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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Les lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt Dynamic Bois

le 04/08/2016 à 10:21 par Etienne - Économie

 

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat, a désigné les lauréats de l’édition 2016 de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « DYNAMIC Bois ». Lancée en février 2016 par la ministre, cette seconde édition, comme la première de 2015, a remporté un vif succès.

 

Les candidatures ont été analysées par les services du MEEM, du MAAF et de l’ADEME : 19 projets sont retenus dans l’ensemble des régions métropolitaines, pour un financement global à hauteur de 20 M€ dans le cadre du Fonds Chaleur géré par l’ADEME. Pour chaque projet retenu, la sélection précise des actions ; l’enveloppe définitivement allouée à chaque projet sera finalisée en septembre 2016.

16 900 ha seront concernés par des actions d’amélioration des peuplements. Ces projets permettront  également  de mobiliser 1 million de tonnes de bois par an pour les chaufferies, du bois supplémentaire pour les matériaux et d’améliorer des peuplements pauvres, pour contribuer à l’adaptation de la forêt française au changement climatique. 

Les éditions 2015 et 2016 des AMI « DYNAMIC Bois » permettent ainsi de soutenir une moyenne de 3 projets par région pour un montant d’aide total de l’ordre de 55 M€. Ces projets, dont la mise en œuvre demande du temps, notamment pour le volet « amélioration des peuplements » feront l’objet d’un suivi attentif et de bilans intermédiaires réguliers permettant d’en dégager les principaux enseignements.

Ce retour d’expérience permettra de nourrir la pérennisation de cette démarche dont le financement sera à prévoir, notamment par l’intermédiaire des financements innovants prévus par le contrat du Comité Stratégique de la Filière Bois.
Pour rappel, l’édition 2015, lancée dans le cadre du Comité stratégique de la filière Bois, s’est traduite par le soutien apporté par le MEEM à 24 projets, soit un financement de 35 M€ provenant principalement du Fonds Chaleur géré par l’ADEME. Ces projets, répartis sur le territoire métropolitain, associent environ 200 acteurs de la filière bois et se traduisent notamment par la mise en œuvre d’actions d’amélioration des peuplements sur une superficie de 22 400 ha et un volume supplémentaire de bois pour alimenter les chaufferies du Fonds Chaleur de 2 millions de m3.

 

L’objectif de l’AMI « DYNAMIC Bois » est de favoriser une mobilisation accrue de la ressource en bois, dans le strict respect de la gestion durable de la forêt et d’une bonne articulation des usages (bois d’œuvre, bois industrie, bois énergie). Les projets collaboratifs menés dans ce cadre, à l'échelle des territoires, permettent de mieux exploiter et valoriser la forêt française, essentielle à la lutte contre le changement climatique, la transition énergétique et la préservation de la biodiversité.
Les financements du Fonds Chaleur géré par l’ADEME permettent d’animer une dynamique locale et collective tout en contribuant à l’acquisition de matériels et en finançant l’amélioration des peuplements. 


Tags forêt bois environnement énergie

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2Un outil de veille stratégique pour la filière bois

le 05/04/2016 à 12:55 par Etienne - Économie

Afin de renforcer la compétitivité des entreprises de la filière forêt-bois, FBF (France Bois Forêt), FBIE (France Bois Industries Entreprises) et le Codifab (Comité Professionnel de Développement des Industries Françaises de l’Ameublement et du Bois) ont lancé mardi 22 mars un outil de Veille Economique Mutualisée. En signant avec l’Etat ce partenariat inédit public-privé – c’est l’Etat qui financera l’outil – pour un meilleur suivi économique, les entreprises et les industries de la filière bois pourront mieux répondre aux besoins des marchés et des objectifs stratégiques des donneurs d’ordres. Elles pourront aussi s’orienter plus efficacement vers des marchés d’avenir, à valeur ajoutée, pour créer de la richesse et développer des emplois.

