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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

2Un outil de veille stratégique pour la filière bois

le 05/04/2016 à 12:55 par Etienne - Économie

Afin de renforcer la compétitivité des entreprises de la filière forêt-bois, FBF (France Bois Forêt), FBIE (France Bois Industries Entreprises) et le Codifab (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois) ont lancé mardi 22 mars un outil de Veille Economique Mutualisée. En signant avec l’Etat ce partenariat inédit public-privé – c’est l’Etat qui financera l’outil – pour un meilleur suivi économique, les entreprises et les industries de la filière bois pourront mieux répondre aux besoins des marchés et des objectifs stratégiques des donneurs d’ordres. Elles pourront aussi s’orienter plus efficacement vers des marchés d’avenir, à valeur ajoutée, pour créer de la richesse et développer des emplois.

Concrètement, grâce au site internet dédié, il sera possible à chacun de consulter l’actualité économique du secteur, d’une branche d’activités et d’en extraire les tableaux et graphes, favorisant une meilleure visibilité à l’ensemble des organisations professionnelles. Cette VEM va rassembler l’intégralité des données économiques de la filière et des actions déjà réalisées et financées par les professionnels.

« En assurant la cohérence de l’ensemble des actions prises lors des Comités stratégiques, ce partenariat public-privé va renforcer la compétitivité de la filière » précise Luc Charmasson, président de France Bois Industries Entreprises (FBIE) qui poursuit « La VEM permettra notamment de mesurer le poids de la filière forêt-bois dans l’économie nationale et de disposer de la répartition de la valeur ajoutée aux différents stades de marché de la filière. »

La VEM couvrira l’ensemble de la filière utilisatrice du bois, de la forêt à la distribution, sans oublier l’industrie, le bois énergie et la chimie du bois. Pour autant, chaque branche de la filière disposera d’éléments pour situer son activité par rapport à l’ensemble du marché et de son évolution. La mise en oeuvre opérationnelle de ce projet a été confiée à un consortium de compétences, constitué de FCBA et IPEA. France Bois Forêt en assurera la coordination.

« La mise en place de ce nouvel outil représente l’aboutissement d’un travail engagé depuis plusieurs années par les organisations professionnelles de la filière forêt-bois en partenariat avec les Pouvoirs publics » déclare Cyril Le Picard, président de France Bois Forêt (FBF) qui poursuit « Elle donnera plus de force et d’efficacité à l’ensemble de la filière. »


Tags veille , forêt, bois

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0Les énergies renouvelables, pour un monde meilleur

le 24/12/2015 à 15:26 par Etienne - Économie

 Succès de la COP 21 à Paris

La lutte contre le changement climatique va de soi : démontré scientifiquement, le réchauffement de la planète induit des conséquences dramatiques sur le climat, voire sur la survie même de l’humanité.

C’est un enjeu environnemental auquel, outre l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, les énergies renouvelables peuvent répondre. Les objectifs de production d’énergies décarbonées, fixés par l’Union Européenne ainsi que la France à travers la récente Loi de Transition Energétique, sont un premier pas dans cette direction. En particulier les énergies de la mer sont sources de promesses gigantesques : placées à proximité des zones côtières les plus peuplées, elles peuvent concerner les territoires les plus riches et donc consommateurs comme les plus pauvres, y compris insulaires : utiliser l’énergie du vent en milieu marin, plus fort et plus régulier, l’énergie des courants et des marées, demain des températures aquatiques ou encore des vagues, voici de quoi espérer.

C’est également un enjeu social : la lutte contre le changement climatique rejoint celle contre les inégalités. Les premiers affectés par les effets du changement climatique sont les plus démunis, car ce sont eux les plus mal logés, les plus mal nourris et ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face. Les pays dit « pauvres » ne sont pas les seuls concernés, je me souviens avoir travaillé à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique des bâtiments avec l’Ademe pour lequel, même avec une subvention à hauteur de 80% des travaux certaines familles ne pouvaient avancer les 20% restant.

