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Bâtiments

Blog d'Étienne Pourcher

0Le salon Seanergy, indicateur d'une filière qui a décollé

le 06/10/2021 à 14:51 par Etienne - Loire Atlantique en Pays de la Loire

Le salon français des Energies Marines Renouvelables a eu lieu à Nantes et Saint-Nazaire où se construit le premier parc éolien en mer français et dans la région Pays de la Loire qui accueille la plus grande part des près de 5 000 emplois recensés en France à ce jour par l'Observatoire des énergies de la mer (www.merenergies.fr).

L'occasion de vérifier, par l'affluence et la qualité des échanges, que cette filière a vraiment pris son envol avec la mise en construction des premiers parcs, outre Saint-Nazaire, à Fécamp, Saint-Brieuc et Courseulles. Edf renouvelables et Ailes Marines (Iberdrola) ont donc commencé à passer des commandes : turbines, fondations, sous-stations électriques, raccordements... Autant d'activité potentielle pour les entreprises françaises et donc d'emploi dans les territoires. Le site workinblue permet d'ailleurs de déposer son CV ou son offre d'emploi.

A Expo Nantes, les exposants, visiteurs, conférenciers,....(en tout plus de 4 000) ont pu vérifier la concrétisation des efforts d'une filière et du volontarisme politique tant de l'Etat que des collectivités locales depuis maintenant plus de 10 ans. Des visites de sites étaient d'ailleurs proposées sur le parc de Saint-Nazaire où une trentaine des 80 fondations sont déjà installées et le raccordement terrestre réalisé. 


Tags Nantes, EMR, éolien, énergie

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0L'énergie du vent en Loire-Atlantique, c'est aussi pour les navires!

le 16/06/2021 à 11:17 par Etienne - Loire Atlantique en Pays de la Loire

Réduire l'empreinte carbone dans le transport maritime est possible en utilisant l'énergie vélique (issue du vent). Ce sont les voiles qui dès l'origine ont propulsé les navires, ce sont les voiles qui propulseront les navires du futur. Et c'est en Loire-Atlantique que cela se construit!

L'entreprise Neoline va construire son futur cargo avec les entreprises de Loire-Atlantique : Ce cargo de 136 mètres sera propulsé par 4200 m² de voiles, ce qui permettra de réduire de 90 % sa consommation en hydrocarbure. . Il reliera, deux fois par mois, Saint-Nazaire à Baltimore, aux Etats-Unis et déjà plusieurs entreprises sont clientes : Bénéteau Manitou, Michelin ou Renault. Le navire sera en grande partie (65%) construit par les entreprises du cluster Neopolia implantées en Loire-Atlantique et dans la région.

L'entreprise Airseas, issue d'Airbus, va tester dans notre département une voile géante, Air Wings, pour propulser en les navires, les rendant ainsi "hybrides". Un site d'essai a été trouvé près de Machecoul et de nombreux contacts sont en cours avec les parties prenantes. A la clé, si les essais sont concluants, une usine de production pouvant accueillir 300 salariés pourrait être implantée en Loire-Atlantique.

Les Chantiers de l'Atlantique ont lancé le projet "solid sail" afin de construire des voiles solides pour les navires : après un démonstrateur à Saint-Nazaire, l'entreprise s'apprête à commercialiser cette nouvelle technologie qui permet de réduire de 40 % la pollution d’un paquebot (dioxyde de carbone).

Autant d'initiatives et d'innovations pour une transition créatrice d'emplois en Loire-Atlantique!


Tags voile, transition, navire, cargo, énergie

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0La transition énergétique crée des emplois en Loire-Atlantique

le 29/05/2021 à 10:31 par Etienne - Loire Atlantique en Pays de la Loire

La pose de la première fondation du parc éolien en mer de Saint-Nazaire par DEME et Eiffage pour EDF renouvelables est l'occasion de souligner que la transition écologique n'est pas "punitive" mais bien créatrice de nouveaux emplois. L'exemple en Loire-Atlantique. Notre département qui a vu le développement du 1er parc français au large de Saint-Nazaire en voit aujourd'hui l'aboutissement avec le lancement de sa construction après près de 10 ans de procédures!

