis de gouvernement, de droite et de gauche. Colère et volonté de changement par rapport à une accumulation de promesses non tenues ; M. Sarkozy en porte une large part de responsabilité : après 5 ans de discours rarement suivis d’effets, ou de silences sur les cadeaux aux lobbies proches du pouvoir – je pense à l’autorisation d’épandre des pesticides par avions sur nos campagnes, prise en catimini récemment par le gouvernement au mépris de notre santé mais pour le plus grand bonheur des grandes firmes de chimie – J’ai soutenu la confédération paysanne des Vosges qui le dénonçait ce samedi. Les gens en ont marre d’être pris pour des pigeons par une classe politique qui leur fait de beaux discours mais qui agit autrement. Oui, ces années de mensonges nécessitent plus que jamais de ne pas décevoir.

 

Colère par rapport à une mondialisation sans règles, où nos entreprises se voient imposer des normes sociales et environnementales quand nous acceptons d’importer à bas coût venant de pays qui ne respectent pas ces normes – et où parfois, nos propres entreprises ont déjà délocalisé leur production. Colère face à cette mondialisation où la finance semble avoir pris le pouvoir, finance pour qui M. Sarkozy et son gouvernement ont tout offert pour sortir les financiers de la crise quand les employés et les ouvriers doivent se serrer la ceinture

 

Colère et volonté de changement aussi par rapport à une Europe qui n’est annonciatrice que d’austérité alors qu’elle devrait être facteur de croissance, Europe qui, pour beaucoup, symbolise la mondialisation libérale alors qu’elle devrait protéger.

 

Notre département a beaucoup souffert de la désindustrialisation, des pertes d’emplois, fermetures d’usines, abandon des services publics. Et après, on s’étonne qu’il y ait des suffrages qui se portent sur des candidatures qui expriment des colères ? depuis 5 ans le chômage augmente, les Vosges ne sont pas épargnées, les jeunes ne trouvent pas d’emploi, les femmes sont souvent condamnées au temps partiel – avec maintenant de forts reculs de pouvoir d’achat comme le vivent actuellement les salariés de l’Admr – les seniors sont écartés des entreprises et ceux qui ont un travail se rendent à l’usine la peur au ventre, peur d’une charrette de licenciements, peur de fermeture du site par des actionnaires qui estiment qu’il ne produit pas assez de bénéfices, même s’il est rentable…

 

Ces difficultés sociales sont parfois amplifiées dans le monde rural dont les habitants voient leur pouvoir d’achat diminuer : hausse du prix du fuel pour se chauffer et envolée du prix des carburants alors que les déplacements y sont nécessaires. Hausse des impôts locaux aussi, que les collectivités comme le Conseil Général justifient par les transferts de charges de l’Etat. J’en veux pour exemple le récent vote d’une hausse de plus de 8% pour 2012 des taxes du Conseil Général des Vosges (cela représente plus de 5 millions d’euros prélevés en plus !)

 

Colère face aux injustices quand les cadeaux fiscaux sont pour les grandes familles, les plus haut revenus, les très grosses entreprises et les augmentations de taxes pour nous tous. La France a besoin de justice fiscale, que l’effort porte sur ceux qui ont le plus pour être redistribué vers la grande majorité de ceux qui ont le moins. S’il y a des impôts à relever c’est ceux sur le capital, pas la tva. Les efforts, il en faudra, les vosgiens ne sont pas naïfs. Mais ils doivent être équitablement répartis, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui quand la majorité des gens a l’impression d’être pris en étau entre ce qu’ils appellent les assistés et les élites. Les efforts doivent aller au plus grand nombre, pour une action efficace de l’Etat et notamment financer les services publics partout et pour tous.

 

Dans les Vosges, tous nos députés et sénateurs sont membres de la majorité UMP et les Vosges n’ont pas été épargnées par les fermetures de services publics : combien de tribunaux fermés depuis 2007, allongeant d’autant les démarches pour les habitants ? combien de gendarmeries fermées ? combien d’écoles fermées ? Il y a une angoisse du monde rural qui se sent abandonné des services publics. Et puis il y a la réforme territoriale : dans le monde rural il y a eu un ras le bol des nouvelles structures intercommunales pour lesquels les habitants du monde rural ont ressenti un dictat de l’Etat.