Concrètement, grâce au site internet dédié, il sera possible à chacun de consulter l’actualité économique du secteur, d’une branche d’activités et d’en extraire les tableaux et graphes, favorisant une meilleure visibilité à l’ensemble des organisations professionnelles. Cette VEM va rassembler l’intégralité des données économiques de la filière et des actions déjà réalisées et financées par les professionnels.

« En assurant la cohérence de l’ensemble des actions prises lors des Comités stratégiques, ce partenariat public-privé va renforcer la compétitivité de la filière » précise Luc Charmasson, président de France Bois Industries Entreprises (FBIE) qui poursuit « La VEM permettra notamment de mesurer le poids de la filière forêt-bois dans l’économie nationale et de disposer de la répartition de la valeur ajoutée aux différents stades de marché de la filière. »

La VEM couvrira l’ensemble de la filière utilisatrice du bois, de la forêt à la distribution, sans oublier l’industrie, le bois énergie et la chimie du bois. Pour autant, chaque branche de la filière disposera d’éléments pour situer son activité par rapport à l’ensemble du marché et de son évolution. La mise en oeuvre opérationnelle de ce projet a été confiée à un consortium de compétences, constitué de FCBA et IPEA. France Bois Forêt en assurera la coordination.

« La mise en place de ce nouvel outil représente l’aboutissement d’un travail engagé depuis plusieurs années par les organisations professionnelles de la filière forêt-bois en partenariat avec les Pouvoirs publics » déclare Cyril Le Picard, président de France Bois Forêt (FBF) qui poursuit « Elle donnera plus de force et d’efficacité à l’ensemble de la filière. »


Tags veille , forêt, bois

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0Les énergies renouvelables, pour un monde meilleur

le 24/12/2015 à 15:26 par Etienne - Économie

 Succès de la COP 21 à Paris

La lutte contre le changement climatique va de soi : démontré scientifiquement, le réchauffement de la planète induit des conséquences dramatiques sur le climat, voire sur la survie même de l’humanité.

C’est un enjeu environnemental auquel, outre l’efficacité énergétique et les économies d’énergie, les énergies renouvelables peuvent répondre. Les objectifs de production d’énergies décarbonées, fixés par l’Union Européenne ainsi que la France à travers la récente Loi de Transition Energétique, sont un premier pas dans cette direction. En particulier les énergies de la mer sont sources de promesses gigantesques : placées à proximité des zones côtières les plus peuplées, elles peuvent concerner les territoires les plus riches et donc consommateurs comme les plus pauvres, y compris insulaires : utiliser l’énergie du vent en milieu marin, plus fort et plus régulier, l’énergie des courants et des marées, demain des températures aquatiques ou encore des vagues, voici de quoi espérer.

C’est également un enjeu social : la lutte contre le changement climatique rejoint celle contre les inégalités. Les premiers affectés par les effets du changement climatique sont les plus démunis, car ce sont eux les plus mal logés, les plus mal nourris et ceux qui ont le moins de moyens pour y faire face. Les pays dit « pauvres » ne sont pas les seuls concernés, je me souviens avoir travaillé à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique des bâtiments avec l’Ademe pour lequel, même avec une subvention à hauteur de 80% des travaux certaines familles ne pouvaient avancer les 20% restant.

Cet enjeu social se couple avec un enjeu d’équilibre mondial : le changement climatique renforcera les inégalités dans le monde avec le retour à l’extrême-pauvreté de plus de 700 millions de personnes selon une étude anglaise. Autant dire que les réfugiés climatiques qui devront partir parce que leurs îles ou zones côtières seront submergées et les réfugiés économiques qui ne pourront plus se nourrir seront nombreux. Cela déstabilisera des régions entières, entrainant des guerres et d’autres réfugiés…

L’enjeu sécuritaire n’est pas le moindre quand on sait, par exemple, que DAESCH (acronyme de l’Etat islamique) tire une grande partie de ses revenus de la vente de pétrole. Là aussi, développer les énergies renouvelables c’est frapper le terrorisme au porte-monnaie !

Les accords de Paris doivent donc désormais se mettre en œuvre de la manière la plus rapide, la plus contraignante et la plus efficace.