Avant même le démarrage des travaux de construction de ce premier parc, c'est toute une filière industrielle qui a vu le jour dans notre département et déjà un millier d'emplois créés (qui vont donc se développer en core plus avec ce chantier). Concrétement, c'est l'usine GE d'assemblage de turbines à Montoir de Bretagne, les Chantiers de l'Atlantique qui se sont diversifiés dans la construction de sous-stations électriques en mer, un centre d'ingénierie GE à Nantes pour inventer les turbines de demain . Au-delà c'est tout un réseau de PME PMI qui ont pris le risque industriel de se développer sur ce marché et qui aujourd'hui créent de nombreux emplois, regroupés au sein du cluster Neopolia.

La Loire-Atlantique c'est aussi le pôle français d'excellence dans la recherche en matière d'énergies marines renouvelabels : l'Ecole Centrale qui mène des travaux de recherche d'excellence avec son bassin d'essai, l'IRT Jules verne et le pôle de compétitivité EMC2, le Pôle Mer Bretagne Atlantique et son antenne locale, le réseau Weamec des acteurs de la recherche, la soufflerie Jules verne...

Demain, l'éolien flottant installera des éoliennes encore plus productives plus au large! la Loire-Atlantique n'est pas en reste puisque son site de test en mer au large du Croizic, SEMREV, piloté par l'Ecole Centrale de Nantes a ccueille la première éolienne flottante de France, le projet Floatgen, depuis 2018!


Tags transition, SEMREV, Neopolia, mer, EMR, EIFFAGE, EDF, DEME, énergie

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0Fête des travailleurs et nouveaux salariats : uberisés ou coopératifs? exemple en Loire-Atlantique

le 05/05/2021 à 12:00 par Etienne - Loire Atlantique en Pays de la Loire

Les manifestations du 1er mai célébrant les droits des travailleurs ont été l'occasion de souligner de nombreux métiers en évolution et de nouvelles formes de salariats. Sans remonter à la création des autoentrepreneurs chers au président Sarkozy, les taxi uberisés, les livreurs obligés de s'autonomiser (et qui doivent se battre pour faire reconnaître sinon leur statut de quasi-salariés avec un seul donneur d'ordre, à tout le moins le droit de se syndiquer et défendre leur situation) sont autant d'exemples marquant de cette évolution salariale. Ils ne sont pas les seuls. Ce sont aussi ces salariés, souvent mal payés, que l'on a retrouvé en première ligne lors des confinements, obligés de prendre tous les risques pour le service des autres. Premiers de corvée diront certains.

Si leurs revendications commencent à poindre, des initiatives intéressantes voient le jour comme la créationd de coopératives. Elles peuvent allier meilleures conditions sociales (passer d'auto-entrepreneur à salarié) à un meilleur respect de l'environnement (cyclo-livraisons). Exemples en Loire-Atlantique.

A Nantes, en 2018, 12 livreurs de repas ont créé une association de préfiguration en vue de se regrouper en SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production). Il s'agit de Naofood. De même, la coopérative "Les coursiers nantais" emploie déjà 13 personnes salariées dans un véritable service de livraison éthique.

Les coopératives permettent une plus juste répartition des salaires; les courses se répartissent entre collègues sans passer par la boîte noire d'un opérateur à but lucratif. Les coopératives c'est aussi une certaine égalité entre les salariés dans la prise de décision sur le principe d'une personne une voix.

Reste souvent à trouver les financements de base pour se lancer. Financements participatifs, fonds d'investissement éthiques, écologiques et solidaires, collectivités pourraient à mon sens y trouver un sens à travers un investissement utile à tous!