 

Quand il y a des usines qui ferment quand il n’y a pas de soutien à l’activité, quand les territoires ruraux se sentent abandonnés, alors il peut y avoir une désespérance. Le vote Le Pen a été à la confluence de toutes ces colères.

 

 

Ces votes d’angoisses et de colères, nous devons les comprendre mais pas les justifier. Nous devons y répondre pour ne pas laisser de nombreux électeurs dans l’impasse du Front national : vote de contestation, vote de colère, vote des oubliés, vote de repli, vote de rejet … Le vote Le pen est un peu de tout cela à la fois, mais c’est en tout cas un vote qui n’apportera rien à celles et ceux qui l’expriment. Plus que de protestation stérile, les Vosges comme la France ont besoin de changement.

 

Oui, François Hollande s’est engagé à stopper la politique aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour, par exemple, remplacer les enseignants partant en retraite et ainsi donner de meilleures conditions pour nos enfants. Oui, François Hollande s’est engagé à créer des emplois pour les jeunes afin de leur redonner une espérance tout en permettant aux séniors de leur transmettre leurs connaissances de l’entreprise. Oui, François Hollande veut réorienter l’Europe vers la croissance et l’emploi plutôt que l’austérité imposée par les dirigeants actuels. Oui, François Hollande s’est engagé à revenir à des échanges commerciaux plus justes pour ne pas pénaliser nos produits « made in France ». Oui, François Hollande s’est engagé à remettre de l’ordre dans le budget de la France dont la dette a explosé en 5 ans. Oui, François Hollande s’est engagé à tenir ses promesses, alors que le président sortant n’a fait que les renier depuis 5 ans.

 

Voilà pourquoi la seule réponse possible, après ce quinquennat d’échecs et de renoncement, est que François Hollande soit le président d’une République apaisée - nous redresserons la France en nous rassemblant, pas en nous montant les uns contre les autres, tournée vers l’amélioration la vie quotidienne des citoyens, l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé, la transition vers une économie créatrice d’emplois et respectueuse de notre environnement.


Tags présidentielles , Front National, France

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2Vendredi 13 : jackpot à 5 millions d'euros pour les contribuables vosgiens!

le 13/04/2012 à 22:36 par Etienne - Vosges

 M. Poncelet a proposé une hausse de la taxe foncière bâti à 22,32%, ce qui représente 5,8 millions d'euros d'impôts supplémentaires pour les familles vosgiennes. Sa proposition a été adoptée par 16 voix "pour" (groupes Poncelet et Huguenot), 3 abstentions et 12 voix "contre", dont la mienne. Voici pourquoi je m'y suis opposé.

Pour équilibrer le budget primitif 2012, voté en décembre dernier, il fallait des recettes issues des impôts à hauteur de 70,2 millions d'euros. Or, les services fiscaux nous ayant communiqué les bases fiscales de calcul il s'avère que sans augmenter les impôts, en laissant le taux du foncier au niveau de 2011, nous aurions eu 69,7 millions d'euros de recettes. Soit un besoin de 500 000 euros. Ce qui, rapporté au budget de fonctionnement du département, qui s'élève à 334 millions d'euros, représente 0,15% ce qui pouvait être trouvé grâce à des économies de fonctionnement.

Oui, mais M. Poncelet ajoute que les dotations que l'Etat nous donnera en 2012 sont inférieures de 456 000 euros à ce qui était prévu au budget. Là, il me semble que la majorité UMP autour de M. Poncelet devrait s'en prendre au gouvernement qu'il soutient et non pas pénaliser les Vosgiens en leur faisant payer la différence! Par parenthèse, de l'aveu même du service des finances du Conseil Général, "depuis 2004, l'Etat nous doit 207,3 millions d'euros" (la différence entre les compétences transférées et les dotations qu'il nous donne pour y faire face) : si l'Etat nous en remboursait 0,25% cela suffirait à couvrir le besoin 2012!..