L’objectif est de contenir la hausse de la température moyenne de la planète «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels». Les pays développés doivent continuer à réduire le volume de leurs émissions de GES, les pays en développement peuvent encore les augmenter, mais devront eux aussi inverser la tendance pour qu’à partir de 2050, les émissions de GES ne dépassent pas le niveau de ce que peuvent absorber la nature et les instruments de stockage de CO2 conçus par l’homme.


Tags renouvelable, réfugiés, mer, emr, COP 21, énergie

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0Répondre aux problèmes rencontrés par la filière bois

le 27/10/2015 à 10:05 par Etienne - Économie

Après le rapport Franqueville, les députés Pascale Got et Damien Abad ont présenté un rapport sur les problèmes rencontrés par la filière bois-forêt en France. La commission des affaires économiques l'a examiné le 14 octobre dernier.

On peut en retenir 15 recommandations :

Recommandation n° 1 : Créer un délégué interministériel pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 2 : Mettre en place un Observatoire économique de la forêt et du bois, rattaché au délégué interministériel à la forêt et au bois

Recommandation n° 3 : Compléter l’offre de formation pour répondre aux besoins des entreprises en main-d’oeuvre qualifiée.

Recommandation n° 4 : Stimuler l’attrait des formations initiales et continues dans les métiers de la forêt et du bois.

Recommandation n° 5 : Créer un label « qualité France » pour développer l’esprit de patriotisme économique de la filière.

Recommandation n° 6 : Réorienter la fiscalité forestière afin d’encourager une gestion plus productive des exploitations.

Recommandation n° 7 : Renforcer les incitations fiscales au regroupement des propriétaires, sans coût financier supplémentaire.

Recommandation n° 8 : Développer une politique économique forestière à part entière.

Recommandation n° 9 : Assurer l’effectivité du déploiement des GIEEF.

Recommandation n° 10 : Garantir le ciblage du Fonds stratégique pour la forêt et le bois.

Recommandation n° 11 : Assurer la continuité des approvisionnements en matière première par le développement de la contractualisation.

Recommandation n° 12 : Accompagner la restructuration et la modernisation de l’industrie de la première transformation du bois.

Recommandation n° 13 : Stimuler l’exploration de marchés étrangers pour valoriser les produits à haute valeur ajoutée.

Recommandation n° 14 : Faciliter l’essor du bois construction.

Recommandation n°15 : Définir une politique d’innovation dynamique pour sortir la filière de la crise par le haut.


Tags forêt, bois

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0Ressource forestière : mieux mobiliser le bois! mieux gérer nos forêts

le 29/07/2015 à 13:59 par Etienne - Économie

Le groupement d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) instauré par la loi d’avenir pour l’agriculture, l'alimentation et la forêt, du 13 octobre 2014 est désormais opérationnel suite à la publication du décret n° 2015-728 du 24 juin 2015.

 

Il permettra aux propriétaires forestiers privés de gérer durablement leurs forêts de façon concertée tout en améliorant la mobilisation des bois et en prenant en compte les enjeux environnementaux au niveau d’un territoire donné. Ce territoire géographique devra comporter une surface suffisante (au moins 300 ha ou au moins 20 propriétaires pour une surface d’au moins 100 ha avec des conditions particulières en zone de montagne). Les GIEEF sont des regroupements volontaires de propriétaires forestiers privés.

 

Stéphane LE FOLL a indiqué : « L’entrée en application du GIEEF, quelques mois seulement après l’adoption de la loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, doit permettre de gérer durablement la forêt française tout en contribuant à dynamiser la gestion de la forêt française. »


Tags industrie, forêt, filière, bois

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0Les énergies marines, des ressources pour demain!

le 02/06/2015 à 10:00 par Etienne - Économie

 Les énergies marines renouvelables regroupent l'éolien en mer, posé sur fondations ou flottant -profitant ainsi d'une meilleure exposition au vent que sur terre - les hydroliennes, utilisant les courants marins, l'énergie thermique des mer jouant sur les différences de températures de l'eau, ou encore le houlomoteur, récupérant l'énergie des vagues. Autant de pistes prometteuses, certaines commercialisées comme l'éolien, ou en voie de l'être comme l'hydrolien, pour proccurer à notre planète une énergie sans carbone ni déchets.

