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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0L'innovation : essentiel dans la filière bois!

le 27/10/2016 à 9:54 par Etienne - Économie

Une conférence de presse de FBF et FBIE vient de souligner à juste titre l'intérêt de l'innovation dans la filière bois et le salon ForestInnov sera l'occasion de le démontrer.

 

I. L’innovation dans la filière forêt-bois française

1. L’innovation de la filière est d’intérêt général Polyvalente, la filière forêt-bois est au coeur d’enjeux urbanistiques, constructifs ou encore environnementaux. Le processus d’innovation qui la traverse est au centre de préoccupations d’intérêt général. Cette innovation prend une dimension écologique à travers les équilibres assurés par la forêt dans le stockage du carbone, la biodiversité, les équilibres atmosphériques. La compensation de 20 % des émissions françaises de CO2, passe par le stockage du carbone dans la forêt, dans les produits bois et dans une substitution des matériaux énergivores par le bois. Ainsi une construction en structure bois demande 9 fois moins d’énergie que le béton, 17 fois moins que l’acier et 48 fois moins que l’aluminium. L’innovation de la filière représente un continuum entre trois parties prenantes : les attentes de la société civile, l’intérêt des pouvoirs publics et les enjeux des acteurs de la filière. Sa dynamique apporte une cohérence supplémentaire à la pluralité des intérêts et des actions de la filière.

2. L’innovation est à l’agenda de la filière

2.1. La filière n’a pas attendu 2016 pour innover

L’innovation est aussi multiple que la filière est polyvalente. De nombreuses initiatives attestent du dynamisme constant des opérateurs de la filière pour innover : - le développement croissant de l’utilisation de panneaux de bois massif en bois lamellé croisé (CLT) dans le gros oeuvre comme en génie civil ; - les procédés de lamellé collé et de contre collé dans les charpentes sont une autre illustration de la richesse du savoir-faire de la filière. Appliquées en construction, ces innovations confèrent aux charpentes une résistance mécanique et une résistance au feu exceptionnelles ; - l’utilisation du bois associé à d’autres matériaux comme le verre ou le métal dans l’ameublement et l’agencement intérieur ; - le débardage moderne. Le Plan Recherche et Innovation (PRI) 2025, publié en avril 2016 à la demande de la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministre de l’Economie et des Finances, de la ministre du Logement et de l’Habitat durable et rédigé par quatre organismes le CNPF*, le FCBA*, l’INRA* et le CDC* est l’outil adéquat. Il définit une stratégie à 10 ans en matière de recherche et d’innovation dans la filière. Deux ensembles de propositions ressortent de ce rapport : - 13 projets de Recherche-Développement-Innovation (RDI) issus de trois grandes priorités : o l’accroissement des performances du secteur par des approches systèmes ; o le développement des usages du bois et des nouveaux usages du bois dans une perspective bio-économique ; o l’adaptation de la forêt et la préparation des ressources forestières du futur. *CNPF : Centre National de la Propriété Forestière, FCBA : l'institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement, INRA : Institut National de la Recherche Agronomique, CDC : Caisse des Dépôts et Consignations Relations Presse - Fargo RDN - www.agencefargordn.com 5

2.2. L’innovation de demain

Par sa multiplicité, l’innovation contribue à rendre la filière encore plus compétitive tout en restant citoyenne. Aussi, le défi de l’innovation est à l’agenda de la filière forêt-bois française. La filière soutient en effet le développement de projets qui concernent l’ensemble des composantes de la forêt et du bois. Construction et marché : immeubles de 30 étages Aujourd’hui, l’innovation doit être synergique, c’est-à-dire qu’elle doit être complémentaire de la production à la transformation. C’est cette complémentarité entre l’amont et l’aval qui permettra de mobiliser l’ensemble des forces vives : les industries, les entreprises, les bureaux d’études, les instituts techniques, les exploitants forestiers. Cette dynamique est indispensable à l’inscription de grands projets bois dans les 11 plans de la France industrielle, à l’instar de la construction d’immeubles de grande hauteur en bois jusqu’à trente étages d’ici 2030. De tels projets impactent toute la filière, de la production, à la transformation et à la construction. Dans le domaine de la construction, ces projets sont aussi le résultat d’une mutualisation des activités entre l’architecture, l’ingénierie, le génie civil et la science des matériaux. Ils concourent ainsi à rendre la filière plus compétitive grâce à une organisation optimisée entre les différents opérateurs.

Process et transition numérique : l’usine 4.0

L’innovation va également toucher l’automatisation et la robotisation des chaînes de production, afin de les adapter aux industries de demain. Conciliée à l’innovation digitale, le BIM (Building Information Model), elle pose les bases d’une industrie du futur, d’une usine 4.0. Cette transition numérique augmente la productivité de la filière et pourrait aussi lui donner un coup de fouet durable. Elle généralise les échanges entre les industriels, les investisseurs et les chercheurs. La filière souhaite aujourd’hui structurer son ambition en trois axes : - Un positionnement plus offensif des entreprises sur les marchés en croissance ou à forte valeur ajoutée avec des encouragements à l’utilisation du bois dans la construction sur l’exemple de l’Alliance Forêt Bois pour la construction et les projets de type ARBRE ; - Une connexion des entreprises à « l’écosystème » de l’innovation pour les aider à construire une démarche d’innovation durable, en lien avec les Plans d’Investissement pour l’Avenir ; - Un développement de l’innovation technologique et de process, comme le BIM, qui permet de créer virtuellement des modèles de bâtiments de façon très précise. L’innovation dans la filière passe ainsi par la mutualisation des échanges entre tous les acteurs, afin de mettre en relation les savoir-faire, les connaissances et l’ingénierie des différents acteurs publics et privés.

3. L’innovation de la filière forêt-bois passe par son financement

Afin de structurer davantage l’innovation, la filière a besoin de soutien et d’encouragement. Pour cette filière, l’analyse prévue dans le RDI 2025 sur les dispositifs et instruments de financement de la recherche et du développement est fondamentale. Rémunération des aménités positives et taxe carbone La filière forêt-bois, de l’amont à l’aval, est le principal puits de carbone en France. La filière souhaite aujourd’hui que l’Etat s’engage sur des actions exemplaires reconnaissant, compensant et simulant les efforts réalisés par la filière. La rémunération des aménités positives de la filière et la taxe carbone sont ici de francs encouragements pour continuer de relever le défi du changement climatique. Plus les industries de transformation seront performantes avec du bois issu de forêts françaises, plus la gestion forestière sera dynamisée, la sylviculture active, les services environnementaux confortés et les marchés stimulés. 