Alors, M. Poncelet trouve encore un autre prétexte : les dépenses sociales! Il évalue le besoin supplémentaire à 2,68 millions d'euros! (nous y consacrons déjà plus de la moitié de notre budget de fonctionnement). d'où vient cette estimation? est-elle évaluée au "doigt mouillé"?  Par exemple, il envisage une hausse de 10,5% pour l'hébergement alors que ces dépenses n'ont augmenté que de 1,6% en 2011; il voit, dans sa boule de cristale sûrement, une hausse des bénéficiaires du RSA de 7,8% ( + 5,6% en 2011) et une hausse de l'Aide personnalisée à l'Autonomie (APA) de 6,4% (contre une baisse de 1,7% en 2011). D'où sortent ces chiffres, sinon d'une recherche d'un prétexte à hausse d'impôts? Il y a une certaine indécence à stigmatiser ainsi une partie de la population vosgienne, ceux qui perdent leur emploi et se retrouvent au RSA ou encore ceux qui vieillissent et ont besoin de l'APA, ... Mais au-delà, le président du Conseil Général oublie que même si l'Etat ne compense pas intégralement les dépenses transférées, le département perçoit des recettes pour compenser le RSA et une partie de l'APA; toute dépense nouvelle entrainera donc une hausse des recettes et c'est donc un mensonge de dire que le besoin de financement sera de 2,68 millions d'euros. Pour autant, même s'il y avait une hausse des dépenses sociales et que l'Etat ne nous paie pas (vous en conviendrez, cela fait beaucoup de "si"), une somme de 2 millions d'euros a été prévue au budget 2012 pour "dépenses imprévues" et nous pourrions donc y faire face.

Alors pourquoi ces faux prétextes? Pour nous, cette hausse de 5,8 millions d'euros sur les impôts des familles vosgiennes est inacceptables car les nouvelles taxes mises en place à l'automne (taxe d'électricité et taxe d'équipement) ont été votées au taux maximum et péseront déjà fortement sur les familles. Par ailleurs, le taux du foncier bâti 2011 (avant la forte hausse de cette année) nous place parmi les départements français avec les plus forts impôts! Par exemple, quand la taxe est de 21,2% dans les Vosges, elles est de 17,2% en meurthe et moselle et de 12,3% dans le haut Rhin. D'ailleurs, le dernier rapport de la chambre régionale des Comptes soulignait que dans les Vosges les impôts ont déjà augmenté de 37 millions d'euros de 2005 à 2009 (+31%!) ce qui fait que, par habitant, les vosgiens paient 17% d'impôts en plus que dans la moyenne des départements similaires... Quand on regarde cette situation et qu'on y ajoute la conjoncture actuelle difficile pour de nombreuses familles vosgiennes, on ne peut pas accepter la hausse nouvelle de 8,5% des impôts, ceci d'autant plus que la taxe foncier bâti ne tient pas compte des revenus des familles!

Alors, sur de faux prétextes, la majorité départementale a choisi la solution de facilité :

- pour l'Investissement, je l'avais dénoncé lors du budget, tous les travaux décidés sont désormais financés par l'emprunt dès le premier euros! autant dire que les dépense décidées par M. Poncelet et sa majorité aujourd'hui verront leur facture présentée... à leurs successeurs!

- pour le Fonctionnement, c'était le vote de ce jour, au lieu de chercher à faire des économies, ils augmentent très fortement les impôts. Le programme de notre Groupe des élus Républicains Et Socialistes (GRES) lors des élections de mars 2011 s'engageait à stopper les augmentations d'impôts.

Pour toutes ces raisons, j'ai voté contre.


Tags impôts , Département

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0Le scandale des pesticides : gouvernement (ir)responsable devant l'Humanité

le 04/04/2012 à 12:20 par Etienne - Réflexions

Dimanche j'ai participé au débat qui a suivi la marche contre les pesticides à Nompatelize. Il y a urgence! en 2002 (dix ans déjà!) j'avais pris le premier arrêté de France contre deux pesticides soupçonnés à l'époque de fortes responsabilités dans la mortalité les abeilles. Le Préfet de l'époque avait demandé au Tribunal Administratif de casser mon arrêté. Mais le Ministère avait retiré les produits du marché... pour mieux les autorisés un peu plus tard! Le 30 mars dernier, deux études scientifiques internationales prouvaient la responsabilité de ces pesticides sur les disparitions de colonies d'abeilles. Au-delà, c'est l'Homme qui est menacé avec de plus en plus de pathologies liées à l'usage des pesticides et les paysons sont en première ligne! que fait-on? le gouvernement vient d'autoriser leur épandage aérien. Historie de mieux les diffuser dans l'atmosphère?