Tags ubérisation, travailleur, SCOP, salariat, ESS

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0Deux vaccins nantais, un espoir européen?

le 26/04/2021 à 22:11 par Etienne - Loire Atlantique en Pays de la Loire

Alors que l'Europe est actuellement dépendante pour les vaccins luttant contre le COVID 19 et ses variants, l'espoir est sans doute nantais. Deux laboratoires développent avec un certain succès des candidats vaccins :

- le vaccin CoVepit est élaboré en Loire-Atlantique par des chercheurs nantais et parisiens dans le laboratoire OSE Immunotherapeutics. Il est passé en essai clinique de phase 1 en Belgique, c’est-à-dire avec essais sur des patients "sains et volontaires". Si ces essais sont concluants, le plus dur sera de financer les étapes suivantes très coûteuses. Le Gouvernement et l'Europe seraient bien avisés de s'y intéresser dès à présent afin de préparer l'avenir... car les bonnes idées peuvent parfois nous échapper...

- le candidat vaccin du laboratoire Valneva, basé à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), démarre en ce mois d'avril les essais cliniques de phase 3 , dernière étape avant une demande de mise sur le marché, auprès de 4.000 participants. Valneva est née en 2013, d'une fusion avec une autre entreprise autrichienne, qui possédait déjà une usine en Ecosse. C'est là-bas, à Livingston, que le vaccin sera fabriqué, le Royaume-Uni y a financé une nouvelle ligne de production. Les premières doses pourraient être disponibles fin 2021. La France et l'Europe n'ont pas été les plus fort soutiens mais rien n'est terminé là aussi.

Ces exemples puisés en Loire-Atlantique montrent que loin d'être déclassé notre pays, pour peu qu'il s'en donne les moyens, peut rester à la pointe de l'innovation.


Tags vaccin, Nantes, covid 19,

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0La France des énergies de la mer en 2035

le 29/01/2021 à 16:44 par Etienne - Économie

L a France s’est engagée à réduire à la fois la part des énergies fossiles et la part du nucléaire dans son mix énergétique. Sa cible, inscrite dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), est d‘atteindre 40% de son électricité d’origine renouvelable à horizon 2030. Le déploiement des énergies marines renouvelables à grande échelle est indispensable à la réalisation de ces objectifs et la PPE prévoit de 5,2 à 6,2 GW d’EMR en 2028 (les autres pays européens ont déjà installé plus de 23 GW en 2020). Les EMR sont ainsi destinées à représenter une part grandissante dans le mix électrique français, comme le prévoient les scénarios établis par RTE. Pour convertir ces ambitions en activités sur le territoire national, la filière française des EMR devra continuer de se structurer et pourrait alors représenter plus de 20 000 emplois directs et indirects à partir de 2030 (source : EY / Syndicat des énergies renouvelables). Le besoin en compétences constitue dès lors un enjeu d’importance et impliquera de repenser les dynamiques de formations, processus dans lequel les territoires joueront un rôle majeur.

Les énergies marines renouvelables apparaissent incontournables pour atteindre les objectifs nationaux de transition énergétique, diversifier les modes de production d’électricité (tout en veillant à assurer une complémentarité entre eux) et s’affranchir de certaines contraintes rencontrées à terre (préservation des terres agricoles, acceptabilité, zones d’exclusion, etc.). Dans son bilan prévisionnel, RTE prévoit que l’éolien en mer représentera de 5 à 7% de la production nationale d’électricité en 2035 selon ses scénarios. LES EMR, INDISPENSABLES POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE 40 à 50% de cette production totale sera issue d’énergies renouvelables en 2035 contre 21,5% actuellement. Ceci nécessitera une augmentation de 63 à 96 GW de la capacité installée pour les énergies renouvelables dont la mise en service de 10 GW (scénario Volt) à 15 GW (scénario Ampère) d’éolien en mer (la capacité installée pour l’éolien terrestre augmentera de 23 à 35 GW sur la même période). En 2050, l’ADEME évoque 18 à 25 GW installés d’EMR dans l’un de ses scénarios. Le développement de l’éolien en mer à grande échelle nécessaire à l’atteinte des objectifs nationaux est rendu possible par la baisse de son coût de production (44 €/ MWh pour le parc de Dunkerque) qui s’établit désormais au niveau des prix de marché, ainsi que par l’avantage dont dispose la technologie de pouvoir être déployée dans des parcs de plusieurs centaines de Mégawatts, voire plusieurs Gigawatts.