Partenariats

Les partenariats entre le public et des agences comme l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie), ou encore la réussite d’ADIVbois (Association pour le Développement des Immeubles à Vivre Bois) sur la construction d’immeubles de grande hauteur en France sont des illustrations réussies. Initiatives publiques En parallèle de ces subventions, des initiatives publiques ont été lancées pour aider financièrement les entreprises de la filière. La Banque Publique d’Investissement (BPI) en est un bon exemple puisqu’elle cherche à stimuler des investissements pour l’innovation de la filière. Elle a participé au Fonds Bois 1, doté de 20 millions d’euros. Il est destiné aux petites et moyennes industries françaises de la première et de la deuxième transformation du bois. Sa continuité est assurée par le Fonds Bois 2, créé en 2014. La BPI participe à hauteur de 25 millions d’euros à ce programme, avec un soutien du CODIFAB (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois) et de l’Union des Industries de l’Ameublement. Les Programmes d’Investissements pour l’Avenir 1 et 2 (PIA), lancés respectivement en 2010 et 2014, renforcent ces initiatives publiques. Ils ont été mis en place pour financer les investissements innovants en général. Le PIA 2 permet en théorie d’intégrer trois aspects transversaux de la démarche d’innovation : - l’innovation organisationnelle et fonctionnelle ; - l’innovation non limitée à chaque produit bois car elle s’intègre dans une recherche de performance globale, un service d’agencement et d’espace à vivre en bois ; - l’innovation en matière d’affichage environnemental des performances des produits destinés aux marchés à grand potentiel en 2020. Le PIA représente pour la filière un catalyseur et un facilitateur. Il permet de générer de la compétitivité, indispensable à l’avenir de la filière forêt-bois et de tous ses opérateurs. Autre exemple, en 2015, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, le ministère du Logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité et l’interprofession nationale France Bois Forêt se sont engagés en faveur de l’innovation dans le secteur des feuillus. Ils ont lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) visant à accompagner les projets industriels développant des produits et des solutions innovantes valorisant la ressource locale de feuillus dans la construction, notamment dans les produits à base de CLT. 

II. Le salon ForestINNOV, le premier salon de l’innovation dans la filière

1. Euroforest, salon forestier référent depuis 20 ans, à l’initiative de la création de ForestINNOV Créé en 1995 par Aprovalbois, l’interprofession de Bourgogne, et la Coopérative Forestière Bourgogne Limousin, Euroforest est le premier salon dédié à la forêt et à l’exploitation forestière en France. Euroforest a lieu tous les quatre ans, en pleine forêt sur un site de 100 hectares. Cette espace en plein air permet des démonstrations de matériels divers sur feuillus, résineux, sur terrain plat comme escarpé. Il rassemble tous les acteurs de la filière, de l’amont comme de l’aval, en s’appuyant sur son réseau de partenaires institutionnels, professionnels et privés. Chacune des éditions de ce salon, aujourd’hui unique en France, rassemble toujours plus de participants. L’édition 2014 a confirmé cette tendance avec une augmentation de 39 % de participants. Chiffres clés Euroforest 2014 - 409 exposants, dont les activités sont très diverses : exploitation forestière, sylviculture, matériel de transport, accessoires, petit matériel, matériau bois, services, secteur bois énergie… - Plus de 39 000 visiteurs, professionnels comme particuliers, ont participé au salon en 2014, contre 9 000 visiteurs pour la première édition. - Un rayonnement international, avec des exposants venant du monde entier : 13 pays étaient représentés en 2014. La prochaine édition de Euroforest aura lieu les 21, 22 et 23 juin 2018, à Saint-Bonnet-de-Joux (71), en Bourgogne.

2. Lancement de ForestINNOV : le premier salon exclusivement dédié à l’innovation et aux services dans la filière

2.1 La montée en puissance progressive des innovations dans la filière Au fil des années, Euroforest a enregistré une accélération des innovations dans la filière. De ce fait, le besoin s’est confirmé de mieux faire connaitre ces entreprises auprès des clients, du public forestier, des prescripteurs. Une volonté est alors née de mettre en avant ces sociétés de services innovants. En 2016, Euroforest décide donc de créer un nouveau salon dédié aux services et à l’innovation de la filière forestière : ForestINNOV. A travers ce nouveau thème, ForestINNOV présente les forces de la filière et ses capacités à innover pour répondre aux enjeux de demain. Les objectifs sont doubles : - communiquer sur les services, les innovations, la recherche dans le domaine forestier, ainsi que sur les sociétés proposant ces services ; - développer les relations entre fournisseurs et clients, les réseaux professionnels et l’utilisation des solutions novatrices. L’ambition des organisateurs pour cette première édition est de rassembler 40 exposants, dont des start-up, et plus de 2 000 visiteurs. Tous les secteurs d’activités liés à la forêt sont visés : édition de logiciels et de solutions de systèmes d’information géographique, entreprises des NTIC, drones, assurances, banques, organismes de certifications, coopératives et experts forestiers, établissements de formation, de R&D, logistique, transport, exploitation forestière… Aujourd’hui, les objectifs sont atteints puisque 40 exposants ont déjà confirmé leur inscription à ForestINNOV. 