Le Grenelle de l’environnement est bien loin désormais. Retards et reniements se sont multipliés pour vider de son sens une ambition qui avait été saluée par tous. Le gouvernement vient d’en donner un nouvel exemple retentissant avec la décision d’assouplir l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne.


Selon « Le Monde » du 24 mars, une circulaire du ministère de l’agriculture datée du 5 mars donne la possibilité à ses services locaux d’accorder des dérogations pour 7 pesticides, pouvant prochainement être rejoints par 16 autres en cours d’évaluation à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES).

La Loi Grenelle II du 13 juillet 2010 semblait pourtant claire. Elle interdisait la pulvérisation aérienne de ces produits et ne prévoyait que des exceptions strictement encadrées, et réservées au cas où cette pratique « présente des avantages manifestes pour la santé et l’environnement par rapport à une application terrestre »

Sur les 7 produits autorisés et destinés au traitement du maïs, du riz, de la vigne et des bananes, 6 sont classés dangereux pour l’environnement et nocifs sur le plan toxicologique. On voit donc mal ce qui peut justifier la mise en œuvre de ces dérogations si ce n’est la volonté de répondre rapidement et intégralement aux demandes des agriculteurs à la veille des élections présidentielles et législatives.

Hésitations sur les OGM, allègement des contraintes portant sur les élevages porcins et la protection de l’eau en Bretagne, recul sur le développement de l’éolien terrestre, fragilisation de la filière solaire française, et maintenant remise en cause de l’interdiction de pulvérisation aérienne des pesticides, ne sont que quelques exemples du bilan concret d’un gouvernement qui a trahi le Grenelle dès l’adoption des Lois qui en étaient issues.


Tags pesticides, grenelle, abeilles

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0Pour en finir avec la stigmatisation des élus locaux, débattons d’un pacte de confiance !

le 02/04/2012 à 20:54 par Etienne - Vosges

Claudy LEBRETON, Président de l'Assemblée des départements de France, dénonce les

récents propos de Madame PECRESSE qui – dans le cadre des élections présidentielles et

sous couvert d’une interview anodine – croit bon une nouvelle fois de stigmatiser les élus

locaux en évoquant un «pacte de gestion économe avec les collectivités» et en cas de

refus de leur part, un référendum auprès des Français.

Ce n’est pas d’un pacte d’économie dont les collectivités et la France ont besoin mais

d’un véritable contrat de confiance :

_ où l’impact des investissements des collectivités en faveur de la croissance serait

valorisé (elles sont responsables de 75% de ces investissements quand l’Etat n’en

assure que moins d’un quart) ;

_ où leur apport au services publics serait reconnu (les 4/5èmes du budget des

collectivités sont consacrés à des biens et services publics de proximité qu’elles

ont profondément modernisés depuis les lois de décentralisation,

lycées/collèges/écoles, routes, TER et transports publics, équipements sportifs et

culturels, crèches…) ;

_ où leur gestion serait félicitée (elles appliquent déjà la règle d’or et en 2010, leur

part dans le déficit public se limitait à 0,1 % du PIB et le montant de leur dette

est stabilisé depuis 1983 à 10 % de la dette publique) ;

_ où serait donnée une première réponse à la dette de l’Etat à l’égard des

départements qui assurent le financement et la mise en oeuvre des allocations

nationales de solidarité (APA, PCH et RSA)1.

Madame PECRESSE cherche à jeter le trouble chez nos concitoyens sur les capacités des

élus locaux à assumer leurs responsabilités, cela n’est pas tolérable au moment où ceuxci

attendent des responsables nationaux qu’ils leur tiennent un langage de vérité et de

justice pour répondre à leurs aspirations.