Cet enjeu social se couple avec un enjeu d’équilibre mondial : le changement climatique renforcera les inégalités dans le monde avec le retour à l’extrême-pauvreté de plus de 700 millions de personnes selon une étude anglaise. Autant dire que les réfugiés climatiques qui devront partir parce que leurs îles ou zones côtières seront submergées et les réfugiés économiques qui ne pourront plus se nourrir seront nombreux. Cela déstabilisera des régions entières, entrainant des guerres et d’autres réfugiés…

L’enjeu sécuritaire n’est pas le moindre quand on sait, par exemple, que DAESCH (acronyme de l’Etat islamique) tire une grande partie de ses revenus de la vente de pétrole. Là aussi, développer les énergies renouvelables c’est frapper le terrorisme au porte-monnaie !

Les accords de Paris doivent donc désormais se mettre en œuvre de la manière la plus rapide, la plus contraignante et la plus efficace.

L’objectif est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels». Les pays développés doivent continuer à réduire le volume de leurs émissions de GES, les pays en développement peuvent encore les augmenter, mais devront eux aussi inverser la tendance pour qu’à partir de 2050, les émissions de GES ne dépassent pas le niveau de ce que peuvent absorber la nature et les instruments de stockage de CO2 conçus par l’homme.


Tags renouvelable, réfugiés, mer, emr, COP 21, énergie

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0Répondre aux problèmes rencontrés par la filière bois

le 27/10/2015 à 10:05 par Etienne - Économie

Après le rapport Franqueville, les députés Pascale Got et Damien Abad ont présenté un rapport sur les problèmes rencontrés par la filière bois-forêt en France. La commission des affaires économiques l'a examiné le 14 octobre dernier.

On peut en retenir 15 recommandations :

Recommandation n° 1 : Créer un délégué interministériel pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 2 : Mettre en place un Observatoire économique de la forêt et du bois, rattaché au délégué interministériel à la forêt et au bois

Recommandation n° 3 : Compléter l’offre de formation pour répondre aux besoins des entreprises en main-d’oeuvre qualifiée.

Recommandation n° 4 : Stimuler l’attrait des formations initiales et continues dans les métiers de la forêt et du bois.

Recommandation n° 5 : Créer un label « qualité France » pour développer l’esprit de patriotisme économique de la filière.

Recommandation n° 6 : Réorienter la fiscalité forestière afin d’encourager une gestion plus productive des exploitations.

Recommandation n° 7 : Renforcer les incitations fiscales au regroupement des propriétaires, sans coût financier supplémentaire.

Recommandation n° 8 : Développer une politique économique forestière à part entière.

Recommandation n° 9 : Assurer l’effectivité du déploiement des GIEEF.

Recommandation n° 10 : Garantir le ciblage du Fonds stratégique pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 11 : Assurer la continuité des approvisionnements en matière première par le développement de la contractualisation.

Recommandation n° 12 : Accompagner la restructuration et la modernisation de l’industrie de la première transformation du bois.

Recommandation n° 13 : Stimuler l’exploration de marchés étrangers pour valoriser les produits à haute valeur ajoutée.

Recommandation n° 14 : Faciliter l’essor du bois construction.

Recommandation n°15 : Définir une politique d’innovation dynamique pour sortir la filière de la crise par le haut.


Tags forêt, bois

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0Un avenir pour la FICO-CIPA à Bruyères : la voiture connectée

le 04/10/2015 à 16:43 par Etienne - Autre

 Des amis bruyèrois m’ont demandé mon avis sur le devenir du site de sous-traitance automobile FICOSA de Bruyères dont la fermeture a été annoncée. Bien que je n’habite plus cette région pour des raisons professionnelles, j’y reste sentimentalement attaché et réponds donc volontiers à leur appel.  Tout d’abord je voudrais adresser mon soutien le plus total aux salarié(e)s dans cette phase difficile de leur vie professionnelle et familiale.  Existe-t-il un avenir pour « la CIPA » ?

Le site de Bruyères de FICOSA

Installée à Bruyères en 1962, en dépôt de bilan en 1986 puis reprise, avant d’entrer dans le groupe FICOSA international, qui, lui-même, reprend une partie des activités de l’italien Magneti  Marelli, du groupe Fiat, qui possède une autre usine de production de rétroviseurs à Dieuze, en Moselle, l’usine de Bruyères produit, depuis l’origine, des rétroviseurs.

