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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Congrès du PS : un exercice démocratique essentiel

le 04/05/2015 à 22:15 par Etienne - Réflexions

Le congrès du Parti Socialiste qui se déroulera du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers fait l’objet de nombreuses contributions thématiques (j’y ai signé, avec d’autres, un texte sur la forêt du futur http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-foret-du-futur-se-prepare-aujourd-hui.pdf ) et de 4 motions, textes d’orientation du parti pour les années à venir, dont les militants débattent actuellement en section et dans les fédérations. Cet exercice démocratique existe dans peu de partis ; il faut souligner cette spécificité du PS dans la parole qu’il donne régulièrement aux militants. C’est aussi un vrai travail de production d’idées – que de pages et de pages de propositions sur tous les thèmes de société, d’économie, de politique, de culture, … ! Un parti qui réfléchit et qui débat, qui s’est remis en marche !

Alors que penser des différentes motions ? d’abord qu’il y a de bonnes idées dans chacune d’elles et aussi qu’elles ne montrent pas de différences insurmontables : ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui fait débat entre nous et c’est rassurant ! Pour autant, il faut bien se déterminer et choisir une direction pour les années à venir dont les échéances sont cruciales : élections régionales en décembre prochain, puis élections présidentielles et législatives en 2017.

Quels enseignements peut-on tirer des dernières élections, municipales, européennes et départementales (les sénatoriales étant largement la conséquence des premières) ? Ce furent des échecs pour la gauche, particulièrement là où la division régnait. Divisés, nous perdons, il faut donc œuvrer au rassemblement dans le peu de temps qui nous sépare de ces échéances majeures. Personne ne fait le paris de la défaite ; pour gagner il faut donc rassembler, ce que fait la motion A, de Martine Aubry à Gérard Colomb, autour du 1er secrétaire Jean-Christophe Cambadelis, avec Jean-Marc Ayrault et bien d’autres.

Mais ce rassemblement ne doit pas se faire à n’importe quel prix. J’y vois trois conditions nécessaires :

D’abord, le rassemblement, pour être utile, ne doit pas s’abstenir d’autocritique : la motion A n’y coupe pas, qui souligne les déceptions et les attentes de nos concitoyens. Au passage, les dernières élections n’ont pas montré que les électeurs souhaitaient un grand coup de barre à gauche, les candidats du front de gauche n’ayant pas rassemblé les électeurs déçus, plutôt réfugiés dans l’abstention. Plus que des virages, les électeurs attendent des résultats.

Ensuite, le rassemblement, pour être utile, doit toujours aller vers plus de progrès, ne pas se faire au détriment du chemin vers l’idéal ; c’est le sens des propositions faites dans la motion A, tant sur les questions économiques, sociétales ou encore environnementales.

Enfin, pour être pleinement utile, le rassemblement ne doit pas effacer de façon insincère des différences insurmontables entre ses membres. On l’a vu, même entre les 4 motions, force est de constater que peu nombreuses sont les lignes de fractures… il s’agit plus souvent de positionnement du curseur que d’orientation politique quand les avis divergent.

C’est pourquoi le rassemblement ne doit pas être un moyen d’endormir le parti ! L’exercice actuel de débats militants montre le contraire et Jean-Christophe Cambadélis a mis en marche la famille socialiste. Car demain, pour rassembler au-delà, il faudra donner confiance à la gauche toute entière, par une dynamique unitaire et des propositions compatibles avec leurs propres attentes. L’insistance mise sur l’éco-socialisme et la volonté de réussite économique et sociale et de justice en sont le socle.


Tags socialisme, rassemblement, PS

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0Emmanuel Macron et le retour à l'esprit industriel du capitalisme

le 25/04/2015 à 12:13 par Etienne - Économie

Dans une récente tribune (Le Monde daté du 25/04/15), Emmanuel Macron propose de « retrouver l’esprit industriel du capitalisme ».

Après avoir utilement rappelé que c’est le soutien des pouvoirs publics qui a permis à l’énergie entrepreneuriale d’engager les plus belles réussites industrielles de notre pays, grâce à des choix industriels de long terme, il pose le constat d’un changement récent de paradigme : privatisations des années 90, réorientation de l’épargne vers l’immobilier et l’assurance vie… La France est donc « entrée dans une ère de capitalisme naïf qui conduit à privilégier les intérêts des actionnaires aux stratégies de court terme » pour qui c’est la spéculation qui motive.