Tags dette, décentralisation

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0Inauguration de la cyber base : agir localement contre le chômage

le 16/03/2012 à 16:57 par Etienne - Vosges

Si l'emploi relève de la responsabilité de l'Etat, les communautés de communes veulent agir localement contre le chômage. C'est le cas à Brouvelieures. L’inauguration du Relais de Service Public et sa cyber base a été faite en présence de Monsieur le Sous Préfet de Saint Dié, le Député Gérard Cherpion, la Conseillère Régionale Christine Lheureux, les maires de la communauté de communes ou leurs adjoints, les Directeurs de ¨Pôle Emploi, la Mission Locale, Cap Emploi, la Maison de l’Emploi, la Pépinière d’entreprises ainsi qu’une représentante de la CAF des Vosges. Il s’agissait, outre de souligner la mise en service de la cyberbase, de montrer le partenariat ayant abouti à cette réalisation .

 

Le président de la Communauté de Communes Etienne Pourcher a rappelé que la CCCB a obtenu la labellisation « RSP » (Relais de Services Publics) par la signature de la convention de février 2009 (complétée par son avenant de novembre 2010) ce qui a permis d’ouvrir l’Agence Postale Intercommunale en mars 2010. Outre le siège de la Communauté de Communes du Canton de Brouvelieures, une agence postale intercommunale et un point emploi, en partenariat avec l’Etat, la Région Lorraine, la Maison de l’Emploi du pays de la Déodatie et les organismes mobilisés pour l’emploi, des permanences de la Mission Locale pour l’emploi des jeunes, de l’Espace Info Energie, le site de Brouvelieures compte donc désormais une cyberbase.

 

La priorité de la CCCB est double : l’emploi et l’accès aux services publics. Avec le retrait des services publics en zone rurale il convenait de trouver une solution pour offrir le meilleur service de proximité aux habitants. Concernant l’emploi, en pleine période de crise économique et d’envolée du chômage, la CCCB agit pour le territoire : outre le bâtiment relais pour entreprises et l’accompagnement à la création d’entreprises, une attention particulière est apportée aux demandeurs d’emploi pour accéder aux informations, comme les permanences des organismes. Des initiatives ont été prises : avec la maison de l’emploi pour une action d’accompagnement des demandeurs d’emploi de longue durée, qui a permis de trouver des solutions pour plus de la moitié d’entre eux ; avec Pôle Emploi grâce à une journée de « job dating » suite à des besoins d’embauches d’entreprises du secteur.

 

Pour un meilleur accès encore, la cyberbase met à disposition des demandeurs des ordinateurs et internet. Il s’agit d’être plus réactifs pour répondre aux annonces et d’éviter les déplacements coûteux et émetteurs de CO2. Pour les accompagner, Alisson Hagniel a été formée spécialement et se rend disponible pour expliquer, guider, les personnes.

 
Les horaires de la cyber base sont les suivants : de16h à 18h du lundi au vendredi avec la présence d’Alisson pour accompagner les personnes. Après avoir remercié chacun pour sa participation, Etienne Pourcher a indiqué que la CAF proposera des rendez-vous en visio conférence depuis la cyberbase et un accès au site pour les allocataires. La représentante de la CAF a expliqué les modalités de ce partenariat. La Conseillère Régionale a souligné la participation financière de la Région Lorraine mais aussi la nécessaire attention aux publics en insertion. Le mobilier de la cyber base a d’ailleurs été réalisé par un chantier d’insertion. Le député a souligné l’utilité de telles initiatives dans la lutte contre le chômage et a suggéré que pôle emploi propose également des visio conférences pour éviter trop de déplacements. Il a également marqué l’importance de la mission d’accompagnement de l’agent intercommunal. Monsieur le Sous Préfet a, quant à lui, rappelé la participation financière de l’Etat à hauteur de 80 000 euros et a félicité chacun des partenaires. L’inauguration s’est terminée par des démonstrations.


Tags services publics, chômage, CCCB

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40Le scandale du financement de la déviation de Plombières

le 28/02/2012 à 21:11 par Etienne - Vosges

Lors de sa dernière séance publique, le Conseil Général a voté les crédits nécessaires pour ses affaires courantes comme tous les mois, et en particulier les subventions attribuées aux communes, entreprises et associations. Certains dossiers pourtant ne devraient pas passer inaperçus :

- un rapport du service "infrastructures" a proposé le versement de 3,218 millions d'euros à l'Etat pour le doublement de la déviation de Plombières les Bains (RN 57). Un pur scandale!