2.2. Les moments forts de ForestINNOV

La première édition aura lieu les 24 et 25 novembre 2016 à Charnay-lès-Mâcon (71850) en Bourgogne autour de trois moments forts : - un salon d’affaires, pour présenter les innovations de la filière, les dernières avancées. Par exemple seront exposées : machines forestières, sociétés de service, interprétation d’images satellitaires… - des rendez-vous d’affaire pour échanger entre professionnels : propriétaires, entrepreneurs, gestionnaire forestiers et entreprises de services innovants - des conférences thématiques, animées par des professionnels de la filière : Jeudi 24 novembre : o Moteurs hybrides, le futur dans nos forêts - Logset (à 10 heures) o eMOBOIS, un outil pour faciliter et sécuriser l’échange d’information entre entreprises - eMOBOIS (à 11 heures) o Le marché foncier forestier - SAFER Bourgogne Franche-Comté (à 12 heures) o Acquisition LIDAR et gestion forestière - Delta Drone (à 14 heures) o Observation de la ressource forestière de la région à la parcelle : applications de nouvelles technologies au massif landais - IGN (à 15 heures) o Financement du matériel par crédit-bail - Crédit Agricole (à 16 heures) Vendredi 25 novembre : o Certifications forestières, réglementations et légalité du bois - Bureau Veritas (à 14 heures) o Assurance des forêts après le 1er janvier 2017 - Crédit Agricole (à 15 heures) o Le marché foncier forestier - SAFER Bourgogne Franche-Comté (à 16 heures)

2.3. Les partenaires du salon

Les partenaires de ForestINNOV se regroupent autour des institutions privées comme publiques, qui témoignent d’un fort ancrage au territoire. 3. Les lauréats du concours ForestINNOV 2016 En amont de l’évènement, ForestINNOV a lancé un appel à candidature auprès de start-up sur le thème de l’innovation. Le jury est le comité de pilotage de ForestINNOV, qui rassemble des professionnels de la filière, l’interprofession, des coopératives forestières, des gestionnaires de forêt et des entreprises d’exploitation forestière. Les trois start-up lauréates de ce concours, seront invitées à exposer gratuitement leur innovation sur un stand à l’occasion du salon et bénéficieront ainsi d’une visibilité accrue. 

Les start-up lauréates de ce premier concours ForestINNOV sont :

Corvus Monitoring : spécialisée en imageries et mesures aéroportées

Delta Drone : spécialisée en acquisition de données pour l’agriculture, en hydrologie, en visite de sites, en inspection industrielle

votremachine.com : le premier site de location de matériel agricole et forestier.

La remise de prix pour les start-up lauréates du concours aura lieu le vendredi 25 novembre à 10h30 sur le salon.

4. Les lauréats de la recherche

ForestINNOV implique également les acteurs de la recherche afin d’accompagner les avancées futures de la filière. En partenariat avec « plantons pour l’avenir », ForestINNOV décernera des prix de recherche forestière à trois doctorants travaillant sur les thèmes du reboisement. « Plantons pour l'Avenir » est un fonds de dotation ambitieux et innovant créé pour répondre concrètement aux enjeux actuels et futurs du reboisement en France. Il vise à soutenir directement des opérations de plantations, à favoriser une gestion dynamique des forêts, à créer la ressource pour approvisionner l'industrie locale, à mobiliser l'opinion sur le rôle primordial de la forêt, à soutenir le développement de techniques et de pratiques de gestion forestière innovantes. Les lauréats de ce concours de recherche forestière sont :

-Marjorie Vidal pour sa thèse « Optimisation des stratégies d’amélioration génétique du pin maritime grâce aux marqueurs moléculaires ». Thèse CIFRE FCBA-INRA.

-Florian Gautier pour ses travaux sur l’« aptitude du douglas (Pseudostuga menziesii) à l’embryogenèse: approches de physiologie cellulaire et moléculaire ». Université de Limoges

-Thiebault Chauvin pour ses travaux sur l’« adaptation des Douglas à la sécheresse » (co-dirigée par P. Rozenberg, INRA Val de Loire et H. Cochard, INRA Clermont-Ferrand) La remise de prix pour les lauréats de la recherche aura lieu le vendredi 25 novembre à 9h30 sur le salon. Plusieurs organismes de recherche seront également présents afin de présenter et faire connaître leurs derniers résultats.

III. Un exemple concret d’innovation dans la filière : la start-up Corvus Monitoring

1. Présentation de la start-up Corvus Monitoring est une jeune start-up créée en 2010, employant à ce jour une personne. Elle est spécialisée en images, mesures et vidéos aéroportées dans trois types de domaines : - les ortho photos - la topographie - l’inspection de structures. A partir de matériel divers (drones, nacelles à main, caméras), Corvus Monitoring propose d’aborder les projets par un nouvel angle : la vue du dessus, au moyen de photographies ou de vidéos. A partir de ces acquisitions de données puis de modélisations, Corvus Monitoring propose également des reconstitutions en 3 dimensions par photogrammétrie.

2. Applications au domaine forestier Corvus Monitoring est en cours de développement d’un outil d’avenir pour la gestion forestière en France. C’est une plateforme web, actuellement utilisée en Suisse, comportant une cartographie interactive alimentée par tous les acteurs d’une exploitation forestière et par Corvus Monitoring. Ils peuvent y renseigner les besoins d’interventions, le pourcentage de peuplement, la proportion de résineux et de feuillus, etc. Corvus Monitoring utilise des technologies LIDAR et hyperspectrales pour acquérir ces données d’entrées. Cette plateforme permettra à terme d’obtenir une cartographie fine ainsi qu’une connaissance approfondie du peuplement, via la densité, le nombre de tiges par hectare, les besoins d’entretien, l’état sanitaire des arbres, etc. Corvus Monitoring embarque la technologie LIDAR (Light Detection and Ranging) sur ses drones. Cette technologie, basée sur la dispersion d’un faisceau lumineux par les molécules de l’atmosphère permettra de modéliser les forêts en place avec précision. La volumétrie sur pied pourra alors être approchée d’assez près et assez précisément pour se passer des relevés de terrain. Corvus Monitoring travaille actuellement en collaboration avec des chercheurs de l'école polytechnique de Lausanne pour développer cette technologie. De nombreux défis restent encore à relever avant d’atteindre une mise en application plus opérationnelle de cette technologie. Par exemple, la réduction des coûts matériels, les mises au point spécifiques de LIDAR ou encore l’amélioration des algorithmes permettant l'extraction des arbres individuels. Corvus Monitoring utilise également des capteurs hyperspectraux, qui permettent de démultiplier les bandes des spectres électromagnétiques (lumière visible, infrarouges et ultraviolets). La lumière et les couleurs sont ainsi décomposées en plusieurs nuances qui sont analysées par ces capteurs hyperspectraux. Couplés ou non avec un LIDAR, ces capteurs hyperspectraux permettent notamment de distinguer les essences et donc réaliser des inventaires forestiers précis. Ils peuvent aussi être utilisés pour évaluer la santé d'une exploitation forestière (stress, rendement, détection et diagnostics précoces des maladies...) ou encore pour affiner les plans de coupe sélective.