L’édition nantaise de la convention d'affaires Thétis EMR, qui présentait les avancées industrielles de ces technologies, les 20 et 21 mai, a marqué une nette progression par rapport à l'édition précédente. Le nombre d’exposants est passé de 262 à 293 et la surface d’exposition de 4 200 à 6 000 m2. Le salon totalise par ailleurs près de 4 000 participants, dont 25 % de visiteurs étrangers, et près de 1 000 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Elle a débuté par les Assises nationales des énergies marines renouvelables organisées par le SER (Syndicat des Energies Renouvelables).

Une région valorisée

La Région des Pays de la Loire était représentée par un village régional de 50 exposants dont un stand collectif animé par l’Agence Régionale de l'Innovation, avec  28 co-exposants, académiques, recherche, territoires, entreprises…  avec 3 pôles de compétitivité, une représentativité régionale (Vendée, Sarthe – Greta du Maine, Maser Ingeniering, CTTM -, Mayenne – techni industrie -) ; le site internet dédié a relayé ces actualités pendant le salon sur www.emr-paysdelaloire.fr et un voyage de presse accueillait 25 journalistes de la presse nationale, spécialisée et généraliste avec notamment un point presse avec 5 présidents et vice-présidents de Régions qui s'engagent dans la coopération des territoires pour faire avancer ces technologies et le lancement de WeAMEC, le site de Recherche, Formation et innovation de es Pays de la Loire en matière d'énergies marines;  un espace Recherche Innovation un annuaire des compétences régional ainsi qu'une plaquette régionale emr ; un temps fort régional a eu lieu aveec les 3 collectivités partenaires et le Grand Port Maritime, au cours duquel, notamment, le cluster d'entreprises Neopolia et de grands Donneurs d'Ordre comme Alstom et les chantiers navals STX ont annoncé des commandes importantes pour la filière.

Au cours de ce même salon, la région a reçu deux délégations étrangères (Ecosse et Chine) pour renforcer les coopérations industrielles et commerciales ; une conférence "Invest’In" Pays de la Loire a d'ailleurs regroupé de nombreux participants ; Pour terminer cette semaine 4 parcours de visites avec 200 inscrits ont fait découvrir les centres de recherche et industriels de la région impliqués dans les emr ;

Thetis ce sont aussi des ateliers et conférences sur l'avenir des emr et des intervenants ligériens sont intervenus sur les conférences (Alstom, Geps techno, ECN, STX, GPM…) ;

Un comité stratégique emr régional s'est réuni à cette occasion, avec notamment les nouveaux patrons d’Adwen, les responsables d'Alstom Wind ou encore ceux d'EDF-EN et Engie, sous l'égide de la Région et de l'Etat pour piloter de manière collaborative la structuration de la filière en Pays de la Loire.


Tags Pays de la Loire, mer, énergie

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0Emmanuel Macron et le retour à l'esprit industriel du capitalisme

le 25/04/2015 à 12:13 par Etienne - Économie

Dans une récente tribune (Le Monde daté du 25/04/15), Emmanuel Macron propose de « retrouver l’esprit industriel du capitalisme ».

Après avoir utilement rappelé que c’est le soutien des pouvoirs publics qui a permis à l’énergie entrepreneuriale d’engager les plus belles réussites industrielles de notre pays, grâce à des choix industriels de long terme, il pose le constat d’un changement récent de paradigme : privatisations des années 90, réorientation de l’épargne vers l’immobilier et l’assurance vie… La France est donc « entrée dans une ère de capitalisme naïf qui conduit à privilégier les intérêts des actionnaires aux stratégies de court terme » pour qui c’est la spéculation qui motive.