Panasonic

Le domaine des systèmes embarqués dans l'automobile ou de la « voiture intelligente » intéresse désormais les géants de l'électronique et de l'informatique. Voir la « google car ».

Le groupe nippon Panasonic veut également se faire une place sur le marché de la voiture connectée et autonome du futur. Doté de technologies avancées, avec notamment le capteur le plus petit jamais développé pour ses appareils photo Lumix, Panasonic dispose de nombreux atouts pour le développement des technologies d’assistance à la conduite. Il fournit d’ores et déjà les constructeurs japonais en circuits intégrés, capteurs, censeurs et autres radars nécessaires à l’autonomisation des véhicules.

Le groupe japonais Panasonic, a réalisé, il y a tout juste un an, un investissement estimé entre 143 et 215 millions d'euros dans Ficosa (49% de la société ), sous-traitant automobile espagnol spécialisé dans la production de rétroviseurs.

Panasonic entre dans le groupe FICOSA

Afin d’élargir sa base de clientèle, Panasonic entend désormais se développer sur le Vieux Continent pour vendre notamment des produits mêlant les technologies des deux sociétés comme les caméras de recul ou les rétroviseurs caméras.

Les deux entreprises unissent leurs forces pour produire le rétroviseur intelligent de demain, capable d'analyser son environnement, qui pourrait être utilisé dans les "Google car" par exemple.

Un avenir pour Bruyères ?

Alors que cette opportunité d’innovation pourrait offrir des perspectives locales, le site de Bruyères est promis à la fermeture. « A Bruyères il y a 75 personnes et des bâtiments anciens, à Dieuze 248 personnes et des bâtiments plus modernes », selon André Delecourt, Directeur qui s’exprimait sur une radio locale. Il n’y a donc pas de problème de qualité et l’entreprise est bénéficiaire. Juste un doublon avec un autre site lorrain.

Comment sauver Bruyères ?

Il me semble qu’il faut déjà, s’il en est encore temps, se remettre au niveau bâtimentaire du site de Dieuze : les collectivités peuvent y aider en offrant les conditions d’un site rénové, voire, neuf (le secteur ne manque pas d’espace…). J’avais déjà proposé, il y a un an passé, de résoudre en priorité la question du bâtiment de la papèterie de Docelles par un achat du site par les collectivités sans attendre les longues procédures judiciaires et je suis désolé aujourd’hui que cette solution n’ait pas été suivie et suis de tout cœur avec ses salariés.

La question de la logistique entre les deux sites doit également être traitée : leur proximité et les technologies de communication doivent le permettre.

Reste à montrer que Bruyères peut-être complémentaire de Dieuze et utile pour le groupe.

Un projet peinture a vu le jour, qui doit être soutenu pour maintenir une activité.

Parallèlement, il serait judicieux, à mon avis, de proposer un plan de développement intéressant pour le groupe comme pour ses salariés ; diversifier par l’innovation, les capacités du site vosgien. En s’appuyant tant sur l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges ainsi que, pourquoi pas, le « pôle images » d’Epinal le site de Bruyères a des atouts en termes de formation voire de recherche pour monter des projets collaboratifs innovants avec le groupe. La plateforme d’innovation du CIRTES de Saint-Dié-des-Vosges sera un autre argument décisif dans ce projet de développement.  Pourquoi ne pas imaginer également, avec le circuit « Geoparc » de Sain-Dié-des-Vosges, un circuit d’essai pour prototypes afin de tester les innovations sur véhicules connectés. L’environnement industriel local spécialisé dans la sous-traitance automobile sera de nature à rassurer un investisseur international.

Voici quelques pistes, j'espère qu'elles seront utiles.

Il est donc urgent de rencontrer, au plus haut niveau, les dirigeants de FICOSA et de Panasonic pour leur proposer un plan de développement accompagné et partagé par le territoire, pour leur site de Bruyères. C’est possible !


Tags voiture connectée, Panasonic, industrie, Bruyères, automobile

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0Ressource forestière : mieux mobiliser le bois! mieux gérer nos forêts

le 29/07/2015 à 13:59 par Etienne - Économie

Le groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) instauré par la loi d’avenir pour l’agriculture, l'alimentation et la forêt, du 13 octobre 2014 est désormais opérationnel suite à la publication du décret n° 2015-728 du 24 juin 2015.