Intervenants

Cyril LE PICARD, président de France Bois Forêt (FBF) L’Interprofession nationale filière Forêt- Bois a été créée le 8 décembre 2004 sous l’égide du ministère de l’Agriculture en charge des Forêts. Depuis, France Bois Forêt aux côtés des professionnels de la filière cofinance grâce la Contribution Volontaire Obligatoire (CVO) des actions collectives de promotion, de progrès techniques, d’éducation à l’Environnement, de mise à disposition de données statistiques, de recherche et développement, encourage l’innovation et l’export de produits transformés. Aujourd’hui, 21 organisations professionnelles représentatives composent l’interprofession nationale : les propriétaires et gestionnaires forestiers publics et privés, les experts forestiers de France, les entrepreneurs de travaux forestiers, les pépiniéristes, grainiers et reboiseurs, les professionnels de la première transformation du bois : récolte, scierie, rabotage, parquet massif et l’emballage en bois caisses palettes et emballages légers. Les six membres associés sont : France Bois Régions (FBR) qui regroupe les 22 interprofessions régionales, le Centre Nationale de la Propriété Forestière (CNPF), l’Association des Sociétés et Groupements Fonciers et Forestiers (ASFFOR), le Comité Interprofessionnel du Bois Energie (CIBE), l’Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (FCBA) qui a pour mission de promouvoir le progrès technique, participer à l’amélioration du rendement et à la garantie de la qualité dans l’industrie et le Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC) pour la certifications forestière.

Luc CHARMASSON, président de France Bois Industries Entreprises (FBIE) France Bois Industries Entreprises (FBIE), interprofessionnelle nationale de l’aval créée en février 2011, rassemble les entités représentatives au niveau national des secteurs utilisateurs du bois et de ses dérivés, de la scierie, de la pâte à papier, des industries et de la construction bois, de l’ameublement, des panneaux, qui s’engagent dans une démarche concertée de développement de l’utilisation du bois et de valorisation de la ressource. FBIE travaille sur les préoccupations communes de l’aval de la filière, industries et entreprises du bois, et agit sur les différentes politiques publiques qui ont un impact sur l’ensemble de la filière. L’objectif de FBIE aujourd’hui est de développer la compétitivité du secteur forêt-bois par les marchés. Les organisations professionnelles membres de FBIE sont l’UIB ‐ Union des Industries du Bois, la FIBC - Fédération des Industries Bois Construction, l’UIPP ‐ Union des Industries de Panneaux de Process, la Copacel - Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses , l’UNIFA ‐ Union Nationale des Industries Françaises de l’Ameublement, la FFB‐CMP ‐ Fédération Française du Bâtiment Charpente Menuiserie Parquet, la CAPEB‐UNA‐CMA ‐ Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises ‐ Union Nationale Artisanale ‐ Charpente Menuiserie Agencement, la FNB ‐ Fédération Nationale du Bois, LCB ‐ Le Commerce du Bois, FBR ‐ France Bois Régions. Les membres associés à FBIE sont France Bois Région, FCBA Institut Technologique.

Jean-Philippe BAZOT, président d’Euroforest Dirigeant de l’entreprise Bongard-Bazot et Fils, propriétaire, exploitant forestier et scieur dans la Nièvre, Jean-Philippe Bazot est également très actif dans la filière forêt - bois. Président de l’interprofession bourguignonne de la forêt et du bois – Aprovalbois, de l’interprofession française du douglas – France Douglas et d’Euroforest, il a à coeur de développer la filière dans son ensemble, de façon harmonieuse. Dans un monde qui se développe constamment, il milite pour le développement de l’innovation, des échanges entre professionnels pour créer des liens interentreprises. Avec Euroforest et le nouveau salon ForestINNOV, son objectif est donc de montrer les nouvelles technologies utiles à la filière, et de créer un lieu de rencontres entre les acteurs de la filière forestière

Julien LIEB, créateur de Corvus Monitoring Après un baccalauréat électrotechnique, Julien Lieb s’est orienté vers une formation commerciale spécialisée dans les sports de montagne. Il a travaillé pendant plusieurs années pour des fabricants de skis, puis aux relations fournisseurs pour une boutique spécialisée dans l'alpinisme. Féru de science (notamment d'électronique) et de nature, il a souhaité se reconvertir en associant une autre de ses passions, la construction et le pilotage d'aéronef. Il a donc créé Corvus Monitoring en novembre 2014 dans l’objectif de mettre les technologies de pointe au service de l’environnement. Il a alors commencé à développer ses propres drones, adaptés aux demandes des géomètres. Il a également investi dans un calculateur puissant permettant d’accélérer les processus de calculs afin de livrer des résultats en haute définition plus rapidement.


Tags innovation , ForestInnov, forêt, drone, bois

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0L'éolien flottant : la France dans la course!

le 17/10/2016 à 20:28 par Etienne - Économie

 Les énergies marines sont une des solutions essentielles de notre mix énergétique pour atteindre les ambitions de la France (40% d’énergies renouvelables en 2030). C’est aussi une filière industrielle qui se développe : l’éolien en mer présente l’avantage de profiter d’un vent plus fort et plus régulier qu’à terre et dispose déjà de 12 GW de puissance installée en Europe  - 6 parcs pour un total de 3 GW sont en cours de développement en France -. Plusieurs fermes pilotes sont en développement pour sa version flottant qui a démontré son efficacité sur différents sites de tests, et qui permet d’exploiter des gisements encore plus importants que l’éolien posé.

L’Atlantic Forum sur l’éolien flottant proposé récemment par les Régions Bretagne et Pays de la Loire a permis une revue de projets :

 

Au Japon, la feuille de route nationale prévoit de passer à 4 GW d’éolien flottant installé en 2030 (19 en 2050) et à Fukushima un site pilote met actuellement en service des éoliennes flottantes pour Hitachi de puissances variés (2 et 7 MW) tandis que le français Ideol y développe également un projet à partir de son flotteur dont le démonstrateur est en cours de construction à Saint-Nazaire et sera testé sur le site de Semrev en Pays de la Loire.

 

A Taïwan, 4 démonstrateurs sont en installation et une étude de marché permet au gouvernement d’envisager des objectifs ambitieux de 500 MW à 2 GW tous les 3 ans.