DEMAIN, VERS UNE PLACE MAJEURE POUR L’ÉOLIEN OFFSHORE, ENTRAÎNANT LES AUTRES EMR ? Par sa massification, l’éolien en mer est à présent incontournable pour l’atteinte des objectifs de transition énergétique. Le rythme d’attribution d’au moins 1 GW par an à partir de 2024 devra être confirmé en conséquence au-delà de 2028 et le ‘Green Deal’ européen pourra amplifier la dynamique en faveur des EMR. La Commission européenne qui vient de dévoiler ses objectifs de 60 GW installés en 2035 en Europe puis 300 GW incite même à revoir nettement à la hausse la tendance actuelle d’installations pour atteindre les objectifs globaux de l’Union Européenne3. Ces volumes permettront des créations d’emplois importantes dans les territoires et les Régions et autres collectivités territoriales auront également un rôle majeur dans la structuration de la filière et la formation. Actuellement, la dynamique concerne essentiellement l’éolien en mer mais toutes les autres technologies EMR pourront être mobilisées. En démontrant leur pertinence, leur complémentarité et leur compétitivité, celles-ci seront à même de contribuer à atteindre l’objectif de neutralité carbone à horizon 2050 afin de limiter la hausse de température de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. L’ambition de la Commission européenne dans ce domaine s’élève à 1 GW d’énergies océaniques installées d’ici 2030 puis 40 GW en 2050.


Tags mer, EMR, éolien, énergie

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66Au revoir Président

le 22/09/2020 à 9:25 par Etienne - Vosges

Au revoir monsieur le président.
J'ai appris votre disparition et si la distance ne m'a pas permis de vous accompagner dans votre dernière demeure, je ne peux rester sans vous saluer une dernière fois et adresser mes sincères condoléances à vos proches qui peuvent être légitimement fiers de votre parcours, véritable hymne à la méritocratie républicaine.
Vous vous disiez immortel depuis votre élection à l'académie des sciences morales et politiques : l'opposant dirait "encore une promesse non tenue", je préfère vous dire mon émotion aujourd'hui. Quel personnage vous futes ! Peu sont ceux qui se hisseront à ce niveau.
Nous nous sommes opposés car nous ne partagions pas la même vision du développement de notre département même si nous partagions la même passion pour les Vosges. Mais j'ai toujours eu un grand respect pour votre engagement au service de nos Vosges et pour votre personne et je crois pouvoir dire que j'ai ressenti le même respect de votre part à mon égard y compris quand je fus votre premier opposant. Vous avez su le démontrer lors des moments forts de ma vie personnelle.
A l'heure de votre disparition je n'ai pas envie de revenir sur ce qui nous opposait, encore moins sur les différentes affaires qui ont terni la fin de votre longue et réussie carrière politique. Non, au contraire je veux me souvenir de l'homme, de ses qualités, nombreuses, dont le côté humain mais aussi l'humour que vous magniiez aisément et dont vous me permettrez d'user ici.
Vous fustigiez régulièrement les "avantages acquis" (ah, l'histoire de votre petit fils et des mirabelles racontée tant de fois en séance !) force est de constater aujourd'hui plus que jamais que la vie n'est pas un avantage acquis, qu'elle peut nous être retirée à tout moment.
Les bilans, comme les hommes ne sont jamais ni tout noirs ni tout blancs. Aujourd'hui j'oublie Damblain pour mieux retenir votre action en faveur du déploiement du haut débit. Ah cette vidéo mémorable où vous vantiez les "megabits" attendus ! Aujourd'hui, j'oublie le projet de PPP routier pour retenir le "y" vosgien et le TGV dont vous aimiez tant rappeler l'inauguration du catener qui fera sourire mon collègue de Raon l'étape, Michel Humbert.
Vous craigniez ce que vous appeliez avec humour "les commentaires à la sortie de la messe ou du café" . Rassurez-vous, je ne doute pas qu'aujourd'hui les vosgiennes et les vosgiens qui commentent en ces lieux votre disparition le font comme moi avec un profond respect et avec une grande émotion. Au revoir monsieur le président