On le constate effectivement ces 10/20 dernières années avec la désindustrialisation accélérée de la France où la part de l'industrie dans le PIB est passée de 35% en 1970 à moins de 20% actuellement. Dans des régions historiquement industrielles comme la Lorraine, le Nord, c’est une vérité palpable. Cette désindustrialisation n’est pas toujours due aux mutations industrielles (acier, textile…) mais aussi, effectivement, aux vues à court terme, à la recherche du profit plus qu’à la vision industrielle : les grands groupes doivent rendre des comptes (et donc des dividendes maximisés) à leurs actionnaires, parce que les détenteurs de capitaux vont les placer là où le rendement est meilleur ; on voit alors vendre voire fermer des activités rentables, mais qui ne dégagent pas assez de profit à court terme, je pense par exemple à la fermeture de la plus vieille papeterie de France à Docelles par le groupe UPM, alors même qu’elle dégageait des bénéfices… Pire encore lorsque les actionnaires sont des fonds de pensions ou fonds spéculatifs.

Seules les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), à capitaux souvent familiaux, peuvent parfois échapper à cette vision. Peut-être est-ce l’explication de la meilleure résistance de l’Allemagne à la désindustrialisation. A l’inverse, là où le capitalisme financier de court terme a pris l’ascendant comme en Angleterre, la désindustrialisation est accélérée (aujourd’hui 10% seulement du PIB y est issu de l’industrie).

Or, notre économie – et donc nos emplois – ont besoin de permettre l’émergence de nouvelles filières industrielles innovantes, qui commencent par coûter cher avant d’atteindre maturité et rentabilité, je pense ainsi aux énergies renouvelables par exemple. Notre économie a besoin de permettre aux start’up et PME innovantes de devenir des ETI, aux grands groupe d’innover.

La proposition d’E. Macron de transformation du capitalisme français pour une vision de long terme repose sur trois piliers : réorienter l’épargne des français vers les PME et plus largement les entreprises (création du Plan d’Epargne en Actions PME par exemple, épargne salariale étendue aux PME dans la loi qui porte son nom… « l’actionnariat individuel est un élément de stabilité » à la différence des fonds spéculatifs) ; réorienter les investisseurs institutionnels vers le financement de l’économie (fonds des caisses de retraites, assurances… qui ont besoin de long terme) ; le troisième pilier est le combat qu’il mène actuellement pour les « droits de vote double » : il s’agit de faire en sorte que les actionnaires non spéculatifs, qui gardent leurs actions au moins deux ans, aient plus de pouvoirs que les actionnaires spéculatifs.

Ces actions mises en place par le gouvernement me semblent aller dans le bon sens pour la réindustrialisation de notre pays qui a trop perdu d’emplois industriels ces dernières années. Elles s’ajoutent aux dispositions pour la compétitivité (Crédit d’Impôts sur la masse salariale) et l’innovation (Plans de la Nouvelle France Industrielle) initiées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, tout comme la désignation d’un administrateur représentant les salariés au conseil d’administration des sociétés depuis la loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013.

Il faut ajouter à cette réorientation du « capitalisme naïf » l’action des collectivités territoriales, en particulier des Régions qui mènent des politiques industrielles, par le soutien à la recherche, la formation et l’innovation qui permettent aux entreprises de gagner en compétitivité, d’innover et donc de développer l’emploi sur les territoires. Il en est ainsi, par exemple, de la filière des énergies marines renouvelables que la Région pays de la Loire promeut à travers un soutien à la recherche et l’innovation au sein d’un écosystème régional collaboratif. Cette filière entièrement nouvelle ne peut voir le jour sans une vision de long terme et des investissements lourds avec des soutiens comme l’aéronautique en son temps.

Enfin, cette politique n’aura de sens, à mon avis, qu’à travers une vision européenne de la politique industrielle. L’Europe a su le réaliser pour Airbus. C’est toute l’Europe qui doit se donner des règles nécessaires à une vision de long terme du capitalisme, à l’innovation et au développement industriel.