 

Au Portugal, Winfloat développe une ferme de 3 éolienne Vestas de 8 MW à 20 km des côtes pour le consortium réunissant EDP (électricité du Portugal), Repsol, Mitsubishi et Principal Power

 

En Ecosse, Hiwind développe une ferme pré-commerciale de 5 turbine 6 MW de Siemens pour Statoil tandis que d’autres projets sont prévus : Kincardine, Aberdeen,…

 

En France, l’Etat a repéré 3 zones (une en Atlantique au large de l’île de Groix  et trois en Méditerranée au large de Gruisan, Leucate et Fos). L’Ademe a lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt et déjà deux consortium sont retenus pour y développer des fermes pilotes de plusieurs éoliennes flottantes :

- à Gruisan, Eolmed prévoit 4 éoliennes flottantes de 6 MW de Senvion pour le consortium formé par Quadran, Ideol et Bouygues TP pour le flotteur béton avec une mise en service prévue en 2020

- à Groix avec Eolfi en partenariat avec CGN EE pour 4 éoliennes 6 MW de GE sur un flotteur conçu par DCNS et Vinci, la maintenance étant assurée par Valemo ; la mise en service aura lieu en 2020. L’intérêt de ce site est d’offrir des conditions océaniques. 

 

D’autres consortiums ont également déposé des dossiers et l’Etat devrait annoncer prochainement les lauréats supplémentaires.

 

Cette technologie s’approche donc de la commercialisation, du marché, dans un contexte, on le voit, concurrentiel. La France a des atouts non négligeable dans ce qui est pour elle un enjeu industriel de diversification des activités navales et para-pétrolières offshore, d’ingénierie, mise en œuvre/logistique des gros objets, et aussi un enjeu pour les territoires où existent les gisements de vent… et les entreprises !


Tags énergie mer éolien flottant

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0Les lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt Dynamic Bois

le 04/08/2016 à 10:21 par Etienne - Économie

 

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat, a désigné les lauréats de l’édition 2016 de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « DYNAMIC Bois ». Lancée en février 2016 par la ministre, cette seconde édition, comme la première de 2015, a remporté un vif succès.

 

Les candidatures ont été analysées par les services du MEEM, du MAAF et de l’ADEME : 19 projets sont retenus dans l’ensemble des régions métropolitaines, pour un financement global à hauteur de 20 M€ dans le cadre du Fonds Chaleur géré par l’ADEME. Pour chaque projet retenu, la sélection précise des actions ; l’enveloppe définitivement allouée à chaque projet sera finalisée en septembre 2016.

16 900 ha seront concernés par des actions d’amélioration des peuplements. Ces projets permettront  également  de mobiliser 1 million de tonnes de bois par an pour les chaufferies, du bois supplémentaire pour les matériaux et d’améliorer des peuplements pauvres, pour contribuer à l’adaptation de la forêt française au changement climatique. 

Les éditions 2015 et 2016 des AMI « DYNAMIC Bois » permettent ainsi de soutenir une moyenne de 3 projets par région pour un montant d’aide total de l’ordre de 55 M€. Ces projets, dont la mise en œuvre demande du temps, notamment pour le volet « amélioration des peuplements » feront l’objet d’un suivi attentif et de bilans intermédiaires réguliers permettant d’en dégager les principaux enseignements.

Ce retour d’expérience permettra de nourrir la pérennisation de cette démarche dont le financement sera à prévoir, notamment par l’intermédiaire des financements innovants prévus par le contrat du Comité Stratégique de la Filière Bois.
Pour rappel, l’édition 2015, lancée dans le cadre du Comité stratégique de la filière Bois, s’est traduite par le soutien apporté par le MEEM à 24 projets, soit un financement de 35 M€ provenant principalement du Fonds Chaleur géré par l’ADEME. Ces projets, répartis sur le territoire métropolitain, associent environ 200 acteurs de la filière bois et se traduisent notamment par la mise en œuvre d’actions d’amélioration des peuplements sur une superficie de 22 400 ha et un volume supplémentaire de bois pour alimenter les chaufferies du Fonds Chaleur de 2 millions de m3.

 

L’objectif de l’AMI « DYNAMIC Bois » est de favoriser une mobilisation accrue de la ressource en bois, dans le strict respect de la gestion durable de la forêt et d’une bonne articulation des usages (bois d’œuvre, bois industrie, bois énergie). Les projets collaboratifs menés dans ce cadre, à l'échelle des territoires, permettent de mieux exploiter et valoriser la forêt française, essentielle à la lutte contre le changement climatique, la transition énergétique et la préservation de la biodiversité.
Les financements du Fonds Chaleur géré par l’ADEME permettent d’animer une dynamique locale et collective tout en contribuant à l’acquisition de matériels et en finançant l’amélioration des peuplements. 


Tags forêt bois environnement énergie

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2Un outil de veille stratégique pour la filière bois

le 05/04/2016 à 12:55 par Etienne - Économie

Afin de renforcer la compétitivité des entreprises de la filière forêt-bois, FBF (France Bois Forêt), FBIE (France Bois Industries Entreprises) et le Codifab (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois) ont lancé mardi 22 mars un outil de Veille Economique Mutualisée. En signant avec l’Etat ce partenariat inédit public-privé – c’est l’Etat qui financera l’outil – pour un meilleur suivi économique, les entreprises et les industries de la filière bois pourront mieux répondre aux besoins des marchés et des objectifs stratégiques des donneurs d’ordres. Elles pourront aussi s’orienter plus efficacement vers des marchés d’avenir, à valeur ajoutée, pour créer de la richesse et développer des emplois.

Concrètement, grâce au site internet dédié, il sera possible à chacun de consulter l’actualité économique du secteur, d’une branche d’activités et d’en extraire les tableaux et graphes, favorisant une meilleure visibilité à l’ensemble des organisations professionnelles. Cette VEM va rassembler l’intégralité des données économiques de la filière et des actions déjà réalisées et financées par les professionnels.