 

Il permettra aux propriétaires forestiers privés de gérer durablement leurs forêts de façon concertée tout en améliorant la mobilisation des bois et en prenant en compte les enjeux environnementaux au niveau d’un territoire donné. Ce territoire géographique devra comporter une surface suffisante (au moins 300 ha ou au moins 20 propriétaires pour une surface d’au moins 100 ha avec des conditions particulières en zone de montagne). Les GIEEF sont des regroupements volontaires de propriétaires forestiers privés.

 

Stéphane LE FOLL a indiqué : « L’entrée en application du GIEEF, quelques mois seulement après l’adoption de la loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, doit permettre de gérer durablement la forêt française tout en contribuant à dynamiser la gestion de la forêt française. »


Tags industrie, forêt, filière, bois

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0Les énergies marines, des ressources pour demain!

le 02/06/2015 à 10:00 par Etienne - Économie

 Les énergies marines renouvelables regroupent l'éolien en mer, posé sur fondations ou flottant -profitant ainsi d'une meilleure exposition au vent que sur terre - les hydroliennes, utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mer jouant sur les différences de températures de l'eau, ou encore le houlomoteur, récupérant l'énergie des vagues. Autant de pistes prometteuses, certaines commercialisées comme l'éolien, ou en voie de l'être comme l'hydrolien, pour proccurer à notre planète une énergie sans carbone ni déchets.

L’édition nantaise de la convention d'affaires Thétis EMR, qui présentait les avancées industrielles de ces technologies, les 20 et 21 mai, a marqué une nette progression par rapport à l'édition précédente. Le nombre d’exposants est passé de 262 à 293 et la surface d’exposition de 4 200 à 6 000 m2. Le salon totalise par ailleurs près de 4 000 participants, dont 25 % de visiteurs étrangers, et près de 1 000 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Elle a débuté par les Assises nationales des énergies marines renouvelables organisées par le SER (Syndicat des Energies Renouvelables).

Une région valorisée

La Région des Pays de la Loire était représentée par un village régional de 50 exposants dont un stand collectif animé par l’Agence Régionale de l'Innovation, avec  28 co-exposants, académiques, recherche, territoires, entreprises…  avec 3 pôles de compétitivité, une représentativité régionale (Vendée, Sarthe – Greta du Maine, Maser Ingeniering, CTTM -, Mayenne – techni industrie -) ; le site internet dédié a relayé ces actualités pendant le salon sur www.emr-paysdelaloire.fr et un voyage de presse accueillait 25 journalistes de la presse nationale, spécialisée et généraliste avec notamment un point presse avec 5 présidents et vice-présidents de Régions qui s'engagent dans la coopération des territoires pour faire avancer ces technologies et le lancement de WeAMEC, le site de Recherche, Formation et innovation de es Pays de la Loire en matière d'énergies marines;  un espace Recherche Innovation un annuaire des compétences régional ainsi qu'une plaquette régionale emr ; un temps fort régional a eu lieu aveec les 3 collectivités partenaires et le Grand Port Maritime, au cours duquel, notamment, le cluster d'entreprises Neopolia et de grands Donneurs d'Ordre comme Alstom et les chantiers navals STX ont annoncé des commandes importantes pour la filière.

Au cours de ce même salon, la région a reçu deux délégations étrangères (Ecosse et Chine) pour renforcer les coopérations industrielles et commerciales ; une conférence "Invest’In" Pays de la Loire a d'ailleurs regroupé de nombreux participants ; Pour terminer cette semaine 4 parcours de visites avec 200 inscrits ont fait découvrir les centres de recherche et industriels de la région impliqués dans les emr ;

Thetis ce sont aussi des ateliers et conférences sur l'avenir des emr et des intervenants ligériens sont intervenus sur les conférences (Alstom, Geps techno, ECN, STX, GPM…) ;

Un comité stratégique emr régional s'est réuni à cette occasion, avec notamment les nouveaux patrons d’Adwen, les responsables d'Alstom Wind ou encore ceux d'EDF-EN et Engie, sous l'égide de la Région et de l'Etat pour piloter de manière collaborative la structuration de la filière en Pays de la Loire.