On le constate effectivement ces 10/20 dernières années avec la désindustrialisation accélérée de la France où la part de l'industrie dans le PIB est passée de 35% en 1970 à moins de 20% actuellement. Dans des régions historiquement industrielles comme la Lorraine, le Nord, c’est une vérité palpable. Cette désindustrialisation n’est pas toujours due aux mutations industrielles (acier, textile…) mais aussi, effectivement, aux vues à court terme, à la recherche du profit plus qu’à la vision industrielle : les grands groupes doivent rendre des comptes (et donc des dividendes maximisés) à leurs actionnaires, parce que les détenteurs de capitaux vont les placer là où le rendement est meilleur ; on voit alors vendre voire fermer des activités rentables, mais qui ne dégagent pas assez de profit à court terme, je pense par exemple à la fermeture de la plus vieille papeterie de France à Docelles par le groupe UPM, alors même qu’elle dégageait des bénéfices… Pire encore lorsque les actionnaires sont des fonds de pensions ou fonds spéculatifs.

Seules les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), à capitaux souvent familiaux, peuvent parfois échapper à cette vision. Peut-être est-ce l’explication de la meilleure résistance de l’Allemagne à la désindustrialisation. A l’inverse, là où le capitalisme financier de court terme a pris l’ascendant comme en Angleterre, la désindustrialisation est accélérée (aujourd’hui 10% seulement du PIB y est issu de l’industrie).

Or, notre économie – et donc nos emplois – ont besoin de permettre l’émergence de nouvelles filières industrielles innovantes, qui commencent par coûter cher avant d’atteindre maturité et rentabilité, je pense ainsi aux énergies renouvelables par exemple. Notre économie a besoin de permettre aux start’up et PME innovantes de devenir des ETI, aux grands groupe d’innover.

La proposition d’E. Macron de transformation du capitalisme français pour une vision de long terme repose sur trois piliers : réorienter l’épargne des français vers les PME et plus largement les entreprises (création du Plan d’Epargne en Actions PME par exemple, épargne salariale étendue aux PME dans la loi qui porte son nom… « l’actionnariat individuel est un élément de stabilité » à la différence des fonds spéculatifs) ; réorienter les investisseurs institutionnels vers le financement de l’économie (fonds des caisses de retraites, assurances… qui ont besoin de long terme) ; le troisième pilier est le combat qu’il mène actuellement pour les « droits de vote double » : il s’agit de faire en sorte que les actionnaires non spéculatifs, qui gardent leurs actions au moins deux ans, aient plus de pouvoirs que les actionnaires spéculatifs.

Ces actions mises en place par le gouvernement me semblent aller dans le bon sens pour la réindustrialisation de notre pays qui a trop perdu d’emplois industriels ces dernières années. Elles s’ajoutent aux dispositions pour la compétitivité (Crédit d’Impôts sur la masse salariale) et l’innovation (Plans de la Nouvelle France Industrielle) initiées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, tout comme la désignation d’un administrateur représentant les salariés au conseil d’administration des sociétés depuis la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013.

Il faut ajouter à cette réorientation du « capitalisme naïf » l’action des collectivités territoriales, en particulier des Régions qui mènent des politiques industrielles, par le soutien à la recherche, la formation et l’innovation qui permettent aux entreprises de gagner en compétitivité, d’innover et donc de développer l’emploi sur les territoires. Il en est ainsi, par exemple, de la filière des énergies marines renouvelables que la Région pays de la Loire promeut à travers un soutien à la recherche et l’innovation au sein d’un écosystème régional collaboratif. Cette filière entièrement nouvelle ne peut voir le jour sans une vision de long terme et des investissements lourds avec des soutiens comme l’aéronautique en son temps.

Enfin, cette politique n’aura de sens, à mon avis, qu’à travers une vision européenne de la politique industrielle. L’Europe a su le réaliser pour Airbus. C’est toute l’Europe qui doit se donner des règles nécessaires à une vision de long terme du capitalisme, à l’innovation et au développement industriel.


Tags innovation , industrie, capitalisme

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