Tags innovation , industrie, capitalisme

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0Nos ruralités : une chance pour la France (46 mesures du gouvernement)

le 14/03/2015 à 18:55 par Etienne - Vosges

Priorité 1 - Garantir à tous l’égalité d’accès aux services

UN ACCES AUX SERVICES DE SANTE PARTOUT EN FRANCE

Mesure 1 - Créer 200 maisons ou pôles de santé supplémentaires en 2015Mesure 2 - Faciliter l’installation des jeunes médecinsMesure 3 - Adapter l’organisation des soins aux besoins spécifiques des territoires rurauxMesure 4 - Assurer l’accès aux soins dans les territoires les plus isolésMesure 5 - Rénover le dialogue entre les élus et les agences régionales de santé

1000 MAISONS DE SERVICES AU PUBLIC POUR MIEUX « RENDRE SERVICE »

Mesure 6 - Ouvrir 1 000 maisons de services au public dès la fin 2016 grâce au partenariatavec La PosteMesure 7 - Doubler le financement national des maisons de services au public par la créationd’un fonds entre neuf opérateurs de servicesMesure 8 - Encourager les services publics « itinérants »

L’ECOLE EN MILIEU RURAL, UN LIEU DE REUSSITE EDUCATIVE ET CITOYENNE

Mesure 9 - Prolonger jusqu’au 31 décembre 2015, l’opération « Ecoles connectées » et lesoutien au raccordement à l’Internet haut débit des écoles les plus isoléesMesure 10 - Favoriser le regroupement et la mise en réseau des écolesMesure 11 - Accompagner en priorité les élus des communes rurales dans leurs projetséducatifs territoriaux

DES PRATIQUES CULTURELLES DIVERSIFIEES AU CŒUR DES RURALITES

Mesure 12 - Promouvoir un aménagement culturel équilibré du territoire

UNE MOBILITE ADAPTEE AUX SPECIFICITES DES TERRITOIRES RURAUX ET PERIURBAINS

Mesure 13 - Elaborer des plans de mobilité rurale, dans le cadre des schémas régionaux del’intermodalitéMesure 14 - Assurer les conditions de maintien des petites stations services indépendantes viale fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerceMesure 15 - Poursuivre la mise en œuvre du schéma national des véloroutes et voies vertes

LE TELETRAVAIL, UN MOYEN PERTINENT POUR FAVORISER LA PRESENCE D’ACTIFS DANS LESESPACES RURAUX

Mesure 16 - Elaborer un plan national du déploiement du télétravail, avec les associationsd’élus et les partenaires sociaux

LA PROTECTION DES POPULATIONS ET DES BIENS EN MILIEU RURAL POUR ASSURER LAQUALITE DE VIE

Mesure 17 - Développer des conventions de coordination entre les polices municipales, et lapolice ou la gendarmerie nationalesMesure 18 - Expérimenter des partenariats avec les acteurs locaux pour renforcer la présencede proximité de la gendarmerieMesure 19 - Consolider et promouvoir le volontariat sapeur-pompier 

Priorité 2 - Amplifier les capacités de développement desterritoires ruraux

ACCES AU NUMERIQUE ET CONNEXION AU TELEPHONE MOBILE, DES IMPERATIFS POURL’ATTRACTIVITE

Mesure 20 - Accélérer le raccordement au très haut débit des services publics et desentreprises identifiés comme prioritaires par les collectivitésMesure 21 - Résorber les zones blanches (2G et 3G)Mesure 22 - Ouvrir un guichet « couverture mobile » pour accompagner les projets locauxMesure 23 - Améliorer la couverture mobile à l’intérieur des logementsMesure 24 - Stimuler le financement participatif pour la médiation numériqueUNE

AGRICULTURE LOCALE COMPETITIVE ET RESPECTUEUSE DE L’ENVIRONNEMENT

Mesure 25 - Faciliter la participation des producteurs locaux aux marchés publics pouratteindre 40 % de produits locaux dans la restauration collective d’ici à 2017.Mesure 26 - Mettre en place des groupements d’intérêt économique et environnementalMesure 27 - Soutenir la mise en place des groupements d’intérêt économique et environnementalforestiers

DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE ADAPTES AUX TERRITOIRES RURAUX

Mesure 28 - Renforcer les « pôles d’excellence touristique »Mesure 29 - Lancer des « contrats de structuration d


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0Choisir les Vosges de demain

le 08/03/2015 à 22:10 par Etienne - Vosges

Les élections départementales (anciennement « cantonales ») auront lieu les 22 et 29 mars prochains. Au-delà du changement de nom – il sera plus clair de parler de conseil départemental et conseiller départemental que de conseiller général – cette élection apporte plusieurs nouveautés.