Tags Vosges, Poncelet, Département,

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3Sur l'écharpe de Maire : des glands d'or pour placer la forêt au premier plan?

le 03/03/2020 à 8:40 par Etienne - Réflexions

La forêt dans les élections municipales : un choix citoyen

L’actualité récente a (re)mis en lumière l’arbre et la forêt, avec les feux de forêts en Amazonie puis en Australie et leurs conséquences dramatiques sur la biodiversité ainsi que sur le changement climatique, par les volumes de CO2 rejetés dans l’atmosphère. Si, malheureusement, nous nous habituons aux épisodes de feux forestiers, force est de constater leur récurrence, leur intensité toujours croissante et l’élargissement de leur saisonnalité – l’été n’étant plus le seul temps réservé pour ces catastrophes. Les citoyens ne s’y trompent pas, qui y sont de plus en plus attentifs et se mobilisent partout dans le monde, y compris en France.

Nos concitoyens ont bien intégré, en effet, outre les effets catastrophiques des feux, à l’inverse le rôle joué par la forêt dans le captage de CO2 – l’arbre reste la machine la plus performante, avec l’océan, pour capter les gaz à effets de serre que nos activités humaines rejettent dans l’air et donc les meilleurs purificateurs d'air -, mais aussi dans la préservation de la biodiversité – la forêt amazonienne est essentielle pour la fabrication de nombreux médicaments par exemple -, et enfin, de façon encore plus immédiate et pratique, le rôle rafraîchissant des forêts climatiseurs naturels - en périodes de hausse des température – particulièrement lors des épisodes caniculaires devenus de plus en plus fréquents.

Si les citoyens sont sensibilisés, ils sont en attente de propositions et demandent légitimement de leurs représentants des actes concrets en faveur de la forêt. Les élections municipales en sont une occasion particulièrement remarquée

Les propositions des candidat.e.s aux élections municipales sont à ce sujet nombreuses et diverses, tant en zone rurale qu’en zone urbaine.