« En assurant la cohérence de l’ensemble des actions prises lors des Comités stratégiques, ce partenariat public-privé va renforcer la compétitivité de la filière » précise Luc Charmasson, président de France Bois Industries Entreprises (FBIE) qui poursuit « La VEM permettra notamment de mesurer le poids de la filière forêt-bois dans l’économie nationale et de disposer de la répartition de la valeur ajoutée aux différents stades de marché de la filière. »

La VEM couvrira l’ensemble de la filière utilisatrice du bois, de la forêt à la distribution, sans oublier l’industrie, le bois énergie et la chimie du bois. Pour autant, chaque branche de la filière disposera d’éléments pour situer son activité par rapport à l’ensemble du marché et de son évolution. La mise en oeuvre opérationnelle de ce projet a été confiée à un consortium de compétences, constitué de FCBA et IPEA. France Bois Forêt en assurera la coordination.

« La mise en place de ce nouvel outil représente l’aboutissement d’un travail engagé depuis plusieurs années par les organisations professionnelles de la filière forêt-bois en partenariat avec les Pouvoirs publics » déclare Cyril Le Picard, président de France Bois Forêt (FBF) qui poursuit « Elle donnera plus de force et d’efficacité à l’ensemble de la filière. »


Tags veille , forêt, bois

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0Les énergies renouvelables, pour un monde meilleur

le 24/12/2015 à 15:26 par Etienne - Économie

 Succès de la COP 21 à Paris

La lutte contre le changement climatique va de soi : démontré scientifiquement, le réchauffement de la planète induit des conséquences dramatiques sur le climat, voire sur la survie même de l’humanité.

C’est un enjeu environnemental auquel, outre l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, les énergies renouvelables peuvent répondre. Les objectifs de production d’énergies décarbonées, fixés par l’Union Européenne ainsi que la France à travers la récente Loi de Transition Energétique, sont un premier pas dans cette direction. En particulier les énergies de la mer sont sources de promesses gigantesques : placées à proximité des zones côtières les plus peuplées, elles peuvent concerner les territoires les plus riches et donc consommateurs comme les plus pauvres, y compris insulaires : utiliser l’énergie du vent en milieu marin, plus fort et plus régulier, l’énergie des courants et des marées, demain des températures aquatiques ou encore des vagues, voici de quoi espérer.

C’est également un enjeu social : la lutte contre le changement climatique rejoint celle contre les inégalités. Les premiers affectés par les effets du changement climatique sont les plus démunis, car ce sont eux les plus mal logés, les plus mal nourris et ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face. Les pays dit « pauvres » ne sont pas les seuls concernés, je me souviens avoir travaillé à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique des bâtiments avec l’Ademe pour lequel, même avec une subvention à hauteur de 80% des travaux certaines familles ne pouvaient avancer les 20% restant.

Cet enjeu social se couple avec un enjeu d’équilibre mondial : le changement climatique renforcera les inégalités dans le monde avec le retour à l’extrême-pauvreté de plus de 700 millions de personnes selon une étude anglaise. Autant dire que les réfugiés climatiques qui devront partir parce que leurs îles ou zones côtières seront submergées et les réfugiés économiques qui ne pourront plus se nourrir seront nombreux. Cela déstabilisera des régions entières, entrainant des guerres et d’autres réfugiés…

L’enjeu sécuritaire n’est pas le moindre quand on sait, par exemple, que DAESCH (acronyme de l’Etat islamique) tire une grande partie de ses revenus de la vente de pétrole. Là aussi, développer les énergies renouvelables c’est frapper le terrorisme au porte-monnaie !

Les accords de Paris doivent donc désormais se mettre en œuvre de la manière la plus rapide, la plus contraignante et la plus efficace.

L’objectif est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels». Les pays développés doivent continuer à réduire le volume de leurs émissions de GES, les pays en développement peuvent encore les augmenter, mais devront eux aussi inverser la tendance pour qu’à partir de 2050, les émissions de GES ne dépassent pas le niveau de ce que peuvent absorber la nature et les instruments de stockage de CO2 conçus par l’homme.


Tags renouvelable, réfugiés, mer, emr, COP 21, énergie

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0Répondre aux problèmes rencontrés par la filière bois

le 27/10/2015 à 10:05 par Etienne - Économie

Après le rapport Franqueville, les députés Pascale Got et Damien Abad ont présenté un rapport sur les problèmes rencontrés par la filière bois-forêt en France. La commission des affaires économiques l'a examiné le 14 octobre dernier.

On peut en retenir 15 recommandations :

Recommandation n° 1 : Créer un délégué interministériel pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 2 : Mettre en place un Observatoire économique de la forêt et du bois, rattaché au délégué interministériel à la forêt et au bois

Recommandation n° 3 : Compléter l’offre de formation pour répondre aux besoins des entreprises en main-d’oeuvre qualifiée.

Recommandation n° 4 : Stimuler l’attrait des formations initiales et continues dans les métiers de la forêt et du bois.

Recommandation n° 5 : Créer un label « qualité France » pour développer l’esprit de patriotisme économique de la filière.

Recommandation n° 6 : Réorienter la fiscalité forestière afin d’encourager une gestion plus productive des exploitations.

Recommandation n° 7 : Renforcer les incitations fiscales au regroupement des propriétaires, sans coût financier supplémentaire.

Recommandation n° 8 : Développer une politique économique forestière à part entière.

Recommandation n° 9 : Assurer l’effectivité du déploiement des GIEEF.

Recommandation n° 10 : Garantir le ciblage du Fonds stratégique pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 11 : Assurer la continuité des approvisionnements en matière première par le développement de la contractualisation.

Recommandation n° 12 : Accompagner la restructuration et la modernisation de l’industrie de la première transformation du bois.

Recommandation n° 13 : Stimuler l’exploration de marchés étrangers pour valoriser les produits à haute valeur ajoutée.

Recommandation n° 14 : Faciliter l’essor du bois construction.

Recommandation n°15 : Définir une politique d’innovation dynamique pour sortir la filière de la crise par le haut.


Tags forêt, bois

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0Un avenir pour la FICO-CIPA à Bruyères : la voiture connectée

le 04/10/2015 à 16:43 par Etienne - Autre

 Des amis bruyèrois m’ont demandé mon avis sur le devenir du site de sous-traitance automobile FICOSA de Bruyères dont la fermeture a été annoncée. Bien que je n’habite plus cette région pour des raisons professionnelles, j’y reste sentimentalement attaché et réponds donc volontiers à leur appel.  Tout d’abord je voudrais adresser mon soutien le plus total aux salarié(e)s dans cette phase difficile de leur vie professionnelle et familiale.  Existe-t-il un avenir pour « la CIPA » ?