D’abord, les électeurs choisiront un homme ET une femme dans chaque canton, ce qui assurera la parité dans tous les départements (actuellement, dans les Vosges, seules deux femmes siègent sur 31 élus !).

Ensuite, les cantons sont redécoupés pour assurer un meilleur équilibre en nombre d’habitants. C’est une demande du conseil constitutionnel pour une meilleure égalité entre les citoyens, même si cela se fait au détriment des zones rurales, forcément moins peuplées, où les cantons sont plus étendus pour atteindre la population moyenne. Ainsi les cantons de Brouvelieures et Bruyères ont été fusionnés.

Comme vous le savez, je ne me représente pas à cette élection. Mon mandat devait se terminer en mars 2014, j’ai donc cherché une orientation professionnelle fin 2013 qui m’a mené sur un poste de développement économique en région Pays de la Loire. La durée du mandat a été prolongée d’un an, jusqu’en mars 2015, pour mettre en place cette réforme et j’ai donc assumé ces deux missions ces derniers mois.

La fin de ce troisième mandat de Conseiller Général du canton de Brouvelieures est pour moi l’occasion de remercier chacun des habitants de ce canton pour leur fidélité sans cesse renouvelée. Ensemble, durant ces 17 années, nous avons pu faire avancer ce beau canton vosgien : bataille pour le maintien des services publics, au premier lieu desquels l’école avec le maintien des classes (et même une ouverture sur Frémifontaine), résistance sur la gendarmerie, finalement fusionnée avec Bruyères mais ouverture des bureaux de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) service du Ministère de l’environnement avec 6 agents, ouverture d’un Relais de Service Public, avec le maintien d’un bureau de poste intercommunal et de nouveaux services comme la cyber-base permettant l’accès via internet à de nombreux services publics. Développement économique, avec la création d’une Zone d’Activités qui a permis de maintenir dans le canton deux entreprises majeures, bâtiment relais, initiatives en faveur de la filière bois, du tourisme (sentiers balisés et GR de pays), animations historiques (cérémonies et monuments commémoratifs) et culturelles (festivals…), développement des énergies renouvelables…

Quant au bilan départemental, après avoir tenté de changer de président du Conseil Général en 2011, sans succès (M. Poncelet a été réélu au bénéfice de l’âge…) nous avons tenté de défendre un certain nombre de points essentiels comme le désendettement du département, la pause fiscale, l’arrêt du PPP routier qui aurait entraîné les Vosges dans une spirale d’endettement insupportable (plus de 200 millions pour construire une route). Notre opposition a été constructive, approuvant ce qui pouvait l’être et nous opposant à ce qui n’allait pas dans le sens de l’intérêt des Vosges. D’autres, comme le groupe de FX. Huguenot ont choisi de voter systématiquement pour les budgets et impôts proposés par la majorité UMP de M. Poncelet. Force est de constater que ces 4 dernières années ont été des années de régression pour les Vosges dans de nombreux domaines : situation économique dégradée, plan très haut débit en retard,…

Aujourd’hui, chaque vosgienne et chaque vosgien va choisir les représentants de son canton : c’est un choix essentiel car les Départements gèrent les solidarités : avec les plus jeunes (Protection Maternelle Infantile, placement d’enfants en dangers, actions socio-éducatives envers les ados, construction et entretien des collèges, transports scolaires…) comme avec les moins jeunes actifs (revenu de solidarité active RSA et actions d’insertion) ou non (mise en place d’actions pour l’autonomie, places en maisons de retraite…) ; les Départements ont aussi la responsabilité de la solidarité entre les communes (subventions pour travaux, entretien des routes…) et du développement économique, touristique, environnemental et culturel…

A vous de décider quel sera l’avenir des Vosges !