Dans les métropoles forêts urbaines et micro forêts fleurissent dans tous les programmes. S’il s’agit souvent de verdir son programme, c’est aussi de véritables prises de conscience sylvicoles qui surgissent. A Paris même, Anne Hidalgo a fait sensation avec la proposition de créer des forêts urbaines Ainsi, le parvis de l'Hôtel de Ville (IVe), celui de la gare de Lyon (XIIe), la placette derrière l'opéra Garnier (IXe) et les voies sur berge (IVe) seront désormais garnis d'arbres. De même, Benjamin Grivaux, alors candidat à la mairie de Paris avait proposé rien de moins que de déplacer la gare de l’Est pour y créer un Central Parc ! Partout, les mini forêts urbaines « fleurissent » ! à Marseille Martine Vassal (LR) a présenté son nouveau projet de "forêt urbaine", vaste plan d'agrandissement (de 18 à 40 hectares) du parc Borély vers la mer ... à Toulouse : La première micro-forêt de la Ville rose verra le jour en mars, à Rangueil, le « collectif micro-forêt de Toulouse en Transition » va planter 1.200 arbres sur un terrain de 400 m2 en plein cœur de la Ville rose. A Nantes chaque candidate y va de sa proposition : Laurence Garnier (Les Républicains), propose par exemple la plantation de 110.000 arbres en dix ans et la création d’un nouveau parc, le « Procé du XXIe siècle », sur l’île de Nantes. Valérie Oppelt (LREM), elle, imagine l’apparition de « mini-forêts dans les 11 quartiers », et annonce qu’elle « préservera le poumon vert qu’est le square Daviais ». La candidate EELV Julie Laernoës avec de nombreuses propositions, allant de la « débitumisation de certaines rues et cours d’école », à « la sanctuarisation des arbres anciens », en passant par « l’objectif de zéro artificialisation ». La maire de Nantes, Johanna Rolland, s’engage à la création de 150 îlots de fraîcheur, notamment dans les Ehpad et les crèches. On le voit, cette volonté de faire revenir l’arbre en ville traverse tous les partis. Reste au citoyen électeur à en extraire le plus efficace… ou à prendre l’initiative ! ainsi, de nombreuses associations ou collectifs de citoyens mettent en place des micro-forêts, inspirés par la méthode Miyawaki, pour concevoir des forêts urbaines à haut potentiel de biodiversité, de végétalisation, et de lien social… tels Minibigforest, Arboretoom… faire pousser 300 arbres sur l’équivalent de 6 places de parking, c’est possible. La méthode, qui consiste à créer une micro-forêt native, a été mise au point par un botaniste japonais, Akira Miyawaki : 10 fois plus rapide, 30 fois plus dense, 100 fois plus de biodiversité qu’une forêt traditionnelle… annoncent les initiateurs comme aux Sorinières dans l’agglomération nantaise. Reste à prouver l’efficacité de ces solutions, mais elles contribuent déjà à recréer du lien entre les planteurs ainsi qu’entre les citoyens et l’arbre.

Evidemment, les zones rurales ne sont pas en reste, où l’enjeu de l’adaptation des forêts au changement climatique, aux sécheresses, aux attaques de scolytes sont prégnantes. Au-delà des travaux de l’INRA et particulièrement de son laboratoire de Nancy, nombreux sont les maires et les candidats qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs forêts. Celles-ci couvrent plus du quart du territoire métropolitain et les communes forestières sont nombreuses en France. Celles qui trouvent de la forêt sur leur territoire comme celles qui en possèdent. Pour ces dernières, l’enjeu est également financier. L’invasion des scolytes ces derniers mois y a fait plus de dégâts que la grande tempête de 1999 !! Avec les coupes nécessaires pour éviter la propagation, les volumes de bois mis en vente sont gigantesques et les prix s’effondrent. Dans les forêts des particuliers, laissées à la libre administration des propriétaires (sauf les plus grandes soumises à des plans de gestion) la baisse des revenus incite à ne pas replanter, voire même à ne pas couper, laissant l’épidémie progresser. Les maires disposent alors de peu de moyens d’agir… L’aide de l’Etat, par solidarité nationale et pour les services rendus par la forêt, tarde à venir – l’Allemagne y a déjà consacré 800 millions d’euros ! - . Les élections municipales sont alors l’occasion de s’interroger, dans ces communes forestières, sur l’avenir de ces espaces boisés. Quelles essences replanter ? quelle vocation pour demain entre les objectifs de captation de CO2, de préservation de la biodiversité, de loisirs… ? Ainsi la Fédération nationale des Communes forestières est associée au programme de recherche S'EnTET, qui signifie « s'Engager pour la Transition Ecologique dans les Territoires ». Ce projet est porté par l'Inra, AgroParisTech, le FCBA, FNE, le GIP Ecofor, l'Université de Lorraine, l'Université Panthéon-Sorbonne et la Fédération nationale des Communes forestières. Ce projet est financé par l'ADEME. Dans le contexte actuel de changement climatique et de transition écologique, les fonctions et usages des forêts sont fortement fragilisés. Les incertitudes pèsent quant à leur futur et vont demander de prendre pour l'avenir des décisions importantes quant aux objectifs donnés à ces espaces. Les élus seront les premiers sollicités. Cette étude a pour objectif de les accompagner.