Le site de Bruyères de FICOSA

Installée à Bruyères en 1962, en dépôt de bilan en 1986 puis reprise, avant d’entrer dans le groupe FICOSA international, qui, lui-même, reprend une partie des activités de l’italien Magneti  Marelli, du groupe Fiat, qui possède une autre usine de production de rétroviseurs à Dieuze, en Moselle, l’usine de Bruyères produit, depuis l’origine, des rétroviseurs.

Panasonic

Le domaine des systèmes embarqués dans l'automobile ou de la « voiture intelligente » intéresse désormais les géants de l'électronique et de l'informatique. Voir la « google car ».

Le groupe nippon Panasonic veut également se faire une place sur le marché de la voiture connectée et autonome du futur. Doté de technologies avancées, avec notamment le capteur le plus petit jamais développé pour ses appareils photo Lumix, Panasonic dispose de nombreux atouts pour le développement des technologies d’assistance à la conduite. Il fournit d’ores et déjà les constructeurs japonais en circuits intégrés, capteurs, censeurs et autres radars nécessaires à l’autonomisation des véhicules.

Le groupe japonais Panasonic, a réalisé, il y a tout juste un an, un investissement estimé entre 143 et 215 millions d'euros dans Ficosa (49% de la société ), sous-traitant automobile espagnol spécialisé dans la production de rétroviseurs.

Panasonic entre dans le groupe FICOSA

Afin d’élargir sa base de clientèle, Panasonic entend désormais se développer sur le Vieux Continent pour vendre notamment des produits mêlant les technologies des deux sociétés comme les caméras de recul ou les rétroviseurs caméras.

Les deux entreprises unissent leurs forces pour produire le rétroviseur intelligent de demain, capable d'analyser son environnement, qui pourrait être utilisé dans les "Google car" par exemple.

Un avenir pour Bruyères ?

Alors que cette opportunité d’innovation pourrait offrir des perspectives locales, le site de Bruyères est promis à la fermeture. « A Bruyères il y a 75 personnes et des bâtiments anciens, à Dieuze 248 personnes et des bâtiments plus modernes », selon André Delecourt, Directeur qui s’exprimait sur une radio locale. Il n’y a donc pas de problème de qualité et l’entreprise est bénéficiaire. Juste un doublon avec un autre site lorrain.

Comment sauver Bruyères ?

Il me semble qu’il faut déjà, s’il en est encore temps, se remettre au niveau bâtimentaire du site de Dieuze : les collectivités peuvent y aider en offrant les conditions d’un site rénové, voire, neuf (le secteur ne manque pas d’espace…). J’avais déjà proposé, il y a un an passé, de résoudre en priorité la question du bâtiment de la papèterie de Docelles par un achat du site par les collectivités sans attendre les longues procédures judiciaires et je suis désolé aujourd’hui que cette solution n’ait pas été suivie et suis de tout cœur avec ses salariés.

La question de la logistique entre les deux sites doit également être traitée : leur proximité et les technologies de communication doivent le permettre.

Reste à montrer que Bruyères peut-être complémentaire de Dieuze et utile pour le groupe.

Un projet peinture a vu le jour, qui doit être soutenu pour maintenir une activité.

Parallèlement, il serait judicieux, à mon avis, de proposer un plan de développement intéressant pour le groupe comme pour ses salariés ; diversifier par l’innovation, les capacités du site vosgien. En s’appuyant tant sur l’IUT de Saint-Dié-des-Vosges ainsi que, pourquoi pas, le « pôle images » d’Epinal le site de Bruyères a des atouts en termes de formation voire de recherche pour monter des projets collaboratifs innovants avec le groupe. La plateforme d’innovation du CIRTES de Saint-Dié-des-Vosges sera un autre argument décisif dans ce projet de développement.  Pourquoi ne pas imaginer également, avec le circuit « Geoparc » de Sain-Dié-des-Vosges, un circuit d’essai pour prototypes afin de tester les innovations sur véhicules connectés. L’environnement industriel local spécialisé dans la sous-traitance automobile sera de nature à rassurer un investisseur international.

Voici quelques pistes, j'espère qu'elles seront utiles.

Il est donc urgent de rencontrer, au plus haut niveau, les dirigeants de FICOSA et de Panasonic pour leur proposer un plan de développement accompagné et partagé par le territoire, pour leur site de Bruyères. C’est possible !


Tags voiture connectée, Panasonic, industrie, Bruyères, automobile

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0Ressource forestière : mieux mobiliser le bois! mieux gérer nos forêts

le 29/07/2015 à 13:59 par Etienne - Économie

Le groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) instauré par la loi d’avenir pour l’agriculture, l'alimentation et la forêt, du 13 octobre 2014 est désormais opérationnel suite à la publication du décret n° 2015-728 du 24 juin 2015.

 

Il permettra aux propriétaires forestiers privés de gérer durablement leurs forêts de façon concertée tout en améliorant la mobilisation des bois et en prenant en compte les enjeux environnementaux au niveau d’un territoire donné. Ce territoire géographique devra comporter une surface suffisante (au moins 300 ha ou au moins 20 propriétaires pour une surface d’au moins 100 ha avec des conditions particulières en zone de montagne). Les GIEEF sont des regroupements volontaires de propriétaires forestiers privés.

 

Stéphane LE FOLL a indiqué : « L’entrée en application du GIEEF, quelques mois seulement après l’adoption de la loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, doit permettre de gérer durablement la forêt française tout en contribuant à dynamiser la gestion de la forêt française. »


Tags industrie, forêt, filière, bois

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0Les énergies marines, des ressources pour demain!

le 02/06/2015 à 10:00 par Etienne - Économie

 Les énergies marines renouvelables regroupent l'éolien en mer, posé sur fondations ou flottant -profitant ainsi d'une meilleure exposition au vent que sur terre - les hydroliennes, utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mer jouant sur les différences de températures de l'eau, ou encore le houlomoteur, récupérant l'énergie des vagues. Autant de pistes prometteuses, certaines commercialisées comme l'éolien, ou en voie de l'être comme l'hydrolien, pour proccurer à notre planète une énergie sans carbone ni déchets.