Tags Vosges, Département, canton

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0Budget 2015 du département des Vosges : les mauvais choix

le 20/01/2015 à 20:49 par Etienne - Vosges

La majorité départementale a présenté un budget 2015, soi-disant contraint par la baisse « massive » des dotations de l’Etat. En réalité, cette baisse représente 1,06% de notre budget, ce qui n’est pas si massif et correspond à notre contribution au désendettement de l’Etat. Cet effort n’est donc pas insurmontable, même s’il se conjugue avec la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA, du fait de la crise, allocation pour laquelle l’Etat nous reverse des moyens sensiblement équivalents.

Les choix de ce budget, qui s’élève à 462 millions d’euros, sont présentés par la majorité comme « contraints ». Il n’en est rien ! En effet, la majorité réduit fortement les subventions aux maisons de retraite, ce qui va augmenter le prix de journée pour les familles (jusqu’à 450 €/mois de son propre aveu ! quand on sait que les vosgiens ont de petites retraites parfois proches de 600€…) mais dans le même temps la même majorité départementale va investir 500 000 € dans l’aéroport Epinal-Mirecourt et subventionner une ligne de départ en avion vers la Turquie (même pas pour attirer des touristes, juste pour aider certains à partir en vacances moins cher…). Vous avez dit choix contraint ? La majorité départementale dit qu’elle n’a pas les moyens de réaliser tous les travaux dans les collèges (notre collègue de Fraize a apporté les photos des fuites dans les salles où il est disposé des seaux pour récupérer l’eau de pluie !) mais dans le même temps elle met de nouveau des crédits pour l’aménagement de la Zone d’Activité de Damblain où M. Poncelet avait promis 1 500 emplois en … 2004 ! et où 30 millions d’euros ont déjà été engloutis… combien de collèges rénovés pour ce prix ? La majorité départementale affirme qu’elle doit réduire les aides aux petites communes rurales qui n’auront plus les moyens de réaliser des travaux sans la solidarité départementale. Mais dans le même temps le budget de la communication du Département est préservé à 2 Millions d’euros ! Vous avez dit choix contraint ?

Les exemples sont nombreux, aussi le Groupe des élus Républicains et Socialistes que je préside a été le seul à ne pas voter ce budget (budget approuvé par les groupes Poncelet, Faivre et Huguenot). 


Tags subvention, maisons de retraite, finances, Damblain, collèges, aéroport

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le 08/01/2015 à 22:52 par Etienne - Vosges


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0Les conclusions des assises de la ruralité

le 17/12/2014 à 17:31 par Etienne - Vosges

La ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité a présenté les conclusions des Assises de la ruralité.

 Ces Assises ont mobilisé, de septembre à novembre, l’ensemble du Gouvernement autour des acteurs de terrain. Elles ouvrent la voie à une politique refondée et ambitieuse.

 L’objectif était de porter un nouveau regard sur la ruralité. Il s’agit de territoires divers ; certains apparaissent attractifs pour leur qualité de vie et en raison de la disponibilité du foncier et d’équipements nécessaires aux entreprises ; d’autres souffrent de leur enclavement, et sont confrontés à un risque réel de décrochage. Ils appellent une mobilisation particulière.

 Le développement des territoires ruraux et périurbains passe par un lien plus étroit avec les villes, qui doit s’appuyer sur le réseau des centres-bourgs, dont le rôle d’animation sera renforcé grâce à l’intégration progressive des compétences des intercommunalités.

 Trois priorités, issues des assises, caractériseront l’action publique en faveur des territoires ruraux. Onze premières mesures répondant à l’urgence ont d’ores et déjà été identifiées.

 

I - Adapter les politiques publiques aux besoins spécifiques des territoires ruraux, en tenant compte de leur diversité.

 

1/ Renforcer la couverture en téléphonie mobile et Internet, par la résorption des zones blanches et la réduction des zones grises.

 

2/ Faciliter l’accès aux services de santé par l’actualisation du Pacte Territoire-santé (pérennisation de la rémunération des équipes de soins dans les maisons de santé ; développement des consultations régulières de médecins spécialistes).

 

3/ Renforcer les partenariats avec de grands opérateurs, pour améliorer l’accès aux services au public.

 

4/ En matière d’éducation, accompagner les collectivités qui s’engageront dans une démarche de réorganisation du tissu de leurs écoles dans un projet triennal.

 

5/ Renforcer les liens entre territoires ruraux et périurbains grâce à des contrats « Villes-campagnes » de réciprocité.

 

 

II - Accompagner les collectivités dans leur travail quotidien au service des Français.