Tags Pays de la Loire, mer, énergie

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0Congrès du PS : un exercice démocratique essentiel

le 04/05/2015 à 22:15 par Etienne - Réflexions

Le congrès du Parti Socialiste qui se déroulera du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers fait l’objet de nombreuses contributions thématiques (j’y ai signé, avec d’autres, un texte sur la forêt du futur http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-foret-du-futur-se-prepare-aujourd-hui.pdf ) et de 4 motions, textes d’orientation du parti pour les années à venir, dont les militants débattent actuellement en section et dans les fédérations. Cet exercice démocratique existe dans peu de partis ; il faut souligner cette spécificité du PS dans la parole qu’il donne régulièrement aux militants. C’est aussi un vrai travail de production d’idées – que de pages et de pages de propositions sur tous les thèmes de société, d’économie, de politique, de culture, … ! Un parti qui réfléchit et qui débat, qui s’est remis en marche !

Alors que penser des différentes motions ? d’abord qu’il y a de bonnes idées dans chacune d’elles et aussi qu’elles ne montrent pas de différences insurmontables : ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui fait débat entre nous et c’est rassurant ! Pour autant, il faut bien se déterminer et choisir une direction pour les années à venir dont les échéances sont cruciales : élections régionales en décembre prochain, puis élections présidentielles et législatives en 2017.

Quels enseignements peut-on tirer des dernières élections, municipales, européennes et départementales (les sénatoriales étant largement la conséquence des premières) ? Ce furent des échecs pour la gauche, particulièrement là où la division régnait. Divisés, nous perdons, il faut donc œuvrer au rassemblement dans le peu de temps qui nous sépare de ces échéances majeures. Personne ne fait le paris de la défaite ; pour gagner il faut donc rassembler, ce que fait la motion A, de Martine Aubry à Gérard Colomb, autour du 1er secrétaire Jean-Christophe Cambadelis, avec Jean-Marc Ayrault et bien d’autres.

Mais ce rassemblement ne doit pas se faire à n’importe quel prix. J’y vois trois conditions nécessaires :

D’abord, le rassemblement, pour être utile, ne doit pas s’abstenir d’autocritique : la motion A n’y coupe pas, qui souligne les déceptions et les attentes de nos concitoyens. Au passage, les dernières élections n’ont pas montré que les électeurs souhaitaient un grand coup de barre à gauche, les candidats du front de gauche n’ayant pas rassemblé les électeurs déçus, plutôt réfugiés dans l’abstention. Plus que des virages, les électeurs attendent des résultats.

Ensuite, le rassemblement, pour être utile, doit toujours aller vers plus de progrès, ne pas se faire au détriment du chemin vers l’idéal ; c’est le sens des propositions faites dans la motion A, tant sur les questions économiques, sociétales ou encore environnementales.

Enfin, pour être pleinement utile, le rassemblement ne doit pas effacer de façon insincère des différences insurmontables entre ses membres. On l’a vu, même entre les 4 motions, force est de constater que peu nombreuses sont les lignes de fractures… il s’agit plus souvent de positionnement du curseur que d’orientation politique quand les avis divergent.

C’est pourquoi le rassemblement ne doit pas être un moyen d’endormir le parti ! L’exercice actuel de débats militants montre le contraire et Jean-Christophe Cambadélis a mis en marche la famille socialiste. Car demain, pour rassembler au-delà, il faudra donner confiance à la gauche toute entière, par une dynamique unitaire et des propositions compatibles avec leurs propres attentes. L’insistance mise sur l’éco-socialisme et la volonté de réussite économique et sociale et de justice en sont le socle.


Tags socialisme, rassemblement, PS

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0Emmanuel Macron et le retour à l'esprit industriel du capitalisme

le 25/04/2015 à 12:13 par Etienne - Économie

Dans une récente tribune (Le Monde daté du 25/04/15), Emmanuel Macron propose de « retrouver l’esprit industriel du capitalisme ».

Après avoir utilement rappelé que c’est le soutien des pouvoirs publics qui a permis à l’énergie entrepreneuriale d’engager les plus belles réussites industrielles de notre pays, grâce à des choix industriels de long terme, il pose le constat d’un changement récent de paradigme : privatisations des années 90, réorientation de l’épargne vers l’immobilier et l’assurance vie… La France est donc « entrée dans une ère de capitalisme naïf qui conduit à privilégier les intérêts des actionnaires aux stratégies de court terme » pour qui c’est la spéculation qui motive.