1)D'abord parce que depuis le dernier acte de décentralisation qui a transféré la majeure partie des RN (Routes Nationales) au Département, il était prévu que les travaux de l'Etat ne feraient plus appel aux cofinancements des collectivités locales, en particulier du Conseil Général; pourquoi revenir aujourd'hui sur cette disposition? accepter de payer une rallonge c'est mettre le doigt dans un engrenage : demain l'Etat viendra de nouveau faire du chantage "je termine ces travaux si vous en payez une partie"... où est la solidarité nationale pour ces travaux qui permettent de passer de la Lorraine à la Franche Comté?

2) Ensuite, cet apport financier de plus de 3 millions d'euros du Département des Vosges à l'Etat intervient alors même que le gouvernement doit à notre département plus de 150 millions d'euors d'arriérés sur le financement des prestations sociales (APA, Aide personnalisée à l'Autonomie; PCH, Prestation de Compensation du Handicap; RSA, Revenu de Solidarité Active, ...). Qui plus est, à titre de comparaison, la majorité départementale prévoit d'augmenter de 4 millions d'euros les impôts des Vosgiens en 2012...

3) Enfin, pourquoi une telle rallonge budgétaire? le coût global initial de ces travaux était de 23,9 millions d'euros en 2004... elle sera finalement de 31,6 millions d'euros! (+32%!!) quel sens de la maîtrise des budgets...on comprends, entre les lignes, que ces surcoûts sont dus aux retards de l'Etat dans la réalisation des travaux. Donc, sur 7,7 millions d'euros de surcoût, le Conseil général devrait payer 3,2 millions. Est-ce vraiment aux Vosgiens de payer?

Pour toutes ces raisons, dès le vote du Budget primitif 2012, le GRES avait voté contre. Il a été rejoint par le groupe des réformateurs de P. Faivre. Ce rapport a malheureusement été voté, seuls 14 voix s'opposant (nos deux groupes à l'exception de C. Tarantola) et 17 voix l'approuvant (dont les groupes Poncelet et Huguenot). Les Vosgiens paieront!

 

Dans les autres rapports à retenir, il y a une convention avec l'ADAVIE pour les prestations auprès des Vosgiens. A noter que la mise en oeuvre de la nouvelle convention collective des services à la personne (sont concernés les salariés ADMR, ADAVIE...) montre de nombreux retraits : deux dimanche par mois d'astreinte au lieu d'un seul; moins de remboursement des frais de déplacement, etc.

Notons également qu'un rapport est revenu sur la durée d'amortissement des maisons de retraite; jusqu'ici fixé à 20 ans systématiquement, nous avions sollicité la possibilité de l'allonger dans certains cas pour ne pas alourdir le prix de journée payé par les personnes âgées. Il sera désormais éventuellement porté à 25 ans, mais uniquement pour les maisons de retraite gérées par des CCAS. Je me suis abstenu.


Tags routes, maisons de retraites, Conseil général

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1Aménagement numérique des Vosges : le très haut débit pour tous?

le 06/02/2012 à 19:54 par Etienne - Vosges

J’avais fait de l’arrivée du Haut Débit (ADSL) dans chaque commune une des priorités de mon deuxième mandat de Conseiller Général du canton de Brouvelieures, c’est dire la fracture numérique du territoire et les difficultés des zones rurales en ce domaine. Nous risquons de vivre des difficultés encore plus grandes dans les années à venir avec la nécessaire couverture en Très Haut Débit (jusqu’à 100 méga, voir 1 Ga)…

Pourtant, d’une part, plus de 50% de la population vie dans une commune de moins de 10 000 habitants et même15% de la population habite dans les communes de moins de 1 000 habitants, soit autant que dans les communes de plus de 100 000 habitants. Et il n’y a pas de raison que les besoins soient différents selon le lieu d’habitation.