 

6/ Rééquilibrer les dotations et aides financières aux collectivités rurales, en faveur des territoires ruraux. Une mission parlementaire est lancée pour réduire les écarts de dotation injustifiés entre les territoires.

 

7/ Afin d’accompagner les collectivités territoriales dans la définition et la mise en œuvre de leurs projets, le nouveau conseil aux territoires va monter en puissance dès l’année 2015 dans les domaines de l’urbanisme, de l’aménagement ou de l’environnement.

 

8/ Dès 2015, l’impact financier net des normes nouvelles sur les collectivités sera nul et une attention particulière sera portée aux collectivités situées dans des territoires ruraux.

 

 

III - Soutenir les initiatives porteuses d’avenir et d’opportunités.

 

9/ L’augmentation de 200 millions d’euros de la dotation d’équipement des territoires ruraux permettra de soutenir les projets des collectivités visant prioritairement la revitalisation des centres-bourgs, les maisons de santé, les maisons de services, et des actions en matière de rénovation énergétique.

 

10/ Quatre pôles d’excellence touristique intégrant des territoires ruraux  (l’œnotourisme, le tourisme de montagne, le « slow tourisme »-tourisme durable et itinérance douce- et les savoir-faire et métiers d’art) seront créés.

 

11/ La part des produits locaux et de qualité dans la consommation alimentaire sera accrue, par le soutien aux projets collectifs locaux. Le Gouvernement soutiendra la modernisation des outils au service des agriculteurs et la montée en puissance du site agrilocal.fr

En sus de ces onze mesures, et en lien étroit avec les parlementaires investis dans les assises, le Comité interministériel à l’égalité des territoires, qui se réunira le 13 février, permettra d’arrêter la feuille de route du Gouvernement pour les ruralités.


Tags TIC, services publics, santé, ruralité

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0La filière industrielle des énergies marines renouvelables se structure

le 07/12/2014 à 12:56 par Etienne - Autre

Avec un objectif de 27 % en 2030 pour la part d’énergies renouvelables, l’Europe se donne les moyens de lutter contre le changement climatique et de développer les filières industrielles du futur. En France, l’objectif est de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % en 2030 ainsi que de porter la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025. En Pays de la Loire, pour participer à ces objectifs, la stratégie de transition énergétique prévoit notamment de stabiliser la consommation électrique et produire l'équivalent en volume avec des énergies renouvelables issues du territoire.

Alors que l’éolien plafonne à 2% dans le mix énergétique électrique de la France, le potentiel des énergies marines renouvelables est un gisement stratégique pour notre pays, deuxième domaine maritime mondial ; en particulier l’éolien en mer, technologie la plus mature et déjà installée dans le nord de l’Europe, est une filière en devenir avec deux technologies françaises développées par de grands opérateurs comme Areva, qui possède une usine d’assemblage pour son aérogénérateur de 5 MW en Allemagne et Alstom qui développe l’Haliade 150 de 6 MW dont un prototype est testé à terre sur le site du Carnet dans le Grand Port Maritime de Nantes-Saint Nazaire.

L’inauguration des deux unités industrielles d’Alstom à Montoir, près de Saint Nazaire, par le premier Ministre Manuel Valls, ce 2 décembre, est la démonstration de la structuration de la filière industrielle des éoliennes en mer en France, après la confirmation par Général électric  de l’implantation à Nantes de son siège mondial pour les énergies marines renouvelables, un centre d’ingénierie qui va monter à 250 ingénieurs et techniciens. A partir de 2015, Alstom assemblera ses nacelles et générateurs dans la nouvelle usine – la première ouverte par Alstom depuis au moins 30 ans ! -, avec 300 salariés à terme, car cette histoire technologique est avant tout une aventure humaine!, au sein d’une co-entreprise avec GE, pour les trois parcs attribués avec EDF EN (Fecamp, Courseulles sur mer et Saint Nazaire) mais les première éoliennes produites seront livrées aux USA, montrant ainsi l’ambition exportatrice de cette filière nationale.