On le constate effectivement ces 10/20 dernières années avec la désindustrialisation accélérée de la France où la part de l'industrie dans le PIB est passée de 35% en 1970 à moins de 20% actuellement. Dans des régions historiquement industrielles comme la Lorraine, le Nord, c’est une vérité palpable. Cette désindustrialisation n’est pas toujours due aux mutations industrielles (acier, textile…) mais aussi, effectivement, aux vues à court terme, à la recherche du profit plus qu’à la vision industrielle : les grands groupes doivent rendre des comptes (et donc des dividendes maximisés) à leurs actionnaires, parce que les détenteurs de capitaux vont les placer là où le rendement est meilleur ; on voit alors vendre voire fermer des activités rentables, mais qui ne dégagent pas assez de profit à court terme, je pense par exemple à la fermeture de la plus vieille papeterie de France à Docelles par le groupe UPM, alors même qu’elle dégageait des bénéfices… Pire encore lorsque les actionnaires sont des fonds de pensions ou fonds spéculatifs.

Seules les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), à capitaux souvent familiaux, peuvent parfois échapper à cette vision. Peut-être est-ce l’explication de la meilleure résistance de l’Allemagne à la désindustrialisation. A l’inverse, là où le capitalisme financier de court terme a pris l’ascendant comme en Angleterre, la désindustrialisation est accélérée (aujourd’hui 10% seulement du PIB y est issu de l’industrie).

Or, notre économie – et donc nos emplois – ont besoin de permettre l’émergence de nouvelles filières industrielles innovantes, qui commencent par coûter cher avant d’atteindre maturité et rentabilité, je pense ainsi aux énergies renouvelables par exemple. Notre économie a besoin de permettre aux start’up et PME innovantes de devenir des ETI, aux grands groupe d’innover.

La proposition d’E. Macron de transformation du capitalisme français pour une vision de long terme repose sur trois piliers : réorienter l’épargne des français vers les PME et plus largement les entreprises (création du Plan d’Epargne en Actions PME par exemple, épargne salariale étendue aux PME dans la loi qui porte son nom… « l’actionnariat individuel est un élément de stabilité » à la différence des fonds spéculatifs) ; réorienter les investisseurs institutionnels vers le financement de l’économie (fonds des caisses de retraites, assurances… qui ont besoin de long terme) ; le troisième pilier est le combat qu’il mène actuellement pour les « droits de vote double » : il s’agit de faire en sorte que les actionnaires non spéculatifs, qui gardent leurs actions au moins deux ans, aient plus de pouvoirs que les actionnaires spéculatifs.

Ces actions mises en place par le gouvernement me semblent aller dans le bon sens pour la réindustrialisation de notre pays qui a trop perdu d’emplois industriels ces dernières années. Elles s’ajoutent aux dispositions pour la compétitivité (Crédit d’Impôts sur la masse salariale) et l’innovation (Plans de la Nouvelle France Industrielle) initiées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, tout comme la désignation d’un administrateur représentant les salariés au conseil d’administration des sociétés depuis la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013.

Il faut ajouter à cette réorientation du « capitalisme naïf » l’action des collectivités territoriales, en particulier des Régions qui mènent des politiques industrielles, par le soutien à la recherche, la formation et l’innovation qui permettent aux entreprises de gagner en compétitivité, d’innover et donc de développer l’emploi sur les territoires. Il en est ainsi, par exemple, de la filière des énergies marines renouvelables que la Région pays de la Loire promeut à travers un soutien à la recherche et l’innovation au sein d’un écosystème régional collaboratif. Cette filière entièrement nouvelle ne peut voir le jour sans une vision de long terme et des investissements lourds avec des soutiens comme l’aéronautique en son temps.

Enfin, cette politique n’aura de sens, à mon avis, qu’à travers une vision européenne de la politique industrielle. L’Europe a su le réaliser pour Airbus. C’est toute l’Europe qui doit se donner des règles nécessaires à une vision de long terme du capitalisme, à l’innovation et au développement industriel.