Alors, la foresterie dans les élections municipales : une différenciation politique? Si au niveau européen la forêt est un enjeu politique – forêts de production contre forêts de préservation selon les pays – tout comme au plan national – quel avenir pour le service public de l’ONF et le statut de ses agents en France par exemple ? – au niveau local, l’accroissement de la forêt y compris en zone dense urbaine, semble faire consensus. Il reste néanmoins à analyser la crédibilité des propositions et surtout la réalité de leur mise en œuvre. A Milan, le Maire, Giuseppe Sala, a décidé de planter 3 millions d'arbres d'ici à 2030, le triple du nombre de ses habitants, et il assure qu'à terme sa forêt urbaine permettra d'abaisser de 2 degrés la température moyenne de la ville et d'absorber 5 millions de tonnes de CO2 par an, soit 80 % de l'ensemble de ses émissions. Au-delà de la visibilité des forêts urbaines, il y a à prendre en compte également l'utilisation du bois dans les constructions urbaines par exemple. A la veille du premier forum mondial des forêts urbaines, un appel invitait tous les professionnels de l'urbanisme à considérer l'arbre « comme un partenaire de la ville du futur ». Accroître les surfaces perméables, transformer les toits en jardins, végétaliser les murs, clôtures et barrières urbaines, développer des oasis vertes et des surfaces agricoles, créer des coulées vertes, planter des bois…Vaste programme! Déjà, le Senseable Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a classé la couverture de la canopée verte dans plusieurs villes du monde en utilisant le panorama Google Street View...Au citoyen de trancher !


Tags municipales , métropole, Maire, forêts, commune, élections

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0“Quand le feu est à la maison de ton voisin, la tienne est en danger.” Proverbe grec antique

le 28/08/2019 à 18:28 par Etienne - Économie

Comme chaque été, nous avons assisté au retour des incendies de forêts (Grèce, Indonésie…) aussi sûrement qu’au retour des touristes sur les plages ou des melons sur les étals des marchés. Faits nouveaux cette année, la planète a connu des feux en Arctique…De la Sibérie au Canada, des millions d'hectares sont partis en fumée depuis début juin, en raison des températures élevées.

Plus encore, récemment, la planète s’est émue devant les feux en Amazonie, jusqu’à amener le sujet en haut des priorités de discussion du G7 de Biarritz.

 

Incendies de forêts et dérèglement climatique : pourquoi il est urgent d’agir ?

Le dérèglement climatique entraine ces feux. La sécheresse et la chaleur sont évidemment une des causes de ces incendies ; or, l’été 2019 étant plus sec et plus chaud que les précédents est plus propice aux feux de forêts.

Ces feux accélèrent le changement climatique. Le feu émet du C02 en libérant le carbone contenu dans les arbres : Sur le seul mois de juin, les feux dans l’Arctique ont dégagé 50 mégatonnes de CO2, soit autant que les émissions annuelles de pays comme la Suède ou la Hongrie.

Les forêts brûlées sont autant de puits de carbone en moins, chaque arbre absorbant le CO2 de l’atmosphère pour en relâcher l’oxygène d’où le surnom de « poumon » de la planète.

 

Pourquoi une telle émotion suscitée par les feux en Amazonie ?

L’Amazonie est un espace forestier important réparti sur 9 pays dont la France (Guyane) et le Brésil (qui en accueille 60% de la surface).L'Amazonie est la deuxième plus grande forêt du monde, derrière la taïga.

Cette vaste surface forestière en fait le poumon du monde par sa capacité à capter et stocker le CO2 à un moment ou notre terre en a le plus besoin.