Le grenelle de l’environnement vise 6 GW (GigaWatts ) de puissance éolienne en mer installée à 2020 dont trois ont déjà été attribués – la région Pays de la Loire en accueille un tiers, soit deux parcs pour 1 GW à ce jour en développement. Il reste donc à l’Etat de poursuivre ce déploiement qui alimentera à la fois les objectifs environnementaux du pays et l’émergence d’une filière industrielle d’avenir. Le potentiel mondial est plus grand encore ; il reste donc à l’industrie, en co-développement avec les ETI et PME des territoires, à gagner en compétitivité pour partir à la conquête de cette croissance bleue !

Et demain d’autres technologies vont nous permettre de récupérer l’énergie des océans, en faisant flotter les éoliennes pour aller plus au large, en récupérant la force des courants marins grâce à des hydroliennes, en utilisant les différences de température entre l’eau de surface et les eaux profondes, voire en récupérant l’énergie des vagues ! la croissance bleue est prometteuse…


Tags usine, GE, emr, éolien, Alstom

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0Aménager les territoires, choisir les infrastructures, renouveler les méthodes

le 06/11/2014 à 21:26 par Etienne - Autre

Le choix des infrastructures et l’aménagement du territoire

Récemment, la mort d’un jeune lors d’une manifestation contre les travaux de construction du barrage de Sievens, vient apporter un éclairage dramatique sur les difficultés que rencontre notre pays pour l’aménagement de son territoire. Quels projets sont nécessaires, et doivent donc s’imposer aux intérêts particuliers au nom de l’intérêt général ? et quels projets relèvent d’ambitions démesurées, de volontés de grandeurs de barons locaux ?

L’aéroport Notre Dame des Landes doit permettre la poursuite du développement de l’aéroport de Nantes Atlantiques, la mutualisation d’une infrastructure commune entre deux métropoles régionales (Nantes et Rennes) et le développement urbain de l’agglomération nantaise que le survol par les avions oblige à l’étalement urbain plutôt qu’à l’intensification (en hauteur). Pourtant, il pose question(s) et fait l’objet d’affrontements.

Il y a peu, la Cour des Comptes dénonçait la « folie du tout TGV » qui connait actuellement une dérive des coûts, de plus en plus d’élus locaux – qui sont par ailleurs souvent sollicités pour le financement des nouvelles lignes – veulent des arrêts dans leur commune ; d’autres encore poussent à la réalisation de lignes avant même que les études de faisabilité soient réalisées… La recommandation de la Cour de restreindre le nombre d’arrêts se heurtera immanquablement aux manifestations locales « pour le maintien des arrêts » ; mais comment les arbitrages seront-ils rendus ?

En Lorraine, une gare TGV dite « Lorraine » a été construite, investissement public coûteux, entre Nancy et Metz, sans doute pour éviter de privilégier l’une ou l’autre, mais se retrouve, au final, reliée à aucun réseau TER… sauf à prendre une navette depuis les gares classiques ! A tel point que la construction d’une seconde gare, à Vandières, sur le réseau TER, est envisagée…

Dans les Vosges, la réouverture d’une ligne de train régional vers la deuxième ville du département, Gérardmer, destination touristique qui plus est, ne trouve pas de solution de financement. En revanche, le maintien en (sur)vie d’un aéroport départemental à Mirecourt (15 000 passagers… par an) coûte des centaines de milliers d’euros au contribuable vosgien tous les ans et une ligne touristique vient même d’être subventionnée pour plus de 100 000 euros. Les collectivités seraient prêtes à s’engager dans des investissements chiffrés en millions pour accueillir un hypothétique investisseur indien attendu depuis des années…

J’évite ici les sujets tels que les zones d’activités économiques que chacun veut dans son « territoire » avec des investissements publics multipliés, des zones vides et des mètres carrés mobilisés d’avance et pour longtemps ! (cf la zone de Damblain dans l’Ouest vosgien où plus de 25 millions d’euros ont été investis depuis plus de 10 ans… sans avoir encore vu le premier investisseur).

Toutes ces questions sont emblématiques d’un manque de planification et de rationalisation des infrastructures publiques, expliquées, partagées avec les citoyens. La réforme territoriale en cours serait bien avisée de se pencher sur ce sujet…


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2Le plan haut débit démarre (enfin!) dans les Vosges

le 17/10/2014 à 9:51 par Etienne - Vosges

 La couverture de l’ensemble du Département en haut débit, puis le passage en très haut débit était un des axes de campagne du Groupe des élus Républicains Et Socialistes dès 2010. Après la perte de temps du PPP, la majorité a (enfin) présenté un plan concret pour rattraper notre retard (montrant au passage que les services du Conseil Général  sont capables de traiter ce type de dossiers complexes). Il est temps ! il en va de l’égalité entre les territoires, notamment pour le monde rural, mais aussi de l’attractivité économique des Vosges et de la compétitivité de ses entreprises.