Tags innovation , industrie, capitalisme

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0Nos ruralités : une chance pour la France (46 mesures du gouvernement)

le 14/03/2015 à 18:55 par Etienne - Vosges

Priorité 1 - Garantir à tous l’égalité d’accès aux services

UN ACCES AUX SERVICES DE SANTE PARTOUT EN FRANCE

Mesure 1 - Créer 200 maisons ou pôles de santé supplémentaires en 2015Mesure 2 - Faciliter l’installation des jeunes médecinsMesure 3 - Adapter l’organisation des soins aux besoins spécifiques des territoires rurauxMesure 4 - Assurer l’accès aux soins dans les territoires les plus isolésMesure 5 - Rénover le dialogue entre les élus et les agences régionales de santé

1000 MAISONS DE SERVICES AU PUBLIC POUR MIEUX « RENDRE SERVICE »

Mesure 6 - Ouvrir 1 000 maisons de services au public dès la fin 2016 grâce au partenariatavec La PosteMesure 7 - Doubler le financement national des maisons de services au public par la créationd’un fonds entre neuf opérateurs de servicesMesure 8 - Encourager les services publics « itinérants »

L’ECOLE EN MILIEU RURAL, UN LIEU DE REUSSITE EDUCATIVE ET CITOYENNE

Mesure 9 - Prolonger jusqu’au 31 décembre 2015, l’opération « Ecoles connectées » et lesoutien au raccordement à l’Internet haut débit des écoles les plus isoléesMesure 10 - Favoriser le regroupement et la mise en réseau des écolesMesure 11 - Accompagner en priorité les élus des communes rurales dans leurs projetséducatifs territoriaux

DES PRATIQUES CULTURELLES DIVERSIFIEES AU CŒUR DES RURALITES

Mesure 12 - Promouvoir un aménagement culturel équilibré du territoire

UNE MOBILITE ADAPTEE AUX SPECIFICITES DES TERRITOIRES RURAUX ET PERIURBAINS

Mesure 13 - Elaborer des plans de mobilité rurale, dans le cadre des schémas régionaux del’intermodalitéMesure 14 - Assurer les conditions de maintien des petites stations services indépendantes viale fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerceMesure 15 - Poursuivre la mise en œuvre du schéma national des véloroutes et voies vertes

LE TELETRAVAIL, UN MOYEN PERTINENT POUR FAVORISER LA PRESENCE D’ACTIFS DANS LESESPACES RURAUX

Mesure 16 - Elaborer un plan national du déploiement du télétravail, avec les associationsd’élus et les partenaires sociaux

LA PROTECTION DES POPULATIONS ET DES BIENS EN MILIEU RURAL POUR ASSURER LAQUALITE DE VIE

Mesure 17 - Développer des conventions de coordination entre les polices municipales, et lapolice ou la gendarmerie nationalesMesure 18 - Expérimenter des partenariats avec les acteurs locaux pour renforcer la présencede proximité de la gendarmerieMesure 19 - Consolider et promouvoir le volontariat sapeur-pompier 

Priorité 2 - Amplifier les capacités de développement desterritoires ruraux

ACCES AU NUMERIQUE ET CONNEXION AU TELEPHONE MOBILE, DES IMPERATIFS POURL’ATTRACTIVITE

Mesure 20 - Accélérer le raccordement au très haut débit des services publics et desentreprises identifiés comme prioritaires par les collectivitésMesure 21 - Résorber les zones blanches (2G et 3G)Mesure 22 - Ouvrir un guichet « couverture mobile » pour accompagner les projets locauxMesure 23 - Améliorer la couverture mobile à l’intérieur des logementsMesure 24 - Stimuler le financement participatif pour la médiation numériqueUNE

AGRICULTURE LOCALE COMPETITIVE ET RESPECTUEUSE DE L’ENVIRONNEMENT

Mesure 25 - Faciliter la participation des producteurs locaux aux marchés publics pouratteindre 40 % de produits locaux dans la restauration collective d’ici à 2017.Mesure 26 - Mettre en place des groupements d’intérêt économique et environnementalMesure 27 - Soutenir la mise en place des groupements d’intérêt économique et environnementalforestiers

DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE ADAPTES AUX TERRITOIRES RURAUX

Mesure 28 - Renforcer les « pôles d’excellence touristique »Mesure 29 - Lancer des « contrats de structuration d


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0Choisir les Vosges de demain

le 08/03/2015 à 22:10 par Etienne - Vosges

Les élections départementales (anciennement « cantonales ») auront lieu les 22 et 29 mars prochains. Au-delà du changement de nom – il sera plus clair de parler de conseil départemental et conseiller départemental que de conseiller général – cette élection apporte plusieurs nouveautés.