D’autre part, les usages du Très Haut Débit sont nombreux : pour les entreprises, afin d’échanger avec leur siège (intranet) ou avec leurs clients, pour les visioconférences et le télétravail et donc pour conserver toutes leur compétitivité à nos territoires, et leurs emplois ; pour les services publics, puisque de plus en plus de services sont accessibles en ligne, pour la santé, l’enseignements, la formation et la recherche… ; enfin pour nos concitoyens, à qui sont offerts de plus en plus de services, outre les emplois et les services publics évoqués ci-dessus : offre triple play avec téléphone, internet, télévision, celle-ci devenant Haute définition (HD) ou même 3D, à la demande l’usage des mobiles également puisque les nouvelles licences nécessitent des relais disposant du Très haut Débit, etc. N’oublions pas non plus que l’ensemble de ces usages numériques peut éviter de nombreux déplacements et donc des émissions de CO2.

Dans ce contexte, l’Etat s’est donné pour ambition, en 2010, de couvrir 100% de la population en Très Haut Débit d’ici 2025.

Des technologies sont possibles comme le déploiement de la fibre optique, jusque l’habitant (FTTH) mais cela engage des investissements colossaux (23,5 milliards d’euros sur 15 ans pour la France) et des crédits sont prévus : fonds européens, Fonds d’Aménagement Numérique des Territoires (alimenté par l’état via, par exemple, des taxes sur les abonnements internet et mobile, sur les téléviseurs et consoles de jeux...) et bien entendu un appel aux fonds des collectivités locales.

Alors, quelles perspectives pour les Vosges ? les Appels à Manifestation d’Intention d’Investissements auprès des opérateurs privés ne montrent qu’un désir d’investissements de ces derniers sur les agglomérations d’Epinal et Saint-Dié, bien entendu les plus rentables en termes de retour sur investissement. Mais les autres ? Rappelons que le haut débit a pu s’étendre rapidement sur une grande partie du territoire (avant que la couverture soit complétée par les collectivités locales) grâce uniquement à un réseau construit sous monopole public, dont les coût ont été ainsi harmonisés par péréquation sur l’ensemble de la France… Pour la fibre optique, au contraire, on assiste à des investissements privés par des opérateurs en concurrence, dans les zones très rentables et rien ailleurs !

Le Conseil Général des Vosges vient enfin de voter son Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique. Il s’agit de préciser, en trois phases, comment accéder au 100% Très haut Débit d’ici 2025 (même si cette échéance peut faire sourire tant dans le domaine des technologies 15 ans représentent une éternité, il n’est qu’à réfléchir à nos usages des mobiles et d’internet il y a 15 ans en 1997…).Mais ce schéma est avant tout stratégique.


Dans un premier temps, il s’agit d’amener 2 méga partout. Pour notre Département, cette phase fait l’objet d’un projet de PPP (Partenariat Public Privé) dont la discussion est lancée depuis de nombreux mois. Il est temps d’aboutir ! La deuxième phase du projet consistera à bouster chaque ligne jusqu’à 18 mégas et le troisième temps, sans doute le plus coûteux, sera consacré au déploiement de la fibre optique pour du Très Haut Débit (100 mégas) dans chaque maison, d’ici 2025. Nul ne sait comment sera financée cette dernière tranche. Pour ce qui est du PPP, en revanche, le coût sera connu à la signature du PPP et supporté par le Département pendant la durée du contrat.

Il me semble qu’il y a urgence d’avance en la matière et que le désenclavement des Vosges passe plutôt par un investissement de 100 millions d’euros, fut-ce par PPP, dans le haut Débit, plus que par un PPP de plus de 200 millions d’euros pour créer une voie express critiquée. C’est un enjeu pour nos emplois afin de sauvegarder nos entreprises, nos centres de recherche et d’innovation, c’est un enjeu aussi d’égalité des citoyens. Cependant, force est de constater que la disparition des services publics (ici France Telecom) n’apporte des services que là où ils sont rentables et que pour assurer l’égalité entre les territoires, les collectivités locales sont forcées de mettre la main à la poche… du contribuable !