Mais le rôle des arbres ne s’arrête pas là : ils captent l’eau des sols pour la faire évaporer et entrainer des pluies ; d’où, avec la déforestation amazonienne, des saisons de pluies plus tardives et plus courtes.

Pour autant, l’Amazonie reste l'une des régions les plus humides de la planète, d'où une grande richesse en biodiversité. Cette forêt est, en effet, un formidable réservoir de biodiversité : animaux comme plantes (dont nous avons besoin par ailleurs pour la chimie et la médecine).

Ceci sans compter que l’Amazonie accueille depuis des siècles des populations autochtones qui vivent souvent en symbiose avec la forêt.

Autant dire qu’un feu de forêt fait disparaître l’ensemble de ces bienfaits et ses conséquences ne sont pas seulement locales, même si elles sont terribles pour les indiens : accroissement du dérèglement climatique pour toute la planète, dégradation de l’air et de la santé des espèces (dont l’Homme), perte de diversité irréversible. C’est pourquoi certains parlent des forêts comme de « biens communs » de l’humanité. Il pourrait donc leur être attribué des droits.

 

Des incendies de cette année en Amazonie inédits par leur ampleur

L’été 2019 connaît une envolée de ces feux en Amazonie et particulièrement au Brésil où vient d’être élu Jair Bolsonaro. : hausse de 84% par rapport à 2018 au Brésil et + 100% dans l’ensemble de l’Amazonie.

Quelle est la cause de cette augmentation inédite dans le nombre d’incendie comme dans leur ampleur ? Le défrichage est souvent mis en cause avec un objectif de production agricole : besoin de terres pour la culture du soja – le Brésil est le 1er exportateur de soja- et besoin de terres pour le pâturages – donc la production de viande bovine pour laquelle le Brésil est également 1er exportateur. Le feu sert à défricher la zone une fois le bois extrait, afin de passer à des fonctions plus lucratives. L’enjeu commercial et financier transparait donc immédiatement.

Il est doublé d’une spéculation foncière parfois animée par des mafias locales. D’où l’usage de la violence (l’appât du gain…), et derrière elle la pauvreté…

L’industrie minière n’est pas en reste qui vise l’exploitation du sous-sol…

 

Un sujet politique : que faire ?

Jair Bolsonaro, immédiatement élu,  a réduit les budgets de l’Ibama, organisme chargé de faire respecter les lois sur l’environnement, ce qui a entraîné une baisse des contrôles, laissant ainsi libre cours aux mécanismes précédemment décris (le défrichement a augmenté de 50% depuis janvier dernier…).

La signature du traité de libre échange entre l’UE et le Mercosur en juin dernier vise à accroître encore les échanges commerciaux donc la production brésilienne de soja et de viande bovine, donc le besoin en espaces fonciers, donc l’accroissement des défrichements… L’annonce par l’Irlande et la France d’un renoncement à ce traité est un premier pas nécessaire. Les autres traités commerciaux internationaux devraient d’ailleurs prendre en compte de façon systématique leur empreinte environnementale. La relecture des traités déjà signés est nécessaire.

Nous devons également être irréprochables… Des défrichements sont accordés en France (Guyane) aussi pour des projets miniers par exemple…

Instituer la forêt en bien commun universel ? c’est une piste juridique à creuser. Dans tous les cas, laisser libre cours aux forces du marché – qui montre là qu’il ne sait pas s’auto-réguler – est impensable. Il faut introduire une régulation permettant à la fois de respecter notre environnement dans le cadre d’un développement économique durable et à la fois de respecter les populations, tant celles qui vivent dans et des forêts que celle des agriculteurs et salariés d’Europe comme d’Amérique latine…


Tags forêt, feux, CO2, changement climatique, carbone, biodiversité, Amazonie

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63

le 31/07/2019 à 12:36 par Etienne - Autre

https://youtu.be/To4guZ1rtkM 


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