D’abord, les électeurs choisiront un homme ET une femme dans chaque canton, ce qui assurera la parité dans tous les départements (actuellement, dans les Vosges, seules deux femmes siègent sur 31 élus !).

Ensuite, les cantons sont redécoupés pour assurer un meilleur équilibre en nombre d’habitants. C’est une demande du conseil constitutionnel pour une meilleure égalité entre les citoyens, même si cela se fait au détriment des zones rurales, forcément moins peuplées, où les cantons sont plus étendus pour atteindre la population moyenne. Ainsi les cantons de Brouvelieures et Bruyères ont été fusionnés.

Comme vous le savez, je ne me représente pas à cette élection. Mon mandat devait se terminer en mars 2014, j’ai donc cherché une orientation professionnelle fin 2013 qui m’a mené sur un poste de développement économique en région Pays de la Loire. La durée du mandat a été prolongée d’un an, jusqu’en mars 2015, pour mettre en place cette réforme et j’ai donc assumé ces deux missions ces derniers mois.

La fin de ce troisième mandat de Conseiller Général du canton de Brouvelieures est pour moi l’occasion de remercier chacun des habitants de ce canton pour leur fidélité sans cesse renouvelée. Ensemble, durant ces 17 années, nous avons pu faire avancer ce beau canton vosgien : bataille pour le maintien des services publics, au premier lieu desquels l’école avec le maintien des classes (et même une ouverture sur Frémifontaine), résistance sur la gendarmerie, finalement fusionnée avec Bruyères mais ouverture des bureaux de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) service du Ministère de l’environnement avec 6 agents, ouverture d’un Relais de Service Public, avec le maintien d’un bureau de poste intercommunal et de nouveaux services comme la cyber-base permettant l’accès via internet à de nombreux services publics. Développement économique, avec la création d’une Zone d’Activités qui a permis de maintenir dans le canton deux entreprises majeures, bâtiment relais, initiatives en faveur de la filière bois, du tourisme (sentiers balisés et GR de pays), animations historiques (cérémonies et monuments commémoratifs) et culturelles (festivals…), développement des énergies renouvelables…

Quant au bilan départemental, après avoir tenté de changer de président du Conseil Général en 2011, sans succès (M. Poncelet a été réélu au bénéfice de l’âge…) nous avons tenté de défendre un certain nombre de points essentiels comme le désendettement du département, la pause fiscale, l’arrêt du PPP routier qui aurait entraîné les Vosges dans une spirale d’endettement insupportable (plus de 200 millions pour construire une route). Notre opposition a été constructive, approuvant ce qui pouvait l’être et nous opposant à ce qui n’allait pas dans le sens de l’intérêt des Vosges. D’autres, comme le groupe de FX. Huguenot ont choisi de voter systématiquement pour les budgets et impôts proposés par la majorité UMP de M. Poncelet. Force est de constater que ces 4 dernières années ont été des années de régression pour les Vosges dans de nombreux domaines : situation économique dégradée, plan très haut débit en retard,…

Aujourd’hui, chaque vosgienne et chaque vosgien va choisir les représentants de son canton : c’est un choix essentiel car les Départements gèrent les solidarités : avec les plus jeunes (Protection Maternelle Infantile, placement d’enfants en dangers, actions socio-éducatives envers les ados, construction et entretien des collèges, transports scolaires…) comme avec les moins jeunes actifs (revenu de solidarité active RSA et actions d’insertion) ou non (mise en place d’actions pour l’autonomie, places en maisons de retraite…) ; les Départements ont aussi la responsabilité de la solidarité entre les communes (subventions pour travaux, entretien des routes…) et du développement économique, touristique, environnemental et culturel…

A vous de décider quel sera l’avenir des Vosges !


Tags Vosges, Département, canton

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