L’édition nantaise de la convention d'affaires Thétis EMR, qui présentait les avancées industrielles de ces technologies, les 20 et 21 mai, a marqué une nette progression par rapport à l'édition précédente. Le nombre d’exposants est passé de 262 à 293 et la surface d’exposition de 4 200 à 6 000 m2. Le salon totalise par ailleurs près de 4 000 participants, dont 25 % de visiteurs étrangers, et près de 1 000 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Elle a débuté par les Assises nationales des énergies marines renouvelables organisées par le SER (Syndicat des Energies Renouvelables).

Une région valorisée

La Région des Pays de la Loire était représentée par un village régional de 50 exposants dont un stand collectif animé par l’Agence Régionale de l'Innovation, avec  28 co-exposants, académiques, recherche, territoires, entreprises…  avec 3 pôles de compétitivité, une représentativité régionale (Vendée, Sarthe – Greta du Maine, Maser Ingeniering, CTTM -, Mayenne – techni industrie -) ; le site internet dédié a relayé ces actualités pendant le salon sur www.emr-paysdelaloire.fr et un voyage de presse accueillait 25 journalistes de la presse nationale, spécialisée et généraliste avec notamment un point presse avec 5 présidents et vice-présidents de Régions qui s'engagent dans la coopération des territoires pour faire avancer ces technologies et le lancement de WeAMEC, le site de Recherche, Formation et innovation de es Pays de la Loire en matière d'énergies marines;  un espace Recherche Innovation un annuaire des compétences régional ainsi qu'une plaquette régionale emr ; un temps fort régional a eu lieu aveec les 3 collectivités partenaires et le Grand Port Maritime, au cours duquel, notamment, le cluster d'entreprises Neopolia et de grands Donneurs d'Ordre comme Alstom et les chantiers navals STX ont annoncé des commandes importantes pour la filière.

Au cours de ce même salon, la région a reçu deux délégations étrangères (Ecosse et Chine) pour renforcer les coopérations industrielles et commerciales ; une conférence "Invest’In" Pays de la Loire a d'ailleurs regroupé de nombreux participants ; Pour terminer cette semaine 4 parcours de visites avec 200 inscrits ont fait découvrir les centres de recherche et industriels de la région impliqués dans les emr ;

Thetis ce sont aussi des ateliers et conférences sur l'avenir des emr et des intervenants ligériens sont intervenus sur les conférences (Alstom, Geps techno, ECN, STX, GPM…) ;

Un comité stratégique emr régional s'est réuni à cette occasion, avec notamment les nouveaux patrons d’Adwen, les responsables d'Alstom Wind ou encore ceux d'EDF-EN et Engie, sous l'égide de la Région et de l'Etat pour piloter de manière collaborative la structuration de la filière en Pays de la Loire.


Tags Pays de la Loire, mer, énergie

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0Congrès du PS : un exercice démocratique essentiel

le 04/05/2015 à 22:15 par Etienne - Réflexions

Le congrès du Parti Socialiste qui se déroulera du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers fait l’objet de nombreuses contributions thématiques (j’y ai signé, avec d’autres, un texte sur la forêt du futur http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-foret-du-futur-se-prepare-aujourd-hui.pdf ) et de 4 motions, textes d’orientation du parti pour les années à venir, dont les militants débattent actuellement en section et dans les fédérations. Cet exercice démocratique existe dans peu de partis ; il faut souligner cette spécificité du PS dans la parole qu’il donne régulièrement aux militants. C’est aussi un vrai travail de production d’idées – que de pages et de pages de propositions sur tous les thèmes de société, d’économie, de politique, de culture, … ! Un parti qui réfléchit et qui débat, qui s’est remis en marche !

Alors que penser des différentes motions ? d’abord qu’il y a de bonnes idées dans chacune d’elles et aussi qu’elles ne montrent pas de différences insurmontables : ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui fait débat entre nous et c’est rassurant ! Pour autant, il faut bien se déterminer et choisir une direction pour les années à venir dont les échéances sont cruciales : élections régionales en décembre prochain, puis élections présidentielles et législatives en 2017.

Quels enseignements peut-on tirer des dernières élections, municipales, européennes et départementales (les sénatoriales étant largement la conséquence des premières) ? Ce furent des échecs pour la gauche, particulièrement là où la division régnait. Divisés, nous perdons, il faut donc œuvrer au rassemblement dans le peu de temps qui nous sépare de ces échéances majeures. Personne ne fait le paris de la défaite ; pour gagner il faut donc rassembler, ce que fait la motion A, de Martine Aubry à Gérard Colomb, autour du 1er secrétaire Jean-Christophe Cambadelis, avec Jean-Marc Ayrault et bien d’autres.

Mais ce rassemblement ne doit pas se faire à n’importe quel prix. J’y vois trois conditions nécessaires :

D’abord, le rassemblement, pour être utile, ne doit pas s’abstenir d’autocritique : la motion A n’y coupe pas, qui souligne les déceptions et les attentes de nos concitoyens. Au passage, les dernières élections n’ont pas montré que les électeurs souhaitaient un grand coup de barre à gauche, les candidats du front de gauche n’ayant pas rassemblé les électeurs déçus, plutôt réfugiés dans l’abstention. Plus que des virages, les électeurs attendent des résultats.

Ensuite, le rassemblement, pour être utile, doit toujours aller vers plus de progrès, ne pas se faire au détriment du chemin vers l’idéal ; c’est le sens des propositions faites dans la motion A, tant sur les questions économiques, sociétales ou encore environnementales.

Enfin, pour être pleinement utile, le rassemblement ne doit pas effacer de façon insincère des différences insurmontables entre ses membres. On l’a vu, même entre les 4 motions, force est de constater que peu nombreuses sont les lignes de fractures… il s’agit plus souvent de positionnement du curseur que d’orientation politique quand les avis divergent.

C’est pourquoi le rassemblement ne doit pas être un moyen d’endormir le parti ! L’exercice actuel de débats militants montre le contraire et Jean-Christophe Cambadélis a mis en marche la famille socialiste. Car demain, pour rassembler au-delà, il faudra donner confiance à la gauche toute entière, par une dynamique unitaire et des propositions compatibles avec leurs propres attentes. L’insistance mise sur l’éco-socialisme et la volonté de réussite économique et sociale et de justice en sont le socle.


Tags socialisme, rassemblement, PS

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