Tags très haut débit , aménagement du territoire

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0Les départements en première ligne de la crise

le 03/02/2012 à 17:04 par Etienne - Vosges

Selon le dernier numéro d’"Études et Résultats" (1), «fin 2010, près de 3,4 millions de prestations d’aide sociale sont versées par les départements de France métropolitaine au titre de l’aide aux personnes âgées, aux personnes handicapées ou à l’enfance, ou au titre de l’insertion».
Le nombre de prestations d’aide sociale aux personnes âgées s’élève à plus de 1,3 million. Environ 581.000 de ces prestations s’adressent à des personnes vivant en établissement et près de 750.000 à des bénéficiaires résidant à leur domicile. Le nombre de bénéficiaires de l’APA, estimé à 1.147.800 en métropole, progresse de 2% en un an, à un rythme moins soutenu que par le passé.
Près de 332.000 prestations étaient versées aux personnes handicapées fin 2010, soit une progression de 7% sur un an. Cette forte hausse est imputable à la croissance des prestations d’aide à domicile observée depuis la création, en 2006, de la prestation de compensation du handicap (PCH). La PCH concerne 26.100 personnes handicapées âgées de 60 ans ou plus, contre 17.900 en 2009, soit une hausse de 46%. 19.700 personnes âgées de 60 ans ou plus conservent, quant à elles, le bénéfice de l’ACTP, soit un nombre inférieur de 3% à celui de 2009, première baisse constatée depuis la mise en place de la PCH qui a vocation à se substituer à l’ACTP.
Les mesures de l’aide sociale à l’enfance (ASE) concernent les moins de 21 ans. Elles sont au nombre de 291.300. En 2010, les enfants accueillis à l’ASE sont légèrement plus nombreux que ceux bénéficiaires d’actions éducatives à domicile ou en milieu ouvert.
Enfin, 1,4 million de prestations d’aide sociale sont versées par les conseils généraux au titre de l’insertion dont, essentiellement, le revenu de solidarité active (RSA) «socle», qui s’est substitué au revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’allocation de parent isolé (API) depuis le 1er juin 2009.
Les prestations aux personnes âgées représentent 39% des prestations d’aide sociale départementale et celles des allocataires du RSA «socle» et des contrats d’insertion, 42%. Les prestations à destination des personnes handicapées et des bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance ne représentent respectivement que 10% et 9% des aides

(1) "Études et Résultats" n° 787 - janvier 2012. Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES): «Les bénéficiaires de l’aide sociale départementale en 2010».


Tags RSA, prestations sociales, PCH, conseil général, ASE

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43Les syndicats alertent l'opinion publique sur le devenir de l'ONF

le 01/02/2012 à 15:54 par Etienne - Réflexions

Le syndicat Snupfen de l'ONF a investi, hier, le siège de l'Office, afin d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur les réformes en cours. Ainsi, le contrat 2012 – 2016 entre l’Etat, l’ONF et, pour la première fois la FNCOFOR (Fédération des Communes Forestières) prévoit notamment de nombreuses suppressions de postes, dont 77 pour la seule Région Lorraine.

Alors que plusieurs suicides au sein de l’ONF auraient dû alerter les pouvoirs publics sur le malaise sans précédent des personnels de l’ONF, 700 nouvelles suppressions de postes sont prévues par ce contrat. Je tiens à apporter mon soutien aux personnels de l’ONF, qui subissent une  dégradation croissante de leurs conditions de travail. Si les communes forestières ont pris leurs responsabilités en apportant une contribution financière nouvelle (taxe à l'hectare), l'Etat doit également s'engager et ne pas en rester à la politique aveugle de la suppression d'un poste sur deux; en effet, outre ses missions de gestion des forêts publiques, dans le cadre du régime forestier qu'il faut conserver dans une période où il a été remis en cause de façon récurente par de nombreux rapports commandés par le gouvernement, les agents de l'ONF ont également des missions publiques, notamment environnementales, qu'il faut financer, par exemple à travers la valorisation des aménités de la forêt (effet bénéfique sur la qualité de l'air, le CO2, l'eau et les sols...)

Plus généralement, je déplore le manque d’ambition de la majorité actuelle en faveur de la forêt alors que notre pays a besoin d'une réelle politique industrielle pour la filière bois, qui accuse le 2è déficit de notre commerce extérieur (après l'énergie), alors que la France dispose de la 3è forêt européenne!


Tags ONF , forêt, filière bois

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