Les Marchés de travaux pour la mise en œuvre de la première phase du plan ont été notifiés le 22/07/2014 à Orange (études et maîtrise d’œuvre, fourniture et installation des armoires et de la fibre optique) et le 27/08/2014 à STT (travaux de génie civil) pour un total de 11+7 = 18 Millions €.

Appel à projet France Très Haut Débit (Fonds pour le Société Numérique FSN) : dossier vosgien auditionné à Bercy le 11/07/2013, d’où révision du Schéma Départemental (voté le 25/11/2013) et dépôt du dossier 5 décembre 2013 ; la mission France Très Haut Débit demande un premier déploiement des fibres à l’abonné (FTTH) pour 20 000 prises dès la première phase de notre plan. D’où une étude du Conseil Général autour des principaux EPCI (Epinal, Neufchâteau, Gérardmer, Remiremont, Vittel, Saint-Dié).  Le Conseil général propose en conclusion de couvrir 6 communes de la Communauté d’Agglomération d’Epinal ainsi que l’ensemble de la Communauté de Communes de la Porte des Hautes Vosges (avec subvention de 50% du département) pour un coût total de ces travaux de 26,28 Millions d’euros (11,48 millions pour le Conseil Général). Notre dossier départemental sera examiné au niveau national le 26/11/2014

Mise en œuvre. Ce projet comportera deux dimensions : la première avec la mise en place de la fibre et de points de raccordement mutualisés (PRM) dans les secteurs du département des Vosges qui ne possèdent pas encore le haut débit (au total 48 PRM seront installés en 2014 – 2015 à raison d’un maximum de 10 commandes par mois avec un délais de réalisation de 32 semaines ; au total 97 PRM sont à déployer pour toutes les zones blanches du département) à partir de 2016 avec les 49 PRM restant à installer, viendra le temps de la montée en débit des zones qui ont déjà actuellement de l’adsl mais avec un faible débit. La FTTH (fibre chez l’abonné) interviendra ensuite en 2016 – 2019.

Mon analyse : Satisfaction que le plan s’engage (enfin !) – dossier sur lequel le GRES a toujours demandé une accélération face à des années d’atermoiements du Département des Vosges (rappelons-nous le temps perdu pour un PPP très haut débit), l’aménagement numérique étant un facteur d’attractivité essentiel pour le développement économique : attirer des implantations d’entreprises de l’économie numérique, renforcer la compétitivité des entreprises vosgiennes qui ont de plus en plus recours au numérique et améliorer le service public dont le numérique devient un support essentiel – l’autre versant de cette couverture numérique, avec la compétitivité et l’emploi, c’est l’accessibilité, pour que chaque vosgien ait la chance de bénéficier d’internet haut débit (pour les services, les loisirs, l’accès aux services publics…).

On peut regretter que 49 zones blanches devront encore attendre 2016 (Michel Humbert regrette que l’Est du Département passe en dernier) la planification de ces travaux pourra être présentée dès que les études auront été réalisées (début 2015 ?).

On peut s’interroger également sur le choix de la communauté de communes de la porte des Hautes Vosges (Remiremont !) pour un coût de 18 millions d’euros pour la fibre chez l’abonné alors que la deuxième aire urbaine du Département (Saint-Dié) n’est pas choisie alors même que les opérateurs privés vont y installer la fibre optique et donc que l’on pourrait s’attendre à des coûts inférieurs en profitant de ce réseau déjà présent à la différence de Remiremont. (si l’Etat a demandé une étude par communauté de communes il est clair que Saint-Dié paie sa division en plusieurs communautés de communes mais il serait plus légitime de regarder l’aire urbaine (c’est-à-dire avec Sainte-Marguerite, Taintrux et Saint Michel sur Meurthe par exemple qui ne sont pas dans la communauté de communes de Saint-Dié).


Tags ruralité, internet, haut débit, fibre optique, compétitivité

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